Selon le président de la République, Emmanuel Macron, l’Ukraine pourrait obtenir davantage de Mirage 2000, y compris de la part de “pays tiers”.

Alors que des négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine sont toujours en cours, avec les États-Unis à la manœuvre et Vladimir Poutine aux exigences, la question des “garanties de sécurité” pouvant être fournies à l’Ukraine après la fin – encore hypothétique – des combats reste posée. Elle a été largement abordée par le président Macron, lors d’un échange avec l’ensemble de la presse régionale, ce vendredi 14 mars 2025.

Parallèlement, la force aérienne ukrainienne a engagé au combat les premiers Mirage 2000-5F livrés par la France : un mois après leur livraison.

L’un d’eux a abattu un missile de croisière Kh-101 avec un missile MICA IR/EM, lors d’une attaque massive lancée par la Russie dans la nuit du 6 au 7 mars, souligne le site spécialisé zone militaire.

“Accroître et accélérer les commandes de Rafale”

Le président Emmanuel Macron qui a annoncé ce mardi 18 mars que la France allait “accroître et accélérer les commandes de Rafale” au bénéfice de l’armée de l’air, dans le cadre de nouveaux investissements de défense décidés face à la “bascule” géopolitique mondiale, lors d’un déplacement sur la base aérienne de Luxeuil-Saint-Sauveur (Haute-Saône), dite “BA 116”, avait confirmé quelques jours auparavant qu’il est aussi possible que l’Ukraine reçoive d’autres Mirage 2000-5F, en plus des six (*) modèles promis.

Quels pays utilisent des Mirage 2000 ?

Le chef de l’État avait précisé ce vendredi 14 mars que la livraison de ces appareils supplémentaires à Kiev pourrait être effectuée y compris par des “pays tiers qui les utilisent”.

Le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Inde, le Pérou, la Grèce, l’Égypte et Taïwan possèdent des Mirage 2000.

Reste à identifier le ou lesquels de ces pays seront prêts à répondre à l’appel du président français et à franchir le pas pour venir en aide à l’Ukraine sur le front aérien.

(*) Ce chiffre n’est ni démenti ni confirmé par le ministère des Armées, qui dit entretenir le flou pour des raisons de sécurité.