L’émissaire pour l’Ukraine de Donald Trump, Keith Kellogg, assure avoir eu, hier à Kiev, une discussion “positive” avec le “courageux” Volodymyr Zelensky. “Une discussion approfondie et positive avec M. Zelensky, le dirigeant courageux et assiégé d’une nation en guerre”, dit-il exactement sur X (ex-Twitter). Un ton bien différent de celui employé par le locataire de la Maison Blanche, dernièrement, à l’encontre de Kiev.
Le chancelier allemand, Olaf Scholz, a répété que le débat sur l’envoi de troupes de maintien de la paix en Ukraine était prématuré. “Je pense que c’est un débat que nous ne devrions pas encore avoir, car nous sommes encore loin d’un cessez-le-feu (…) Ce que nous devons garantir, c’est que l’Ukraine ne soit pas laissée seule, qu’elle puisse compter sur l’Allemagne et sur l’Europe”, assure-t-il.
Selon lui, le rôle de l’Europe est d’aider Kiev à disposer d’une “armée forte, même en temps de paix”. Un discours en accord avec celui du président français. Emmanuel Macron indiquait hier qu’aucun soldat français ne serait envoyé sur le front en Ukraine dans l’immédiat, mais plutôt une fois que la paix sera “négociée” sur place.
Le président de la chambre des représentants des Etats-Unis Mike Johnson, a été clair ce jeudi, il n’y a “aucun appétit” du côté des Etats-Unis pour un nouveau projet de loi de financement pour l’Ukraine, si la guerre venait à s’éterniser. “Nous devons mettre un terme au conflit. Le président Trump a tout à fait raison. Il est temps que cela se termine, et il est la force brute, je pense, qui peut y parvenir”, abonde-t-il d’après l’agence de presse Reuters.
Après la prise de parole d’Emmanuel Macron, François Bayrou se veut assez alarmiste sur la situation en Europe. Au micro de BFMTV, il évoque une “situation terrifiante”. “On se croyait dans un univers en sécurité et tout d’un coup on est dans un univers où les pires menaces deviennent possibles”. Il met en avant qu’il faudra “dégager” les moyens pour faire face “à ces risques”. “On va avoir à se poser des questions inédites”, a-t-il précisé.
“Il est injuste de dire que nous n’avons consulté personne”, à propos des discussions entamées avec la Russie, assurait le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, ce jeudi. Il affirme avoir consulté les Ukrainiens “tout au long de ce processus”, et “ce n’est pas non plus vrai que nous n’avons pas consulté nos alliés en Europe”. Selon ses dires, il a consulté “cinq ministres des affaires étrangères” après sa rencontre avec les Russes. “L’Ukraine est sur un autre continent, cela n’impacte pas directement la vie quotidienne des Américains. Nous nous en soucions parce que cela a des conséquences pour nos alliés et au bout du compte pour le monde (…) Il devrait y avoir une certaine forme de gratitude”, a-t-il lancé.
“On va avoir des initiatives diplomatiques à prendre, un plan à concevoir avec les Ukrainiens, avec l’ensemble de nos partenaires européens et alliés. C’est ce plan qu’on va discuter aussi avec les Américains, pour essayer de bâtir cette paix solide et durable avec les Ukrainiens autour de la table”, a déclaré Emmanuel Macron, jeudi 20 février 2025 en direct sur ses réseaux sociaux. Lundi prochain, il prendra la direction de Washington pour y rencontrer Donald Trump dans un contexte brûlant.