Après avoir attiré plus de 700 000 spectateurs dans les salles françaises en deux semaines, la comédie dramatique Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan débarque sur les écrans du Québec ce vendredi. Dans ce film adapté d’un best-seller de Roland Perez, le cinéaste québécois Ken Scott raconte l’histoire incroyable, mais vraie d’une mère courage qui aide son enfant à surmonter son handicap.
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Le livre de Roland Perez est arrivé entre les mains de Ken Scott il y a exactement trois ans. Alors qu’il était de passage à un festival de films dans les Alpes, un producteur des célèbres studios français Gaumont lui a suggéré de le lire pour voir s’il était intéressé à l’adapter au cinéma.
«J’ai lu le livre une première fois et sans même le déposer, je l’ai relu une deuxième fois, relate en entrevue le réalisateur de Starbuck et Au revoir le bonheur.
«Tout de suite, j’ai eu un coup de foudre pour cette histoire. Elle avait toutes les qualités que je recherche au cinéma: de l’humour, de l’émotion et des beaux personnages. J’avais envie de raconter cette histoire.»
Inspiré de la vie de l’auteur Roland Perez, Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan relate le destin de Roland (Jonathan Cohen), le petit dernier d’une famille nombreuse, qui naît avec un pied bot l’empêchant de se tenir debout, à Paris, au début des années 1960. Contre l’avis de tous, sa mère (Leïla Bekhti) lui promettra qu’il marchera comme les autres et qu’il aura une vie fabuleuse.
«C’est un hommage à ces mères qui défendent leurs enfants avec abnégation, explique Ken Scott.
«Quand on a présenté le film un peu partout en France, il y a beaucoup de gens qui sont venus nous voir pour nous dire qu’en sortant de la salle, ils allaient appeler leur maman. Ça m’a fait vraiment plaisir d’entendre ça parce que le film est un hommage à ces mères qui sont très aimantes, mais aussi parfois imparfaites.»Pour écrire le scénario du film, Ken Scott a pu compter sur la précieuse collaboration de Roland Perez qui était toujours ouvert à lui donner des précisions sur son histoire.
«J’avais le pressentiment que les gens allaient être touchés si on pouvait leur dire que cette histoire spectaculaire et incroyable était vraie», confie le cinéaste.
«Au niveau de l’écriture et de l’adaptation, j’ai voulu être toujours le plus près possible de la vérité. Évidemment, c’est une histoire qui se déroule sur 50 ans que je devais réduire à 1h40. Mais je voulais être le plus proche possible de la vérité ou de l’essence de la vérité. Et Roland a été hyper disponible et très volontaire pour m’aider tout au long du processus».
Découvrir un autre univers
Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan a entièrement été tourné en France avec plusieurs vedettes du cinéma français, dont Leïla Bekhti, Jonathan Cohen et même la mythique chanteuse Sylvie Vartan, qui joue son propre rôle. En plus d’avoir été séduit par l’histoire de Roland Perez, Ken Scott aimait l’idée de partir à la découverte d’un univers qu’il ne connaissait pas, soit le Paris des années 1960.
«En surface, c’est un monde qui est très loin du mien», observe le cinéaste québécois.
«Mais justement, ça me passionne de découvrir des univers que je ne connais pas. Pendant ma première semaine aux études à l’université, il y a une prof qui nous a dit qu’on devait écrire sur des sujets qu’on connaît intimement. Mais moi, j’avais plutôt l’impression qu’il fallait raconter des histoires qu’on avait envie de découvrir. Et là, dans ce cas-ci, j’avais le goût d’aller à la découverte de cette famille, cette culture, cette communauté et cette époque-là. En travaillant sur le film, j’ai passé trois ans dans cette famille. C’est ce que je trouve formidable dans mon métier.»
Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, à l’affiche le 4 avril.
