Le suspect concerné est un ancien surveillant de cet établissement catholique du Béarn, né en 1965, qui était encore en fonction l’année dernière avant d’être écarté après l’ouverture de l’enquête judiciaire.

Publié le 21/02/2025 14:40
Mis à jour le 21/02/2025 16:19
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L’établissement scolaire Notre-Dame de Bétharram, situé à Lestelle-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), le 20 janvier 2025. (GAIZKA IROZ / AFP)
Une information judiciaire a été ouverte, vendredi 21 février, des chefs de viol par personne ayant autorité et agression sexuelle sur mineur de 15 ans, à l’encontre d’un seul des trois hommes placés en garde à vue dans le cadre de l’affaire de Notre-Dame de Bétharram, a annoncé vendredi le parquet de Pau, qui demande son placement en détention provisoire.
Le suspect concerné est un ancien surveillant de cet établissement catholique du Béarn, né en 1965, qui était encore en fonction l’année dernière avant d’être écarté après l’ouverture de l’enquête judiciaire. Les deux autres hommes placés en garde à vue mercredi, nés en 1931 et 1955, ont été laissés libres en raison de la prescription des faits qui leur étaient reprochés, a précisé le procureur de Pau, Rodolphe Jarry.
Le collectif des victimes de violences au sein de l’école “se félicite d’être enfin entendu par la justice”, a déclaré son porte-parole, Alain Esquerre, lors d’un conférence de presse vendredi après-midi. “J’appelle toutes ses victimes à se manifester auprès de la justice pour tous les faits criminels qu’il a pu commettre au sein de l’établissement de Bétharram ou lors des sorties scouts entre 1984 et février 2024, date de sa suspension”, a-t-il ajouté.
Le parquet avait annoncé, en février 2024, avoir ouvert une enquête préliminaire à la suite de plaintes relatives à des violences physiques et sexuelles commises entre les années 1960 et 2011 dans ce collège-lycée catholique sous contrat avec l’Etat. Le collectif de victimes de Bétharram a recensé à ce jour 132 plaintes.