La déception se sent encore un peu dans la voix d’Olivier Dimet, entraîneur principal des Boxers de Bordeaux. Deux jours après la deuxième défaite en deux matchs de demi-finale chez les Ducs d’Angers et alors que ses joueurs semblaient maîtriser les parties et même tenir la victoire (4-3 puis 3-2 après prolongations), la colère est un peu redescendue. Le technicien revient sur l’indiscipline qui leur a coûté cher et sur l’état d’esprit qu’aura son équipe lors du retour à Mériadeck, ce mardi (20 h 15), pour le match 3.

Que s’est-il passé à Angers ?

Et bien, nous avons perdu et nous sommes déçus. Nous aurions pu revenir avec au moins une victoire, surtout dans un deuxième match que l’on tenait mais qui nous a finalement échappé, notamment à cause de notre indiscipline mais pas que. À l’arrivée, on revient avec deux défaites. On savait que la série serait compliquée mais elle n’est pas finie.

Difficile de ne pas revenir sur cette indiscipline avec des gestes d’humeur, notamment du gardien Quentin Papillon, qui vous coûte la victoire sur le match 2, comme l’expliquez-vous ?

On était dans le même état d’esprit que durant la saison et que contre Marseille, à savoir maîtriser ce que nous pouvions maîtriser, se concentrer sur notre jeu. Mais les cinq dernières minutes sont sorties de ce cadre. On a laissé notre frustration et notre colère s’exprimer.

Ces deux sentiments vous font rentrer au vestiaire dès la fin de la partie en snobant le protocole et sans un salut pour les supporters…

Nous n’avons pas eu la bonne attitude et nous nous en excusons. Nous sommes tous responsables de tout ça. Mais encore une fois, il faut rester focalisé sur ce que nous maîtrisons, nous améliorer sur nos unités spéciales, sur le fait d’être plus tueur et garder la discipline. Tout ce qu’il y a autour, la pression, l’adversaire, les arbitres, nous devons réussir à en faire abstraction.

Contre Marseille vous perdez aussi dans les cinq dernières minutes du match 2. N’avez-vous pas appris de cette erreur ?

Évidemment que c’est rageant et si on fait une analyse primaire, oui nous avons reperdu le fil en fin de match. Mais ça va nous faire grandir et nous allons absolument devoir être plus disciplinés.

« En corrigeant les petites choses dont on a parlé, je suis convaincu qu’on peut revenir »

Et maintenant ?

On n’est pas abattu, loin de là. On est mené 2-0 mais c’est une très bonne chose de revenir à Mériadeck. On va retrouver notre public et on va faire en sorte de leur redonner du plaisir en se battant jusqu’au bout de chaque rencontre. Il faut que les choses soient justes et nous, on va tout faire pour revenir dans la série.

Devoir de nouveau évacuer ces émotions a demandé de l’énergie à votre équipe. Comment la sentez-vous ?

J’ai une grande confiance en mes joueurs. Je suis persuadé qu’on peut se relancer dans cette série et pour ça il y a beaucoup de choses positives dans le contenu des deux premiers matchs. Physiquement, les joueurs sont bien et à 5 contre 5, on a montré qu’on pouvait prendre le dessus sur Angers. Ils restent favoris avec une deuxième place en saison régulière et un titre en Coupe de France mais en corrigeant les petites choses dont on a parlé, je suis convaincu qu’on peut revenir.

Le match

Demi-finale (match 3) : Bordeaux – Angers, ce mardi 18 mars à 20 h 15 à la patinoire Mériadeck de Bordeaux.