L’opposition a organisé de nouveaux rassemblements en Turquie, dans la soirée du lundi 24 mars, avec une mobilisation étudiante qui enfle pour protester contre l’incarcération du maire d’opposition d’Istanbul, Ekrem Imamoglu. Rassemblés d’abord à Besiktas, quartier central de la rive européenne d’Istanbul, des milliers d’étudiants ont commencé à marcher vers la municipalité de la ville, où l’opposition se rassemble tous les soirs depuis l’arrestation du maire, mercredi.

Une répression massive. Plus de 1 130 manifestants ont été arrêtés en Turquie depuis le début de la vague de contestation déclenchée par l’arrestation du maire d’opposition d’Istanbul, ont annoncé lundi les autorités, qui ont interdit temporairement tout rassemblement dans les trois principales villes du pays.

L’UE exhorte la Turquie à “respecter les valeurs démocratiques”. “Nous voulons que la Turquie reste ancrée à l’Europe, mais cela passe par un engagement clair en faveur des normes et des pratiques démocratiques”, a affirmé lundi Guillaume Mercier, un porte-parole de la Commission européenne. 

Arrestations de journalistes. Dix journalistes turcs, dont un photographe de l’Agence France-Presse, ont été interpellés lundi à leur domicile à Istanbul et Izmir, troisième ville du pays, a rapporté l’association turque de défense des droits humains MLSA.

Ekrem Imamoglu désigné candidat à la présidentielle. Le maire d’Istanbul, suspendu de ses fonctions et incarcéré dimanche, a été officiellement désigné par son parti, ce même jour, comme son candidat à la prochaine élection présidentielle prévue en 2028.