« L’OTAN reste le pilier et le garant de notre défense collective et de nos valeurs démocratiques communes », a souligné Marcos Perestrello, président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN (AP-OTAN) dans une allocution à l’intention du Conseil de l’Atlantique Nord et des dirigeants de l’Assemblée réunis. « Pendant 75 ans, le remarquable engagement consacré dans le traité de Washington a assuré la sécurité de nos citoyens. Il a assuré la sécurité de l’Europe. Et la sécurité de l’Amérique du Nord également. »
« L’Europe et l’Amérique du Nord ont surmonté leurs différences par le passé. Nous pouvons à nouveau y parvenir aujourd’hui », a affirmé M. Perestrello.
Chaque année en février, les représentants permanents du Conseil de l’Atlantique Nord et de la commission permanente de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN se réunissent sous la coprésidence du président de l’AP-OTAN et du secrétaire général de l’OTAN.
En évoquant la question du partage des charges à l’échelle transatlantique, M. Perestrello a clairement indiqué que « les États-Unis ont raison de souhaiter que l’Europe et le Canada investissent davantage ».
« Nous sommes en bonne voie pour atteindre l’objectif des 2 %. Cependant, nous aurions dû nous rendre compte plus tôt que l’objectif des 2 % est insuffisant. Et que le fait de consacrer 2 % de notre PIB à la défense ne nous permet pas automatiquement de fournir les capacités nécessaires pour assurer celle-ci. Nous devons maintenant corriger cette erreur », a-t-il déclaré.
Au sujet de la guerre menée par la Russie en Ukraine, M. Perestrello a enjoint les Alliés à « réaffirmer [leur] soutien indéfectible à l’Ukraine, à sa souveraineté, à son intégrité territoriale, à son droit à la légitime défense, à l’autodétermination et à la paix », ainsi qu’à travailler ensemble et avec l’Ukraine à l’élaboration d’un accord de paix en mesure de garantir la sécurité de l’Ukraine et de l’Europe, de prévenir toute agression future et de dissuader d’autres régimes autocratiques de suivre l’exemple de Moscou.
« Les Ukrainiens se battent pour défendre nos valeurs démocratiques et notre sécurité ; nous ne pouvons pas leur tourner le dos. »
« En tant que parlementaires, nous sommes en première ligne pour défendre notre modèle démocratique. L’OTAN doit l’être également », a ajouté le président.
« C’est pourquoi, depuis maintenant six ans, l’Assemblée plaide en faveur de la création d’un centre pour la résilience démocratique au siège de l’OTAN. Non pour se pointer du doigt les uns les autres. Mais pour partager, à titre volontaire, les meilleures pratiques sur la manière de faire face aux menaces extérieures. »
Les participants ont aussi abordé un ensemble d’autres sujets prioritaires pour l’Alliance en amont du sommet de La Haye, notamment :
Les plans de dissuasion et de défense de l’OTAN ;
Les objectifs en matière de dépenses de défense ;
Le soutien de l’OTAN à l’Ukraine ;
La coopération OTAN-UE ;
La sécurité dans les régions de l’Arctique et de la mer Baltique ainsi que dans le voisinage méridional de l’Alliance.
Cette réunion avec le Conseil de l’Atlantique Nord a eu lieu dans le cadre des réunions conjointes des commissions de l’Assemblée, qui se tiennent chaque année en février à Bruxelles. Ces réunions annuelles sont des occasions précieuses pour les législateurs alliés de s’entretenir avec des dirigeants de l’Alliance, des représentants nationaux et des experts de premier plan. Elles ne sont pas ouvertes au public.
L’Assemblée, quoiqu’institutionnellement distincte de l’OTAN, constitue un lien essentiel entre cette dernière et les parlements des pays membres de l’Alliance. Elle assure une plus grande transparence des politiques de l’OTAN et permet aux législateurs et aux citoyens de l’Alliance de mieux comprendre les objectifs et les missions de celle-ci.