Crise des sous-marins : la rupture du « contrat du siècle » coûtera jusqu’à 3,7 milliards d’euros à l’Australie

6 comments
  1. >L’Australie sera contrainte de payer jusqu’à 5,5 milliards de dollars australiens (3,7 milliards d’euros), pour mettre fin à un accord avec la France sur la fourniture de sous-marins.

    Ça n’est pas un poisson d’avril 🐟

  2. J’imagine que sur ce point les australiens ont dû négocier des compensations auprès des américains et anglais pour accepter de casser le contrat français.

    Mais vu ce qu’on sait de comment ils ont géré le truc à l’époque, qu’ils ne l’aient pas fait me surprendrait pas non plus.

  3. > « Le règlement final négocié sera dans les limites de ce prix », a répondu le secrétaire adjoint du ministère de la défense, Tony Dalton. Il a par ailleurs précisé que le montant exact n’était pas encore connu car les négociations avec Naval Group étaient en cours.

    Ce chiffre de 3,7 milliards d’euros n’est pas encore officiel et m’a l’air un peu tiré par les cheveux pour l’instant. Ca fait très pseudo journalisme cet article avec une connotation “ah c’est des debiles ils vont dépenser 80 milliards au lieu de 50 milliards seulement”.

    Pour rappel, la raison de la fin du contrat des sous-marins avec l’Australie est l’accélération du développement des programmes de satellites chinois. Satellites qui peuvent détecter les positions de sous-marins diesel car ceux doivent faire surface toutes les 48 heures pour recharger leurs batteries contrairement au submersifs à propulsion nucléaire.

    Le contrat entre l’Australie et Naval Group autorisait bien évidemment l’Australie à mettre fin aux contrats à tous temps qu’elle jugeait opportune. Aux frais de l’Australie bien évidemment mais pour l’instant aucun montant officiel n’a été annoncé par Naval Group ou le gouvernement australien.

    L’Australie veut donc des sous-marins à propulsion nucléaire. Or elle n’a pas la capacité pour le ravitaillement en uranium pour des réacteurs nucléaires. La France n’ayant comme option qu’une propulsion nucléaire avec un requis de ravitaillement tous les 10 ans. Cela n’arrangeait pas du tout la souveraineté australienne. Devenir dépendant de la France pour le ravitaillement de sa propulsion nucléaire créer un problème de souveraineté. La France peut en effet décider de couper à tout moment cette étape si les relations entre les deux pays s’envenimaient. L’Australie veut construire ses sous-marins chez elle et contrôler toute la maintenance.

    C’est pour ça qu’elle a préféré la solution de propulsion nucléaire américaine/britannique avec un uranium enrichi à 90%+ qui permet au réacteur de tourner pendant la vie complète du sous-marin (30-35ans). Un simple import et montage de la propulsion, pas besoin de ravitaillement en uranium.

    Les contrats n’ont pas été annulés pour un problème de coûts ou de délais ou de conception. Les intérêts stratégiques de l’Australie ont changé tout simplement.

    Par contre oui Scott Morrison a eu un comportement de gros enculé. Mais n’importe quelle personne qui connaît le personnage pouvait s’y attendre.

  4. Ça compensera le milliard d’euros qu’on a payé pour avoir annuler les portiques éco-taxe

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