En Seine-Saint-Denis, le député Aly Diouara assure avoir été « menacé » par des policiers lors d’un contrôle [dont il a été le témoin]

by lieding

11 comments
  1. > […] Aly Diouara a assuré avoir été témoin d’« un contrôle au faciès » discriminatoire envers deux jeunes, suivi d’« une menace de “taser” le député qui a eu le malheur d’invoquer le respect des droits » de ces jeunes […]. [Sur les] images filmées sur place, […] on y voit Aly Diouara demander à un policier de ranger son pistolet à impulsion électrique, avant que celui-ci ne rétorque : « Tu vas faire quoi si je te “tase” ? » […]

    > L’adjointe au maire de La Courneuve [une autre élue], Betty Saint-Ubert, présente au moment des échanges entre le député et les policiers, a été interpellée pour « outrage » et placée en garde à vue plusieurs heures. Les policiers ont affirmé qu’elle les avait traités de « cowboys » et de « racistes », ce qu’elle a contesté. […] Les deux jeunes contrôlés [initialement] ont été laissés libres, pour absence d’infraction, selon la police.

    Cela ressemble à un comportement d’héros de film de *farwest*.

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    > « Je jouais avec mon pote à la Play et on a décidé de sortir pour aller chercher un truc, raconte ce jeudi 27 février au Parisien l’un des jeunes qui ont été contrôlés. Ils étaient en bas de chez moi. Ils sont souvent là pour déjouer le trafic. On échange des banalités avec la policière puis on part et on rigole un peu. Là, l’un d’eux m’attrape, me demande pourquoi on rigole. Quand je lui dis que j’ai encore le droit de rire dehors, il m’a plaqué contre le grillage et m’a dit : On va vous défoncer la gueule. »

    > L’homme de 19 ans fait alors état de coups de pied. « Le policier m’a fouillé les poches, il m’a palpé les testicules, il m’a fait une carte bleue (le policier a passé sa main entre ses fesses). Franchement, il abusait sur les gestes. » Plus de 24 heures après les faits, il se dit encore « secoué ».

    > Dans le restaurant, la première à s’apercevoir de ce contrôle est l’une des collaboratrices parlementaires du parlementaire insoumis, Jihane El Messaoudi. « Les policiers avaient des gestes vraiment violents, ils mettaient des coups de genou aux deux jeunes pour les maintenir retournés face au grillage, assure celle qui est également élue d’opposition au Bourget. Aly a décidé de sortir quand on a vu que l’une des trois fonctionnaires de police contrôlait également les téléphones. »

    > « S’ils ne sont pas des officiers de police judiciaire, ils n’ont pas le droit de le faire », affirme le député, qui s’est approché pour le leur faire remarquer et constater également l’absence de matricule visible. C’est là que les versions diffèrent.

    > D’après les policiers, l’un d’eux a sorti son pistolet à impulsion électrique au moment où l’élu a mis sa main à l’intérieur de son manteau pour attraper sa pièce d’identité. Lui affirme qu’il avait déjà décliné son identité ainsi que sa qualité aux fonctionnaires, rattachés au commissariat de Bobigny.

    > […] Dans des vidéos récupérées par Le Parisien et où l’on constate un ton vif des deux parties, Aly Diouara demande au policier de ranger son arme, avant que celui ne lui rétorque : « Tu vas faire quoi si je te tase ? » Ce qui provoque la colère du député qui, à plusieurs reprises, interroge : « Vous me menacez ? Vous allez faire quoi ? Vous ne faites pas votre travail quand vous menacez les gens. » […]

    > Côté police, on assure que le contrôle était tout à fait légitime. Il s’inscrivait dans le cadre d’une opération en cours depuis début janvier sur un point de deal de la cité. Il s’agissait de « contrôler possiblement des clients », indique une source policière, qui dément « un quelconque contrôle au faciès ». […]

    https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/tu-vas-faire-quoi-si-je-te-tase-a-bobigny-le-ton-monte-entre-le-depute-insoumis-et-des-policiers-27-02-2025-4H3CSSCXCFHVLHLT654YBPPLW4.php

  2. Moi je veux bien qu’on importe la méthode Musk en France mais qu’on l’applique juste à la police. On fait un gros vide sanitaire et puis on recommence sur de nouvelles bases.

  3. Si le Parisien ne soutient plus les policiers, c’est que ceux-ci ont bien dû merder

  4. En même temps les gamins ont osé rire dans l’espace public… Y’a un moment où il faut bien rétablir l’autorité !

  5. Ah ba non, pourquoi les gens caillassent la police en manif, je comprends vraiment pas

  6. Notre cher apprenti ministre de l’intérieur a t il une déclaration à faire à ce sujet vu qu il a la langue bien pendue ?

  7. La joie c’est déjà trop pour la police/milice des abjectes retailleau/darmanin

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