Les recherches se poursuivent à Vivonne, dans la Vienne, pour tenter de retrouver Agathe Hilairet, une jeune femme de 28 ans disparue depuis jeudi. Une information judiciaire pour enlèvement et séquestration a été ouverte par le parquet de Poitiers, a annoncé le procureur ce lundi en fin de journée.
Les recherches se poursuivaient ce lundi pour retrouver Agathe Hilairet, disparue depuis le jeudi 10 avril à Vivonne, dans la Vienne. Une “information judiciaire pour enlèvement et séquestration a été ouverte contre X”, selon le parquet de Poitiers, qui s’est exprimé par communiqué ce lundi en fin de journée. Les investigations se dérouleront à présent sous le contrôle d’un magistrat. Le procureur de Poitiers explique que ce changement de cadre est motivé par le fait “que la disparition date du 10 avril et qu’il est nécessaire de renforcer les moyens de l’enquête judiciaire, permettra de poursuivre les investigations techniques, les analyses (ADN, numériques), les auditions, les perquisitions et de disposer de l’ensemble des prérogatives d’enquête”.
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Des moyens cynophiles
Toujours selon le parquet, une centaine de gendarmes étaient mobilisés sur le terrain ce lundi, avec des chiens. “Plusieurs pistes ont été explorées, à partir des marquages qui ont pu être effectués par les chiens. L’objectif était de couvrir et de ratisser avec précision tous les lieux susceptibles d’avoir été empruntés par la joggeuse”, a expliqué Cyril Lacombe, le procureur de Poitiers. Selon une source proche du dossier, contactée par “ici Poitou”, une cinquantaine de gendarmes mobiles sont venus de Joué-les-Tours, renforçant la quarantaine de militaires déjà présents. Dans le but de pouvoir se relayer pour tenir dans la durée.
La brigade nautique d’Arcachon, qui avait été appelée ce dimanche, pour fouiller les étendues d’eau, n’était plus sur place ce lundi, mais restait mobilisable, toujours selon la même source. Les bénévoles équipés de détecteurs de métaux qui avaient pris part aux recherches durant le week-end pour retrouver le portable de la jeune femme, n’étaient plus, non plus, présents à Vivonne ce lundi matin.
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Autour de 90 signalements recueillis
Depuis dimanche, les ratissages se sont resserrés sur un secteur d’environ 3 km² autour de Vivonne, selon le parquet qui s’exprimait ce dimanche. Quelque 90 signalements ont été recueillis depuis l’appel à témoins lancé vendredi par la gendarmerie, a appris franceinfo ce lundi auprès d’une source proche du dossier. Agathe Hilairet, 28 ans, est partie courir jeudi matin et n’a plus donné de nouvelles depuis. Son téléphone portable a été localisé pour la dernière fois jeudi après-midi à Voulon, au sud de Vivonne, entre les lieux dits “Les Grands Ormeaux” et “Le Champ Salaud”. C’est son père, inquiet de ne pas la voir revenir après son jogging, qui a signalé sa disparition. Selon une source proche du dossier à “ici Poitou”, la jeune femme vit à Poitiers, mais passe beaucoup de temps chez ses parents, notamment le week-end.
Ce dimanche, le parquet de Poitiers expliquait, dans un communiqué, que des auditions étaient en cours “notamment sur l’environnement sentimental, familial et amical d’Agathe Hilairet”. Par ailleurs, “plusieurs personnes ont d’ores et déjà contacté les services d’enquête suite à l’appel à témoins. Il convient d’encourager toutes personnes qui auraient des informations à contacter les enquêteurs”, avait poursuivi Cyril Lacombe. Une enquête pour disparition inquiétante a été ouverte.
L’appel à témoins diffusé par les gendarmes ce vendredi. –
Gendarmerie nationale.
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Dès l’annonce de la disparition de la jeune femme, des moyens importants ont été déployés par la gendarmerie. Jusqu’à 200 personnes (gendarmes, sapeurs-pompiers, militaires…) ont été mobilisés depuis jeudi, pour quadriller la zone de recherche. Une zone qui a été d’abord très large — autour de 100 km² incluant les zones de Vivonne, Voulon, Celle-Lévescault et Gençay — avant d’être resserrée autour de Vivonne. Des drones, un hélicoptère avec caméra thermique, ainsi que des équipes de plongeurs ont pris part aux recherches. Des bénévoles de la protection civiles, des employés de l’Office français de la biodiversité se sont joints aux ratissages. Des membres du club “Vivonne Loisirs”, où Agathe Hilairet est inscrite, y ont aussi participé.
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