Jean-François Irigoyen, maire de Saint-Jean-de-Luz était l’invité d’ici matin ce mardi 25 février. Pour lui, la mesure compensatoire mise en place le 1er mars 2025 a eu “très peu” d’effet sur le retour de logements saisonniers en location pérenne.

Jean-François Irigoyen, maire de Saint-Jean-de-Luz et président du syndicat des mobilités du Pays Basque était l’invité d’ici Pays Basque ce mardi 25 février. Lors du vote en Conseil communautaire en 2023, il s’était abstenu avec son collègue Kotte Ecenaro, maire d’Hendaye sur la mesure compensatoire. Ce règlement, valable depuis le 1er mars 2023 dans 24 communes du Pays Basque, oblige un propriétaire de meublé touristique à investir dans un 2ème logement pour faire des locations à l’année. Le but était de faire revenir sur le marché locatif des appartements ou maisons loués à la semaine ou le week-end sur des plate-forme à des prix exorbitants.

Aujourd’hui à Saint-Jean, “très peu” de logements saisonniers sont revenus sur le matché traditionnel selon Jean-François Irigoyen. “Honnêtement, on n’a pas encore le retour exact, mais je pense très peu. Ou les gens les ont gardés en résidence secondaire pour eux-mêmes, ceux qui avaient des problèmes de rentabilité les ont revendus, mais malheureusement, ils n’ont pas été vendus à des locaux mais à des gens de l’extérieur qui ont des moyens. Aujourd’hui, il y a l’encadrement des loyers, il y a un tas de règles qui sont mises en place, mais je crois que c’est à nous, communes, de créer plus de logements pour loger nos habitants. Comme vous le savez, on s’était abstenu avec la ville d’Hendaye sur ces règlements qu’on trouvait un peu trop dur. Je pense qu’à un moment, il faudra y revenir dessus.”

Urgences de la clinique : “cela ne peut plus durer”

Jean-François Irigoyen a également parlé de la difficulté de construire en ville à cause des recours. Sur le problème des urgences de la clinique de Saint-Jean-de-Luz, il estime que “cela ne peut plus durer. Ces urgences sont un service public, elles couvrent toute la vallée de la Nivelle, soit douze communes. Cela fait deux ans qu’il y a des problèmes avec ces urgences. J’avais eu des réunions avec l’ancien député, avec l’ARS, avec le directeur de l’hôpital pour toujours essayer des solutions. J’avais, il y a huit jours, une grosse journée de travail avec notre nouveau préfet, c’est un sujet qui a été abordé, et du coup il m’a recalé un rendez-vous avec le directeur de l’ARS.”