Dans le sud d’Israël, là où la vie semblait autrefois paisible, les journalistes européens marchent sur une terre marquée à jamais. Bee’ri, Réim : ces noms ne sont plus de simples lieux, mais des symboles d’une tragédie absolue.
Des journalistes européens découvrent l’horreur du 7/10
Organisée par ELNET, cette délégation n’est pas un voyage ordinaire. C’est une immersion dans l’horreur, un pèlerinage au cœur d’une blessure nationale encore béante. Les participants, venus de différents pays européens, découvrent ce que les mots ne peuvent jamais vraiment transmettre : l’ampleur d’un massacre qui a changé le cours de l’histoire.
Au festival Nova de Réim, le silence parle plus fort que n’importe quel discours. Ici, 360 personnes ont été assassinées, une vingtaine d’autres kidnappées. Des milliers de jeunes qui dansaient sont passés en quelques secondes du rêve au cauchemar le plus total. Un mémorial à ciel ouvert où chaque photo, chaque objet personnel raconte un fragment d’une vie brutalement interrompue. Les journalistes sont bouleversés. Certains restent muets, d’autres filment, notent, interrogent. Pour beaucoup, c’est leur première visite en Israël. Ils sont venus chercher la vérité, non pas une vérité médiatique aseptisée, mais celle qui se trouve dans les regards, dans les silences, dans les fragments de vie brisés.
“C’est notre rôle de transmettre cette réalité”, confie l’un d’eux. “De la rendre concrète pour ceux qui ne sont pas là.” Yossi Abravanel, directeur adjoint d’ELNET Israël, est clair : il ne s’agit pas de propagande, mais de réalité à l’état brut. “Cette guerre n’a pas commencé dans un vacuum”, martèle-t-il. “Elle a commencé le 7 octobre.” Ces journalistes repartent avec plus que des notes ou des images : ils emportent des visages, des histoires, une compréhension viscérale d’une tragédie que nulle chronique ne pourra jamais totalement capturer. ELNET espère faire entendre un récit différent : un récit humain, brut, difficile à ignorer. Un récit qui transcende les frontières et les narratifs préétablis. Un récit qui nous rappelle l’humanité au cœur même de l’inhumain.