Il n’y a pas d’autre choix que la reprise des opérations militaires pour ramener les derniers otages retenus, affirme Israël. 58 au total, dont 34 seraient morts selon l’armée. L’Etat hébreu, qui dit avoir mené ses frappes en totale coordination avec les Etats-Unis. Notre correspondant à Jérusalem, Thibault Lefebvre a recueilli les témoignages de Taima, qui vit au Nord de Gaza.
De son côté, le Hamas accuse Israël de torpiller la trêve, de sacrifier les otages. “Benyamin Netanyahou utilise la guerre comme bouée de sauvetage politique, dit aussi le mouvement palestinien”. La reprise des hostilités profiterait au Premier ministre israélien.
À Jérusalem, des manifestations ont bien eu lieu. Ecoutez les familles d’otages d’Israéliens en colère après la rupture de la trêve. Parmi les manifestants, Efra s’inquiète du destin de leurs proches et blâme le premier ministre israelien : “c’est une décision cynique de Benyamin Nétanyahou, la seule chose qu’il peut faire pour sauver sa peau, c’est de recommencer la guerre, il a tellement de sang sur les mains.”
“La paix arrivera, mais on ne sait pas quand et à quel prix.” Ofer Bronchtein, qui répond depuis le sud d’Israel, ne veut pas désespérer. Militant pacifiste franco israélien, président et cofondateur du Forum international pour la paix, basé à Paris. Il est chargé de mission par Emmanuel Macron pour le rapprochement israélo palestinien, et échange avec les principaux acteurs du conflit israelo-palestinien.