À la mi-temps de ce match, l’artiste Louane dévoilera le titre qu’elle chantera lors du prochain concours de l’Eurovision. Ce n’est pas banal…
Puisque l’on sort aujourd’hui du cadre ovalo-rugbystique dans lequel on s’ébroue habituellement, autant être le plus didactique possible avec vous, chers lecteurs. Vous connaissez le nom du pilier droit des Cheetahs de Bloemfontein et l’âge exact de René Bouscatel mais vous ne savez pas ce qu’est vraiment l’Eurovision ? À ce sujet, le Robert donne donc cette définition : “Le concours Eurovison de la chanson, appelé communément “Eurovision”, est une compétition de chant entre des artistes ou des groupes européens. Ce concours existe depuis 1956 et a lieu tous les ans au mois de mai. Le pays du vainqueur organise la finale de la compétition l’année suivante.” Voilà voilà… On n’est ni spécialistes de la chose, ni fanatiques du concept mais n’osant pas imaginer ce que pensent les téléspectateurs de l’Eurovision de notre dévouement exclusif à la balle ovale, on s’abstiendra de juger…
Pourquoi ce poussif préambule, au juste ? Parce qu’il paraît, déjà, que la France a de bonnes chances de remporter cette année le concours. Et ce ne serait pas rien, bonne mère, la dernière victoire tricolore dans l’Eurovision remontant à l’hiver 1977 : ce soir-là, Marie Myriam, née au milieu des années 50 dans ce que l’on nommait alors le “Congo Belge”, avait porté la France au sommet de l’Europe musicale avec ce titre depuis passé dans la mémoire collective : “L’Oiseau et l’Enfant”. Depuis lors ? Tchi, walou, nada, mon bon peuple… L’Hexagone a connu dans l’Eurovision autant de succès que le XV du Trèfle en Coupe du monde et chaque année, au moment où s’approche l’évènement, c’est tout le pays qui suspend soudainement sa marche échevelée et se dit que, “peut-être, cette fois, enfin…”
La promesse d’une victoire française
Mais pourquoi la France aurait-elle cette fois-ci plus de chances que lors des cinquante éditions précédentes et pour la plupart remportées par des groupes scandinaves depuis passés ad patres dans une indifférence quasi générale ? Parce que c’est Louane, valeur sûre du paysage musical tricolore, qui défendra à Bâle (Suisse),au mois de mai, les intérêts de notre grand pays. Et pourquoi, alors, s’intéresse-t-on aujourd’hui à la nouvelle ritournelle de la môme du Ch’nord ? Pour la simple et bonne raison qu’elle en révélera les contours à la mi-temps du France – Écosse, sur la pelouse de Saint-Denis. C’est Alexandra Redde-Amiel, cheffe de la délégation française à l’Eurovision et directrice des divertissements et jeux de France Télévisions, qui a eu l’idée d’une telle scénographie et de ce que l’on comprend, les dirigeants fédéraux et le consortium du Stade de France n’y ont vu la moindre objection. Que la fête soit belle, alors…