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Alors qu’un cessez-le-feu a été acté en Mer noire entre Russes et Ukrainiens, Emmanuel Macron reçoit Vololdymyr Zelensky ce mercredi avant un sommet sur l’Ukraine jeudi à Paris. Ce sommet va notamment évoquer l’envoi de troupes dans une “force de réassurance” dont il faudra définir les contours.

Emmanuel Macron reçoit ce mercredi soir son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à l’Elysée pour « préparer » le sommet du lendemain à Paris des pays de la « coalition des volontaires » prêts à apporter des garanties de sécurité à l’Ukraine. « Le chef de l’État redira au Président Zelensky que la France fera de la poursuite et du renforcement du soutien militaire et financier à l’Ukraine sa priorité absolue », a indiqué l’Elysée.

Jeudi matin, Emmanuel Macron organise un nouveau sommet sur « la paix et la sécurité pour l’Ukraine », dans la lignée des réunions ces dernières semaines à Paris et Londres pour mettre en place des « garanties de sécurité » pour Kiev dans le cadre d’un éventuel futur accord de paix avec la Russie. 31 délégations seront présentes ; un élargissement bienvenu selon la présidence. « En cohérence avec l’initiative lancée à Paris le 17 février dernier et dans le prolongement de la réflexion engagée avec nos partenaires britanniques, cette nouvelle réunion visera à dégager des options opérationnelles, en soutien des efforts américains, pour parvenir à une paix solide et durable en Ukraine, dans le respect des intérêts de sécurité des Ukrainiens et des Européens. Il s’agira notamment de discuter du renforcement immédiat de l’assistance à l’Ukraine, de la manière dont un cessez-le-feu peut être mis en œuvre et étendu, des modalités d’un soutien dans la durée à l’Ukraine et à son armée et des garanties de sécurité nécessaires pour l’Ukraine » selon l’Elysée.

Une « force de réassurance » à construire

L’ordre du jour du sommet s’articulera autour de ces 4 grands chapitres. D’abord l’aide immédiate à l’Ukraine avec la nécessité que « chacun dise ce qu’il est prêt à faire ». Ensuite, l’obtention d’un « cessez-le-feu complet » accepté par l’Ukraine mais sur lequel la Russie ne s’est toujours pas prononcée. Le cessez-le-feu en mer Noire, annoncé par la Maison Blanche dans deux communiqués distincts rendant compte des discussions de groupes de travail en Arabie Saoudite, constitue « un premier pas ». Troisième point, l’aide à l’armée ukrainienne dans la durée comme première ligne de défense européenne et « pour empêcher une nouvelle agression russe ».

Enfin, quatrième point, peut-être le plus sensible : une « force de réassurance », ce qui suppose l’envoi de troupes pour maintenir une paix qui reste encore à trouver. Ce sujet des troupes est poussé par la France et le Royaume-Uni mais il reste à en définir « les contours, les modalités » opérationnels et concrets… Le sommet se tient « en transparence et intelligence avec nos partenaires américains » assure l’Elysée mais Donald Trump semble avancer en faisant de nouvelles concessions à Vladimir Poutine.

Les États-Unis amorcent en effet déjà la levée des sanctions contre la Russie sur les exportations de produits agricoles, l’accès aux systèmes de paiement et les coûts d’assurance maritime…