**« Le Monde » publie des extraits de l’avant-propos de Sandrine Rousseau, la présidente de la commission d’enquête parlementaire relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode et de la publicité.**
*Publié le 08 avril 2025 à 19h41, modifié le 08 avril 2025 à 20h16*
[Dans l’avant-propos du rapport de la commission d’enquête relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode et de la publicité, qui doit être présenté mercredi 9 avril, sa présidente, Sandrine Rousseau (Les Ecologistes, Paris), énumère des choses entendues durant les 118 heures d’échanges avec 350 professionnels. En voici un extrait.]
« Des témoignages résolument accablants nous sont parvenus, qui montrent tous ou presque le continuum de violences qu’ont subies les victimes, souvent dès leur formation, mais aussi le sexisme ambiant qui autorise toutes les dérives et qui s’accompagne, à l’égard des personnes perçues comme non-blanches, d’un racisme latent.
Qu’il s’agisse de ce professeur en classe préparatoire cinéma qui qualifie une scène de viol de “plus belle scène d’amour jamais vue” ;
du directeur de production qui lance à un réalisateur, à propos d’une scripte : “tu peux l’engager, elle, elle est pas chiante !” ;
du réalisateur qui indique à la scripte un matin : “je préférais comme t’étais habillée hier” ;
du second assistant caméra qui répond à la scripte qui lui demande une information technique : “je te donne le nombre de gigas si tu me suces” ;
du scénariste césarisé qui propose des conseils à une étudiante de la Fémis en échange d’une fellation ;
du directeur de collection qui demande à un jeune scénariste : “quand est-ce que tu me suces ?” ;
du chef opérateur qui demande à la scripte ses positions sexuelles préférées ;
de celui qui demande à une actrice racisée si elle “[couche] aussi avec des Blancs” ;
de la cheffe décoratrice qui répond à une régisseuse harcelée moralement que “le harcèlement, ça n’existe pas, c’est comme MeToo, c’est un effet de mode” ;
du producteur qui refuse de recourir à un coiffeur formé pour un acteur racisé, qui devra donc s’occuper lui-même de ses cheveux pendant le tournage ;
de cette maquilleuse qui proposera à cette actrice racisée un fond de teint qui doit lui aller puisque c’est “le même que celui de Firmine Richard” ;
du critique de cinéma qui lance à sa jeune collègue : “tu ressembles à une actrice porno […] assise comme ça au milieu de la pièce, tu pourrais te faire gang bang par tout le monde” ;
du rôle principal qui plaque une stagiaire contre un mur et essaye de la toucher ;
du réalisateur qui demande à une actrice de passer un casting en utilisant son vibromasseur ;
du directeur de casting qui invite de jeunes comédiens au théâtre dans la perspective d’un possible rôle et leur touche par surprise le sexe pendant la pièce ;
de celui qui met au défi une jeune actrice de se mettre un œuf dans le vagin pour démontrer son talent ;
du réalisateur qui attrape les seins de “sa” scripte ;
du directeur d’un célèbre festival de musique qui demande à l’oreille d’une jeune artiste qui vient de se produire, sans lui avoir jamais parlé, en lui caressant la main, “tu as mouillé ta culotte, avant de monter sur scène ?” ;
du comédien qui embrasse par surprise une comédienne pendant une scène, puis regardera au “combo” la scène intime qu’elle tourne ensuite, alors qu’il n’a rien à faire à ce poste ;
de la professeure de théâtre qui demande à une élève de mimer une fellation ;
du réalisateur qui lance, à la cantonade, que “tout le monde veut toucher [le] beau cul” de telle actrice ;
de l’acteur principal d’un film qui n’interpelle une actrice qu’en faisant référence à ses seins ;
du milliardaire qui, avec la complicité d’un réalisateur connu dont il finance les films, harcèle une jeune mannequin rêvant de devenir actrice ;
de cet écrivain et réalisateur qui lance publiquement à l’actrice qui a refusé ses avances sexuelles plus qu’insistantes : “t’es une merde, une petite pute ; je les connais, les salopes dans ton genre qui veulent réussir, tu ne t’approches plus de moi et de mes amis” ;
de ce réalisateur qui invite une actrice à venir dessiner dans sa chambre, puis la harcèle ensuite pendant toute la durée du tournage, en lui enjoignant notamment, en public, d’aller se “laver la chatte” ;
du professeur de flûte d’une école de musique qui incite une élève à jouer “un peu plus pute, comme si de la confiture dégoulinait de [son] décolleté” ;
du comédien qui convoque l’assistante à la réalisation sous de fausses raisons, et la reçoit dans sa loge le pantalon baissé ;
de cet autre comédien qui a pour habitude de se promener nu sur le plateau ;
de l’animateur star d’une matinale radio qui demande à sa coanimatrice si elle a “déjà mis ses gros doigts dans son gros cul” et si elle a la “chatte acide” ;
de ce producteur qui harcèle une jeune technicienne en étant sous l’emprise de toxiques à un pot de tournage ;
de ce réalisateur qui caste toutes les actrices de Paris sur une scène où il doit leur embrasser les seins, dont il insiste pour filmer l’aréole ;
du comédien qui plaque une jeune assistante contre un mur dans un couloir désert pour l’embrasser de force ;
du figurant qui profite d’une scène de danse maintes fois répétée pour toucher sa partenaire, qui ne demande pas à en changer de peur que la scène ne soit plus “raccord” ;
du réalisateur qui appose ses mains sur les seins de la scripte ;
du réalisateur qui filme la vulve d’une comédienne après son refus exprès, et utilise les images dans la bande-annonce du film ;
du comédien qui soulève le haut d’une maquilleuse ;
de ce professeur de danse qui lance des chaises sur ses élèves lorsque ses consignes ne sont pas appliquées ;
du directeur de production qui continue d’embaucher son ami technicien suspecté de viol ;
du comédien qui, sous le couvert d’improvisation, met son pouce dans la bouche de l’actrice en la traitant de “salope” ;
de cet acteur qui profite d’une scène d’intimité pour mettre le sein de l’actrice dans sa bouche ;
de l’animateur radio qui mord jusqu’au sang les fesses d’une collègue au travers de ses habits ;
de l’animateur télé qui mord jusqu’au sang la bouche de sa collègue ;
du producteur d’une émission de radio qui, sous le couvert d’incarner un satyre, se frotte lascivement, de force, contre une collaboratrice, sous le regard médusé de ses collègues ;
de ce musicien qui tente de violer une fan dans le bus de tournée, celle-ci étant sauvée in extremis par le chauffeur qui la dépose sur une aire d’autoroute ;
du réalisateur qui tente de violer une jeune stagiaire en lui faisant miroiter des essais avec un directeur de casting influent ;
du producteur qui tente de violer l’assistante mise en scène dans les locaux de la production ;
du machiniste qui s’introduit dans la chambre de l’assistante scripte et tente de la violer ;
de l’acteur de théâtre qui viole une stagiaire en l’attirant à son domicile, où sa femme et ses enfants sont supposés l’attendre ;
de l’assistant réalisateur qui prétexte un rendez-vous pour des essais et impose une fellation à un jeune acteur ;
du chef opérateur qui viole la jeune technicienne qu’il héberge lors d’un tournage ;
du journaliste qui viole le jeune pigiste qu’il héberge à son arrivée à Paris ;
de l’acteur qui, lors d’une scène d’intimité sous un drap, viole sa partenaire ;
de la jeune critique de cinéma violée par un critique d’âge mûr, lors d’une soirée en marge du Festival de Cannes, etc., etc., etc.
Cette liste, déjà longue, est, hélas, inépuisable et n’est qu’un échantillon des témoignages que la commission d’enquête a reçus. »
Ma femme “mais qu’est ce qui passe ? Tu arretes pas de soupirer depuis 5 min”. Ben oui…
Pour ceux qui sont célèbres, il faudrait avoir les noms. Quel milieu sordide, tout cela entretenu par un entre-soi où si tu n’es pas dans le sérail tu n’es rien.
j’allais manger mais j’ai plus faim d’un coup
Absolument ignoble. Une liste qui prend aux tripes.
les auditions sont sur youtube, j’en ai suivi quelques unes, c’était intéressant. Cela prend de suite une autre dimension quand on voit la personne témoigner.
Le pouvoir rend fou. À vomir. Toutes ces pauvres personnes abusées/violées. Personne ne devrait garder le silence. Témoin qui ne dit rien = complice.
[removed]
Que des rapports de domination qui sont exercés de la pire manière qui soit.
C’est presque comme si la domination masculine sur la condition féminine était un sujet de société.
On l’aura, notre Weinstein français. Bientôt, on découvrira qu’un grand producteur avec des appuis hauts placés a abusé avec impunité de ses acteurs.
Enfin, quand quelqu’un comme Polanski a encore une carrière cinématographique, on se dit que la seule différence avec l’église catholique, c’est que lorsqu’un prédateur en soutane est découvert par le grand public, il ne reçoit pas de soutien public de son institution. Et malheureusement, le cinéma n’est pas le seul secteur culturel dans lequel ce problème existe, cf. le carrières de Matzneff et Cantat.
> À propos d’une affaire concernant un entraîneur condamné pour agression sexuelle qui a continué à entraîner des mineurs pendant de longues années, un haut cadre de la Fédération française de judo admet : « Il y avait une forme d’omerta car personne ne voulait le dénoncer. Tous les cadres techniques, entraîneurs, etc., tous se défendent les uns les autres, y compris contre la fédération. » Évoquant un ancien cadre mis en examen pour viol : « Pourquoi XX a été couvert par exemple ? Il y a ceux qui ne veulent pas savoir et ceux qui ne veulent pas dire. »
L’accumulation rend le problème encore plus terrible, on dirait un cauchemar sans fin.
C’est toujours vivifiant de lire ces atrocités et de constater que finalement, on est humain.
Un tas d’idées baroques me traversent la tête, tout devient relatif.
Ma réprobation envers les châtiments physiques est remise en question.
Ma morale devient toute molle.
Ces raclures méritent bien notre mépris le plus total.
Le paywall qui demande : “Envie de lire la suite ?” Pas vraiment. J’ai déjà bien la gerbe.
On peut dire ce qu’on veut de Sandrine Rousseau sur ses positions économiques ou écologiques
Mais il faut reconnaître que dans le domaine des violences sexistes elle fait du bon boulot
Rappel que Fourest a sorti un bouquin sur les excès de Me Too…
J’ai cru comprendre que tout le secteur culturel était pourri, et que ce genre de comportement intolérable était la norme, et les débordements nombreux.
J’avais déjà vu ce genre de témoignages dans le milieu de l’art.
Ce serait aussi intéressant de se pencher un jour sur le sexisme / harcèlement (qui touche tous les genres) dans l’univers de l’aviation
J’en ai entendu pas mal, et c’est souvent considéré comme normal par les hôtesses / stewards / pilotes
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**« Le Monde » publie des extraits de l’avant-propos de Sandrine Rousseau, la présidente de la commission d’enquête parlementaire relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode et de la publicité.**
*Publié le 08 avril 2025 à 19h41, modifié le 08 avril 2025 à 20h16*
[Dans l’avant-propos du rapport de la commission d’enquête relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode et de la publicité, qui doit être présenté mercredi 9 avril, sa présidente, Sandrine Rousseau (Les Ecologistes, Paris), énumère des choses entendues durant les 118 heures d’échanges avec 350 professionnels. En voici un extrait.]
« Des témoignages résolument accablants nous sont parvenus, qui montrent tous ou presque le continuum de violences qu’ont subies les victimes, souvent dès leur formation, mais aussi le sexisme ambiant qui autorise toutes les dérives et qui s’accompagne, à l’égard des personnes perçues comme non-blanches, d’un racisme latent.
Qu’il s’agisse de ce professeur en classe préparatoire cinéma qui qualifie une scène de viol de “plus belle scène d’amour jamais vue” ;
du directeur de production qui lance à un réalisateur, à propos d’une scripte : “tu peux l’engager, elle, elle est pas chiante !” ;
du réalisateur qui indique à la scripte un matin : “je préférais comme t’étais habillée hier” ;
du second assistant caméra qui répond à la scripte qui lui demande une information technique : “je te donne le nombre de gigas si tu me suces” ;
du scénariste césarisé qui propose des conseils à une étudiante de la Fémis en échange d’une fellation ;
du directeur de collection qui demande à un jeune scénariste : “quand est-ce que tu me suces ?” ;
du chef opérateur qui demande à la scripte ses positions sexuelles préférées ;
de celui qui demande à une actrice racisée si elle “[couche] aussi avec des Blancs” ;
de la cheffe décoratrice qui répond à une régisseuse harcelée moralement que “le harcèlement, ça n’existe pas, c’est comme MeToo, c’est un effet de mode” ;
du producteur qui refuse de recourir à un coiffeur formé pour un acteur racisé, qui devra donc s’occuper lui-même de ses cheveux pendant le tournage ;
de cette maquilleuse qui proposera à cette actrice racisée un fond de teint qui doit lui aller puisque c’est “le même que celui de Firmine Richard” ;
du critique de cinéma qui lance à sa jeune collègue : “tu ressembles à une actrice porno […] assise comme ça au milieu de la pièce, tu pourrais te faire gang bang par tout le monde” ;
du rôle principal qui plaque une stagiaire contre un mur et essaye de la toucher ;
du réalisateur qui demande à une actrice de passer un casting en utilisant son vibromasseur ;
du directeur de casting qui invite de jeunes comédiens au théâtre dans la perspective d’un possible rôle et leur touche par surprise le sexe pendant la pièce ;
de celui qui met au défi une jeune actrice de se mettre un œuf dans le vagin pour démontrer son talent ;
du réalisateur qui attrape les seins de “sa” scripte ;
du directeur d’un célèbre festival de musique qui demande à l’oreille d’une jeune artiste qui vient de se produire, sans lui avoir jamais parlé, en lui caressant la main, “tu as mouillé ta culotte, avant de monter sur scène ?” ;
du comédien qui embrasse par surprise une comédienne pendant une scène, puis regardera au “combo” la scène intime qu’elle tourne ensuite, alors qu’il n’a rien à faire à ce poste ;
de la professeure de théâtre qui demande à une élève de mimer une fellation ;
du réalisateur qui lance, à la cantonade, que “tout le monde veut toucher [le] beau cul” de telle actrice ;
de l’acteur principal d’un film qui n’interpelle une actrice qu’en faisant référence à ses seins ;
du milliardaire qui, avec la complicité d’un réalisateur connu dont il finance les films, harcèle une jeune mannequin rêvant de devenir actrice ;
de cet écrivain et réalisateur qui lance publiquement à l’actrice qui a refusé ses avances sexuelles plus qu’insistantes : “t’es une merde, une petite pute ; je les connais, les salopes dans ton genre qui veulent réussir, tu ne t’approches plus de moi et de mes amis” ;
de ce réalisateur qui invite une actrice à venir dessiner dans sa chambre, puis la harcèle ensuite pendant toute la durée du tournage, en lui enjoignant notamment, en public, d’aller se “laver la chatte” ;
du professeur de flûte d’une école de musique qui incite une élève à jouer “un peu plus pute, comme si de la confiture dégoulinait de [son] décolleté” ;
du comédien qui convoque l’assistante à la réalisation sous de fausses raisons, et la reçoit dans sa loge le pantalon baissé ;
de cet autre comédien qui a pour habitude de se promener nu sur le plateau ;
de l’animateur star d’une matinale radio qui demande à sa coanimatrice si elle a “déjà mis ses gros doigts dans son gros cul” et si elle a la “chatte acide” ;
de ce producteur qui harcèle une jeune technicienne en étant sous l’emprise de toxiques à un pot de tournage ;
de ce réalisateur qui caste toutes les actrices de Paris sur une scène où il doit leur embrasser les seins, dont il insiste pour filmer l’aréole ;
du comédien qui plaque une jeune assistante contre un mur dans un couloir désert pour l’embrasser de force ;
du figurant qui profite d’une scène de danse maintes fois répétée pour toucher sa partenaire, qui ne demande pas à en changer de peur que la scène ne soit plus “raccord” ;
du réalisateur qui appose ses mains sur les seins de la scripte ;
du réalisateur qui filme la vulve d’une comédienne après son refus exprès, et utilise les images dans la bande-annonce du film ;
du comédien qui soulève le haut d’une maquilleuse ;
de ce professeur de danse qui lance des chaises sur ses élèves lorsque ses consignes ne sont pas appliquées ;
du directeur de production qui continue d’embaucher son ami technicien suspecté de viol ;
du comédien qui, sous le couvert d’improvisation, met son pouce dans la bouche de l’actrice en la traitant de “salope” ;
de cet acteur qui profite d’une scène d’intimité pour mettre le sein de l’actrice dans sa bouche ;
de l’animateur radio qui mord jusqu’au sang les fesses d’une collègue au travers de ses habits ;
de l’animateur télé qui mord jusqu’au sang la bouche de sa collègue ;
du producteur d’une émission de radio qui, sous le couvert d’incarner un satyre, se frotte lascivement, de force, contre une collaboratrice, sous le regard médusé de ses collègues ;
de ce musicien qui tente de violer une fan dans le bus de tournée, celle-ci étant sauvée in extremis par le chauffeur qui la dépose sur une aire d’autoroute ;
du réalisateur qui tente de violer une jeune stagiaire en lui faisant miroiter des essais avec un directeur de casting influent ;
du producteur qui tente de violer l’assistante mise en scène dans les locaux de la production ;
du machiniste qui s’introduit dans la chambre de l’assistante scripte et tente de la violer ;
de l’acteur de théâtre qui viole une stagiaire en l’attirant à son domicile, où sa femme et ses enfants sont supposés l’attendre ;
de l’assistant réalisateur qui prétexte un rendez-vous pour des essais et impose une fellation à un jeune acteur ;
du chef opérateur qui viole la jeune technicienne qu’il héberge lors d’un tournage ;
du journaliste qui viole le jeune pigiste qu’il héberge à son arrivée à Paris ;
de l’acteur qui, lors d’une scène d’intimité sous un drap, viole sa partenaire ;
de la jeune critique de cinéma violée par un critique d’âge mûr, lors d’une soirée en marge du Festival de Cannes, etc., etc., etc.
Cette liste, déjà longue, est, hélas, inépuisable et n’est qu’un échantillon des témoignages que la commission d’enquête a reçus. »
Ma femme “mais qu’est ce qui passe ? Tu arretes pas de soupirer depuis 5 min”. Ben oui…
Pour ceux qui sont célèbres, il faudrait avoir les noms. Quel milieu sordide, tout cela entretenu par un entre-soi où si tu n’es pas dans le sérail tu n’es rien.
j’allais manger mais j’ai plus faim d’un coup
Absolument ignoble. Une liste qui prend aux tripes.
les auditions sont sur youtube, j’en ai suivi quelques unes, c’était intéressant. Cela prend de suite une autre dimension quand on voit la personne témoigner.
Le pouvoir rend fou. À vomir. Toutes ces pauvres personnes abusées/violées. Personne ne devrait garder le silence. Témoin qui ne dit rien = complice.
[removed]
Que des rapports de domination qui sont exercés de la pire manière qui soit.
C’est presque comme si la domination masculine sur la condition féminine était un sujet de société.
On l’aura, notre Weinstein français. Bientôt, on découvrira qu’un grand producteur avec des appuis hauts placés a abusé avec impunité de ses acteurs.
Enfin, quand quelqu’un comme Polanski a encore une carrière cinématographique, on se dit que la seule différence avec l’église catholique, c’est que lorsqu’un prédateur en soutane est découvert par le grand public, il ne reçoit pas de soutien public de son institution. Et malheureusement, le cinéma n’est pas le seul secteur culturel dans lequel ce problème existe, cf. le carrières de Matzneff et Cantat.
Le même problème est d’ailleurs [présent dans le sport](https://lcp.fr/actualites/entre-soi-omerta-defaillances-systemiques-le-rapport-de-la-commission-d-enquete-etrille); voici un extrait du rapport:
> À propos d’une affaire concernant un entraîneur condamné pour agression sexuelle qui a continué à entraîner des mineurs pendant de longues années, un haut cadre de la Fédération française de judo admet : « Il y avait une forme d’omerta car personne ne voulait le dénoncer. Tous les cadres techniques, entraîneurs, etc., tous se défendent les uns les autres, y compris contre la fédération. » Évoquant un ancien cadre mis en examen pour viol : « Pourquoi XX a été couvert par exemple ? Il y a ceux qui ne veulent pas savoir et ceux qui ne veulent pas dire. »
L’accumulation rend le problème encore plus terrible, on dirait un cauchemar sans fin.
C’est toujours vivifiant de lire ces atrocités et de constater que finalement, on est humain.
Un tas d’idées baroques me traversent la tête, tout devient relatif.
Ma réprobation envers les châtiments physiques est remise en question.
Ma morale devient toute molle.
Ces raclures méritent bien notre mépris le plus total.
Le paywall qui demande : “Envie de lire la suite ?” Pas vraiment. J’ai déjà bien la gerbe.
Les [comptes rendus officiels](https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/organes/autres-commissions/commissions-enquete/ce-violences-cinema-audiovisuel-spectacle-mode-publicite/documents?typeDocument=crc) de la commission avec fonction recherche, si vous voulez creuser.
On peut dire ce qu’on veut de Sandrine Rousseau sur ses positions économiques ou écologiques
Mais il faut reconnaître que dans le domaine des violences sexistes elle fait du bon boulot
Rappel que Fourest a sorti un bouquin sur les excès de Me Too…
J’ai cru comprendre que tout le secteur culturel était pourri, et que ce genre de comportement intolérable était la norme, et les débordements nombreux.
J’avais déjà vu ce genre de témoignages dans le milieu de l’art.
Ce serait aussi intéressant de se pencher un jour sur le sexisme / harcèlement (qui touche tous les genres) dans l’univers de l’aviation
J’en ai entendu pas mal, et c’est souvent considéré comme normal par les hôtesses / stewards / pilotes
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