« Le temps ne joue pas en notre faveur », prévient Mario Draghi, lors d’un échange avec les eurodéputés, mardi à Bruxelles. Fidèle à sa réputation d’homme qui ne mâche pas ses mots, l’ancien patron de la BCE s’exprime cinq mois après la présentation de son rapport à la Commission. Or, tous les retards européens qu’il avait soulignés en septembre 2024 ont empiré.

Sur l’intelligence artificielle, il note les progrès prodigieux et l’absence d’acteurs européens capables de lutter, malgré les efforts de Mistral AI. « Pour l’instant, la plupart des progrès se font encore en dehors de l’Europe. Huit des dix principaux modèles linguistiques actuels ont été développés aux États-Unis, les deux autres provenant de Chine, relève-t-il. Chaque jour où nous retardons les choses, la frontière technologi…

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