>**Les formations de gauche refusent d’ouvrir les discussions pour élaborer une doctrine commune face au grand chambardement du monde. Face aux implications sociales et écologiques de l’effort de guerre qui s’apprête à être demandé, elles y auraient pourtant intérêt.**
>Le vertige produit par l’alignement entre les États-Unis de Trump et la Russie de Poutine aurait pu avoir pour effet de rapprocher les positions à gauche sur les questions internationales. Lors de la constitution de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) puis du Nouveau Front populaire (NFP), celles-ci avaient été prudemment exclues du programme commun et renvoyées à « *la sagesse de l’Assemblée nationale* ».
>Et pour cause : particulièrement irritantes, elles déclenchaient encore automatiquement des anathèmes classiques – « *va-t-en-guerre* » et « *atlantistes* » d’un côté ; « *campistes* » et « *poutinolâtres* » de l’autre. L’an dernier, les gauches s’étaient d’ailleurs montrées désunies lors du vote sur l’accord de sécurité bilatéral entre la France et l’Ukraine – le Parti communiste français (PCF) et La France insoumise (LFI) ayant voté contre, le Parti socialiste (PS) et Les Écologiste pour.
>Depuis le début du conflit en 2022, la gauche antiguerre défendait aussi une position critique sur les livraisons d’armes à l’Ukraine sous prétexte d’anti-atlantisme. Et même sur des sujets mémoriels comme la Grande Famine ukrainienne de 1933, la gauche s’était divisée à l’Assemblée nationale – les Insoumis ainsi que deux communistes refusant de voter une résolution pour qualifier l’Holodomor de « *génocide* ».
>Les différends viennent donc de loin. Mais tout poussait à croire que la nouvelle donne géopolitique allait rebattre les cartes, plus personne ne pouvant considérer raisonnablement que le changement d’alliances, la déréliction de l’Europe et la surenchère impérialiste de Trump et de Poutine seraient sans effet sur ces cadres de pensée préétablis.
>« *On avait, historiquement, un désaccord sur l’Otan, mais depuis la semaine dernière, le campisme comme l’atlantisme sont morts* », juge la députée Clémentine Autain, ex-Insoumise et cofondatrice de L’Après.
>Pour elle, les conditions sont réunies pour qu’un aggiornamento à gauche soit possible : « *On peut imaginer qu’on puisse avoir une doctrine commune à gauche qui ne soit ni empreinte d’esprit munichois ni prise dans un engrenage guerrier, si tant est qu’on regarde ce que nous avons en commun, c’est à-dire le soutien aux Ukrainiens, au droit international et à la démocratie, mais aussi le fait qu’on ne peut pas reconstruire notre indépendance au détriment des enjeux sociaux et environnementaux* », développe-t-elle.
Bah suffit d’aller faire un tour sur les sous d’EG et de lire les réactions de certains leaders d’EG ou de la gauche au delà du PS pour comprendre que ça ne sera jamais possible. Ils sont toujours dans le discours anti impérialismes américain. Trump ou Biden c’est la même chose pour eux. Dans le meilleurs des cas ils considèrent que la Russie joue le même jeu mais n’est pas notre problème parce qu’ils sont eux aussi anti américain et moins gros. Mais sinon ils sont toujours en train de dire que les russes sont justifiés dans leurs actions, que l’OTAN et les USA sont la cause de tous ces problèmes. C’est pas une vision du monde qui est compatible avec disons une interprétation orthodoxe des événements géopolitiques de ces derniers mois.
Putain je viens de me rendre compte que je m’étais plus posé la question de la relation des partis de gauche à l’international.
J’entendais ça y’a quelque jour sur France 24 ou France Info : la position de certains politique a l’assemblée nationale que ce soit du côté du RN ou de la gauche type LFI est au mieux naïve au pire illusoire. Et peut rappeler la politique de certains avant la seconde guerre mondiale qui pensaient que la Paix pouvaient être trouver par la simple diplomatie/ que la France Pourrait se passer de la guerre.
Et je suis assez d’accord, on peut pas se permettre de ne pas s’inquiéter et de se bercer d’illusion, la France ne peut pas faire front seule, et c’est illusoire de penser que Poutine n’est pas une menace ou qu’il s’arrêtera qu’à L’Ukraine donc c’est pas grave.
Contrairement à ce que veut Panot on ne peut pas passer par l’ONU (il faudrait l’accord de la Russie qui est catégorique sur le sujet : c’est Non).
Je pense que pour le moment la politique internationale de Macron est plutôt pas mal sur le sujet.
Et sur la question des financements je pense que la gauche a son rôle à jouer, c’est tellement évident qu’il faut taxer les ultra riches et les très grosses entreprises.
L’affaire en Ukraine apporte une occasion en or à la gauche, je pense que la population verra d’un bien meilleur œil qu’avant la taxation des superprofit et ultra grosse entreprises au profit de l’effort de guerre/ réarmement.
Je suis dans une famille qui est plutôt de droite
, et avec des connaissances et amis plutôt pareil, et c’est en tout cas leur nouvelle position alors qu’il y’encore quelque mois c’était quelque chose d’impossible.
L’internationale c’est pas pour demain quoi…
Merci beaucoup pour le partage de l’article.
Après lecture, je trouve qu’il parle bien d’un côté de cette problématique qui me tient à coeur :
La défense face à la Russie et les USA, en tant que sujet ayant une portée existentielle, est transformée en prétexte politique pour faire avancer les projets des néolibéraux, qualifiant de traîtrise ou trahison toute nuance. On a aussi des déclarationd toutes pétées de la part de certains LFI notamment, (coucou Coquerel) et on a un bel effet de cadrage médiatique pour enfoncer des prises de paroles plus sensées.
Le sous tombe régulièrement dans ce même piège depuis quelques semaines. C’est une catastrophe.
Ce que je vois aujourd’hui c’est qu’on n’a pas de choix valable sur l’international, qui n’implique pas de casse sociale dramatique.
Alors oui il faut qu’on puisse se défendre, j’en ai envie, mais j’ai aussi envie que mes gosses aient des écoles et de pas caner pour une infection parce que les hôpitaux ferment pour financer l’achat ou la production d’armes.
En plus d’être mal branlé, le plan de défense européenne vise clairement à nous baiser en tant que pays indépendant.
Bref, on y revient de mon point de vue : faut un mouvement social pour se faire entendre. Oui on se prend du LBD, mais va falloir se relever et y retourner avec ceux qui restent. Ou alors on va s’enfoncer encore plus, car à ce jour y’a AUCUN politique qui propose une solution sensée.
Gauches, l’adjectif leur va si bien depuis quelques temps
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>**Les formations de gauche refusent d’ouvrir les discussions pour élaborer une doctrine commune face au grand chambardement du monde. Face aux implications sociales et écologiques de l’effort de guerre qui s’apprête à être demandé, elles y auraient pourtant intérêt.**
>Le vertige produit par l’alignement entre les États-Unis de Trump et la Russie de Poutine aurait pu avoir pour effet de rapprocher les positions à gauche sur les questions internationales. Lors de la constitution de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) puis du Nouveau Front populaire (NFP), celles-ci avaient été prudemment exclues du programme commun et renvoyées à « *la sagesse de l’Assemblée nationale* ».
>Et pour cause : particulièrement irritantes, elles déclenchaient encore automatiquement des anathèmes classiques – « *va-t-en-guerre* » et « *atlantistes* » d’un côté ; « *campistes* » et « *poutinolâtres* » de l’autre. L’an dernier, les gauches s’étaient d’ailleurs montrées désunies lors du vote sur l’accord de sécurité bilatéral entre la France et l’Ukraine – le Parti communiste français (PCF) et La France insoumise (LFI) ayant voté contre, le Parti socialiste (PS) et Les Écologiste pour.
>Depuis le début du conflit en 2022, la gauche antiguerre défendait aussi une position critique sur les livraisons d’armes à l’Ukraine sous prétexte d’anti-atlantisme. Et même sur des sujets mémoriels comme la Grande Famine ukrainienne de 1933, la gauche s’était divisée à l’Assemblée nationale – les Insoumis ainsi que deux communistes refusant de voter une résolution pour qualifier l’Holodomor de « *génocide* ».
>Les différends viennent donc de loin. Mais tout poussait à croire que la nouvelle donne géopolitique allait rebattre les cartes, plus personne ne pouvant considérer raisonnablement que le changement d’alliances, la déréliction de l’Europe et la surenchère impérialiste de Trump et de Poutine seraient sans effet sur ces cadres de pensée préétablis.
>« *On avait, historiquement, un désaccord sur l’Otan, mais depuis la semaine dernière, le campisme comme l’atlantisme sont morts* », juge la députée Clémentine Autain, ex-Insoumise et cofondatrice de L’Après.
>Pour elle, les conditions sont réunies pour qu’un aggiornamento à gauche soit possible : « *On peut imaginer qu’on puisse avoir une doctrine commune à gauche qui ne soit ni empreinte d’esprit munichois ni prise dans un engrenage guerrier, si tant est qu’on regarde ce que nous avons en commun, c’est à-dire le soutien aux Ukrainiens, au droit international et à la démocratie, mais aussi le fait qu’on ne peut pas reconstruire notre indépendance au détriment des enjeux sociaux et environnementaux* », développe-t-elle.
Bah suffit d’aller faire un tour sur les sous d’EG et de lire les réactions de certains leaders d’EG ou de la gauche au delà du PS pour comprendre que ça ne sera jamais possible. Ils sont toujours dans le discours anti impérialismes américain. Trump ou Biden c’est la même chose pour eux. Dans le meilleurs des cas ils considèrent que la Russie joue le même jeu mais n’est pas notre problème parce qu’ils sont eux aussi anti américain et moins gros. Mais sinon ils sont toujours en train de dire que les russes sont justifiés dans leurs actions, que l’OTAN et les USA sont la cause de tous ces problèmes. C’est pas une vision du monde qui est compatible avec disons une interprétation orthodoxe des événements géopolitiques de ces derniers mois.
Putain je viens de me rendre compte que je m’étais plus posé la question de la relation des partis de gauche à l’international.
J’entendais ça y’a quelque jour sur France 24 ou France Info : la position de certains politique a l’assemblée nationale que ce soit du côté du RN ou de la gauche type LFI est au mieux naïve au pire illusoire. Et peut rappeler la politique de certains avant la seconde guerre mondiale qui pensaient que la Paix pouvaient être trouver par la simple diplomatie/ que la France Pourrait se passer de la guerre.
Et je suis assez d’accord, on peut pas se permettre de ne pas s’inquiéter et de se bercer d’illusion, la France ne peut pas faire front seule, et c’est illusoire de penser que Poutine n’est pas une menace ou qu’il s’arrêtera qu’à L’Ukraine donc c’est pas grave.
Contrairement à ce que veut Panot on ne peut pas passer par l’ONU (il faudrait l’accord de la Russie qui est catégorique sur le sujet : c’est Non).
Je pense que pour le moment la politique internationale de Macron est plutôt pas mal sur le sujet.
Et sur la question des financements je pense que la gauche a son rôle à jouer, c’est tellement évident qu’il faut taxer les ultra riches et les très grosses entreprises.
L’affaire en Ukraine apporte une occasion en or à la gauche, je pense que la population verra d’un bien meilleur œil qu’avant la taxation des superprofit et ultra grosse entreprises au profit de l’effort de guerre/ réarmement.
Je suis dans une famille qui est plutôt de droite
, et avec des connaissances et amis plutôt pareil, et c’est en tout cas leur nouvelle position alors qu’il y’encore quelque mois c’était quelque chose d’impossible.
L’internationale c’est pas pour demain quoi…
Merci beaucoup pour le partage de l’article.
Après lecture, je trouve qu’il parle bien d’un côté de cette problématique qui me tient à coeur :
La défense face à la Russie et les USA, en tant que sujet ayant une portée existentielle, est transformée en prétexte politique pour faire avancer les projets des néolibéraux, qualifiant de traîtrise ou trahison toute nuance. On a aussi des déclarationd toutes pétées de la part de certains LFI notamment, (coucou Coquerel) et on a un bel effet de cadrage médiatique pour enfoncer des prises de paroles plus sensées.
Le sous tombe régulièrement dans ce même piège depuis quelques semaines. C’est une catastrophe.
Ce que je vois aujourd’hui c’est qu’on n’a pas de choix valable sur l’international, qui n’implique pas de casse sociale dramatique.
Alors oui il faut qu’on puisse se défendre, j’en ai envie, mais j’ai aussi envie que mes gosses aient des écoles et de pas caner pour une infection parce que les hôpitaux ferment pour financer l’achat ou la production d’armes.
En plus d’être mal branlé, le plan de défense européenne vise clairement à nous baiser en tant que pays indépendant.
Bref, on y revient de mon point de vue : faut un mouvement social pour se faire entendre. Oui on se prend du LBD, mais va falloir se relever et y retourner avec ceux qui restent. Ou alors on va s’enfoncer encore plus, car à ce jour y’a AUCUN politique qui propose une solution sensée.
Gauches, l’adjectif leur va si bien depuis quelques temps
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