Le long siège de Sébastopol, onze mois (1854-1855), a donné son nom à un boulevard parisien célèbre, mais, à Moscou, malgré son issue malheureuse, il incarne à jamais l’esprit de résistance face à une Europe liguée contre la Sainte Russie.

Le sursaut actuel d’une Europe quasi unie contre Moscou rappelle par certains aspects cette guerre de Crimée, qui accoucha d’un continent chamboulé. Déjà, il s’agissait de contrer l’expansionnisme russe, cette fois vers les Balkans, la Valaquie et la Moldavie, encore sous domination ottomane, mais occupées par les troupes tsaristes.

Le patient affaibli s’appelle l’Empire ottoman, qui risque de s’effondrer sous les coups de boutoir russes. La prétention du tsar orthodoxe à prendre la main sur les lieux saints à Jérusalem finit de persuader Paris, toujour…

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