LiveSuccession de Viola Amherd –

Revivez la journée d’élection au Conseil fédéral en photo

Martin Pfister a «envie de conduire le Département de la défense»

Martin Pfister élu au Conseil fédéral au deuxième tour avec 134 voix

Viola Amherd a surpris tout le monde en annonçant sa démission le mercredi 15 janvier. Le parti du Centre a présenté deux candidats pour lui succéder: le conseiller d’État zougois Martin Pfister et le conseiller national saint-gallois Markus Ritter. C’est l’outsider du Parlement qui a remporté l’élection avec 134 voix

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La curieuse démission surprise de Viola Amherd

Débat au sein de l’Assemblée fédérale suisse à Berne, présidé par Maja Riniker, avant l’élection complémentaire au Conseil fédéral le 12 mars 2025.Viola Amherd, à droite, et Elisabeth Baume-Schneider, à gauche, interagissent après un discours avant l’élection de remplacement au Conseil fédéral le 12 mars 2025 à Berne.

La présidente du Conseil national Maja Riniker s’adresse à l’Assemblée fédérale, avant l’élection, le mercredi 12 mars 2025.

Keystone

13h58

Lors de la conférence de presse après son élection, Martin Pfister a mentionné son «envie de conduire le Département de la défense» et s’est dit conscient qu’il devra «fixer des priorités très vite» s’il reprend ce département. Le Conseil fédéral décidera vendredi de leur répartition. Martin Pfister a confié qu’il comptait rester «au moins deux mandats, donc sept ans» au gouvernement.

Martin Pfister, le nouveau conseiller fédéral, s’exprime lors de la conférence de presse traditionnelle à Berne, le 12 mars 2025.

Martin Pfister

Keystone

Neutralité flexible

Le centriste a répété que les relations avec l’UE sont importantes pour lui. Il va faire en sorte que le paquet d’accords avec Bruxelles, «d’une importance centrale», trouve des majorités afin de pouvoir être accepté par le peuple.

Quant à la neutralité, elle constitue la base de la politique extérieure suisse. Mais elle requiert de la flexibilité. Il s’agit désormais de savoir comment ce concept est utilisé dans la pratique, a détaillé Martin Pfister.

Il estime aussi qu’il faut plus d’argent pour l’armée, qui a déjà bénéficié d’un budget supplémentaire dans un contexte de mesures d’économies. Interrogé sur le financement, il a estimé que de nouvelles recettes seraient peut-être nécessaires.

Hors du sérail parlementaire

Martin Pfister a étudié l’histoire à l’Université de Fribourg. Il a siégé au législatif cantonal de Zoug. Depuis 2016, il dirige le département de la santé en tant que conseiller d’Etat et a également présidé le gouvernement cantonal en 2021 et 2022.

L’élection de Martin Pfister le prouve une nouvelle fois: le chemin du Conseil fédéral ne passe pas toujours par le Parlement. Dernier en date, Beat Jans, avait toutefois déjà siégé au National auparavant.

12h00

«J’ai parlé avec presque tout le monde au Parlement. C’est important d’avoir un lien personnel, aussi pour ces prochaines années», a déclaré Martin Pfister, questionné sur les raisons de sa victoire. Son travail a fait la différence, a-t-il jugé dans une interview à Keystone-ATS.

Le conseiller d’Etat a reconnu ses chances dès le début. «J’ai agi de manière conséquente.»

Le Zougois devrait hériter du Département fédéral de la défense (DDPS). Il est d’avis qu’il faut plus d’argent pour l’armée, qui a déjà bénéficié d’un budget supplémentaire dans un contexte de mesures d’économies.

Une de ses priorités sera de s’organiser pour trouver un nouveau chef de l’armée pour remplacer l’actuel, démissionnaire à la fin 2025. C’est une chance d’avoir assez de temps pour trouver «un bon chef» de l’armée et avoir aussi une vision pour les prochaines années, a-t-il précisé.

«Il faut aussi observer les changements en Europe et il est important que la Suisse ait un rôle dans le continent au niveau de la sécurité», a avancé Martin Pfister.

11h05

Martin Pfister s’est exprimé dans une interview avec Blick TV. «Cela signifie beaucoup pour moi», a-t-il évoqué. Le Zougois a remercié sa famille et a parlé «d’une journée spéciale et émouvante». Il déclare qu’il s’agit de «la fin d’un chemin, mais qu’un nouveau recommence déjà».

Martin Pfister, le nouvel élu du Conseil fédéral, accepte sa nomination lors de l’Assemblée fédérale à Berne, le 12 mars 2025.

Martin Pfister

Keystone

10h27

Le nouveau conseiller fédéral Martin Pfister a suivi les élections dans une salle du Palais fédéral avec sa femme Cacilda. L’émotion était palpable au moment du verdict.

Martin Pfister, nouveau conseiller fédéral, célèbre avec sa femme Cacilda après son élection à Berne, le 12 mars 2025.

Le conseiller fédéral nouvellement élu Martin Pfister se réjouit des résultats avec son épouse Cacilda.

Keystone

10h23

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10h07

Candidat malheureux à la succession de Viola Amherd, Markus Ritter a souhaité mercredi le meilleur à Martin Pfister et le félicite. «Ça a été une joie de faire campagne ensemble», a dit le conseiller national lors d’une conférence de presse à la suite de l’élection.

Markus Ritter, non élu au Conseil fédéral, lors d’une conférence de presse après l’élection de remplacement, mercredi 12 mars 2025, au Conseil national à Berne.

Keystone

Le St-Gallois a également remercié sa famille pour son soutien dans les dernières semaines «intenses». «Je reste conseiller national», a affirmé Markus Ritter. Il a assuré de son engagement toujours vif dans cette fonction.

Pourtant parti favori, le St-Gallois n’a obtenu que 110 voix. Questionné sur le résultat du vote, et un éventuel coup de la gauche, alors que l’UDC a indiqué mardi le soutenir majoritairement, Markus Ritter affirme qu’il ne peut pas s’exprimer, car il ne sait pas qui a voté quoi.

09h40

La victoire de Martin Pfister, c’est le sacre d’un inconnu sous la Coupole fédérale. L’homme n’a jamais fait de la politique nationale et il est pourtant parvenu à se hisser sur la plus haute marche du pouvoir. Il a réussi une spectaculaire remontada sur le conseiller national Markus Ritter, connu comme le loup blanc à Berne.

Martin Pfister, le nouveau conseiller fédéral, applaudi après son discours lors de l’élection de remplacement par l’Assemblée fédérale unie, le 12 mars 2025, à Berne.

Martin Pfister

keystone-sda.ch

Comment est-ce possible? Sans vouloir occulter les qualités du conseiller d’Etat et colonel Martin Pfister, il convient de rappeler que ce dernier a bénéficié d’un réflexe anti Markus Ritter. Le chef lobbyiste des paysans a trop fait la pluie et le beau temps pour les intérêts du monde agricole. Il s’est attiré une solide inimitié du PS et des partis Verts pour ses prises de positions jugées trop favorables à l’utilisation des pesticides. Et du côté PLR, on ne goûtait guère l’image d’un Ritter, toujours occupé à tirer le maximum de subventions de la Berne fédérale.

Lire également notre éditorial: La victoire de Pfister est la défaite de Ritter

Martin Pfister est un des rares inconnus à franchir la dernière marche. On se rappelle qu’Eveline Widmer-Schlumpf y était aussi parvenue mais dans des circonstances très particulières. Il s’agissait d’éjecter alors Christoph Blocher du Conseil fédéral. La Genevoise Micheline Calmy-Rey a aussi été élue au Conseil fédéral sans passer par la case Conseil national. Mais à la différence de Pfister, elle jouissait déjà d’une notoriété extra cantonale. AGR.

09h39

Tous les membres du Conseil fédéral ont déjà pris la pose avec leur nouveau collègue pour une photo. Sans Viola Amherd, le manque de représentation féminine est frappant.

Keystone

09h37

Notre journaliste parlementaire Florent Quiquerez évoque dans son éditorial la victoire de Martin Pfister. Pour lui, son adversaire Markus Ritter a raté sa campagne.

Lire notre éditorial: La victoire de Pfister est la défaite de Ritter

09h31

L’élection est désormais terminée. L’Assemblée fédérale a tenu son rôle et un nouveau conseiller fédéral – Martin Pfister – fait son entrée à Berne.

Suivez avec nous toutes les réactions politiques qui vont suivre et retrouvez nos articles et commentaires sur le sujet.

09h26

La prestation de serment a eu lieu avec Martin Pfister.

Martin Pfister, au centre, prêtant serment en tant que nouveau membre du Conseil fédéral dans la salle du Conseil national à Berne, le 12 mars 2025, entouré de deux huissiers en uniforme.

Martin Pfister

Keystone

09h25

Pas d’effets de manche. Martin Pfister, le colosse à la voix douce, a tenu un discours tout en rondeur. Le nouveau conseiller fédéral y rappelle la nécessité d’un gouvernement collégial et de la confiance pour faire avancer les dossiers. Il ne faudra donc pas compter sur lui pour organiser des fuites dans la presse comme le font parfois certains conseillers fédéraux.

09h21

La présidente du National, Maja Riniker, offre des fleurs à Martin Pfister et le félicite pour sa victoire.

Martin Pfister, élu au Conseil fédéral, pose avec des fleurs aux côtés de la présidente du Conseil national, Maja Riniker, lors de l’élection complémentaire à Berne, le 12 mars 2025.

Martin Pfister et Maja Riniker

Keystone

09h18

Martin Pfister prend la parole devant l’Assemblée.

«Je connais mieux les casernes que le Conseil fédéral», lance le colonel. «Merci pour votre confiance», ajoute-t-il. «Ma place est désormais au Conseil fédéral et je me réjouis de travailler avec mes collègues», annonce le Zougois, qui évoque également les défis actuels de la Suisse dans un contexte géopolitique tendu.

«J’accepte mon élection», conclut-il. L’Assemblée fédérale l’applaudit ensuite chaleureusement.

Martin Pfister, candidat au Conseil fédéral, sort de la salle du Conseil national à Berne, 12 mars 2025.

Martin Pfister

Keystone

09h15

La messe était dite au premier tour. Martin Pfister s’impose nettement et fait entrer Zoug au Conseil fédéral. Il n’y a pas eu de surprise.  Les camps étaient clairs. L’UDC a soutenu largement Markus Ritter alors que la majorité des autres groupes ont donné leurs voix à Martin Pfister. Lors de l’annonce des résultats, les Zougois à la tribune du public ont hurlé leur joie.

Le conseiller d’État Martin Pfister est élu au Conseil fédéral au deuxième tour avec 134 voix.

09h06

Markus Ritter étant conseiller national, il a eu l’avantage de pouvoir voter pour son propre élection.

Markus Ritter, candidat au Conseil fédéral, glisse son bulletin dans l’urne lors de l’élection de remplacement à Berne, le 12 mars 2025.

Markus Ritter

Keystone

Les bulletins du deuxième tour ont été recueillis pour le décompte, prêts à être dépouillés.

Des responsables versent des bulletins de vote sur la table des scrutateurs dans la salle du Conseil national lors de l’élection de remplacement au Conseil fédéral à Berne, le 12 mars 2025.

Keystone

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