L’Azerbaïdjan est en revanche plutôt contre l’Union européenne. Le régime du président Ilham Aliyev peut clairement être qualifié d’autoritaire. Il bafoue la liberté de la presse, torture ses prisonniers et opposants. L’Azerbaïdjan souffle également sur les braises de la désinformation. Il est à l’origine d’une vidéo de propagande anti-française diffusée juste avant les Jeux Olympiques de Paris qui montrait la capitale à feu et à sang. Encore plus tard on a retrouvé des soutiens azéris – on se rappelle qu’on est au bord de la Caspienne, entre Russie, Turquie et Iran- aux côtés d’indépendantistes en Nouvelle-Calédonie, à l’autre bout du monde.
Des méfaits que le pays a tenté de camoufler au travers de la diplomatie “du caviar”, en invitant des personnalités telles que le député européen RN Thierry Mariani ou la ministre française Rachida Dati. Mais cela n’a pas marché et la France a soutenu l’Arménie contre l’Azerbaïdjan.
Echec de la diplomatie du caviar ? Aliyev tente alors la diplomatie du corridor gazier. L’Europe qui ne veut plus du gaz russe voudrait faire de l’Azerbaïdjan son nouveau fournisseur. Un gazoduc traverser toute cette partie de l’Europe orientale pour arriver en Italie. Et plusieurs membres de la Commission européenne étaient à Bakou ce week-end pour y défendre les valeurs européennes, qu’elles soient énergétiques ou financières.
Bref, le monde bouge beaucoup, et pas dans le sens unique irrémédiable d’une défaite de l’Europe. La marge est étroite mais reste possible.