Il s’agit d’une attaque d’une ampleur inédite depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 19 janvier. Au moins 220 personnes sont mortes dans des frappes israéliennes sur la bande de Gaza, dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 mars, annonce la Défense civile du territoire palestinien. Les victimes sont “pour la plupart des enfants, des femmes et des personnes âgées”, a déclaré Mahmoud Bassal, porte-parole de cette organisation de premiers secours, selon qui 103 morts ont été recensés dans les morgues d’hôpitaux à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, et 70 à Gaza-ville, les 47 autres se répartissant en divers endroits du territoire. Suivez notre direct.

Israël dit que les frappes font suite “au refus répété du Hamas de libérer” des otages. Les frappes israéliennes à grande échelle menées sur l’enclave palestinienne “font suite au refus répété du Hamas de libérer” des otages, justifie le gouvernement israélien dans un communiqué, promettant d’agir contre le mouvement islamiste avec davantage de force à l’avenir. Selon l’armée, les écoles israéliennes situées dans les zones limitrophes de la bande de Gaza sont par ailleurs fermées mardi.

Pour le Hamas, Israël a “décidé de torpiller” la trêve. Le Premier ministre israélien “et son gouvernement extrémiste ont décidé de torpiller l’accord de cessez-le-feu, exposant les prisonniers à Gaza à un sort incertain”, écrit le mouvement islamiste dans un communiqué, faisant référence aux otages. Le Hamas appelle aussi le Conseil de sécurité de l’ONU à se réunir en urgence et à adopter une résolution pour contraindre Israël à “cesser l’agression” et retirer ses troupes de toute la bande de Gaza.

La Maison Blanche dit avoir été consultée par Israël avant les frappes. Israël a consulté la présidence américaine avant de lancer des frappes sur la bande de Gaza, a affirmé la Maison Blanche. “Comme le président Trump l’a bien fait comprendre, le Hamas, les Houthis, l’Iran, tous ceux qui cherchent à terroriser non seulement Israël, mais aussi les Etats-Unis d’Amérique, (devront) en payer le prix”, a dit la porte-parole de la présidence Karoline Leavitt sur la chaîne Fox News.