Au moment où les certitudes qui ont fondé notre vision du monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale s’évanouissent les unes après les autres, où la guerre est de retour sur notre continent et où l’allié américain devient hésitant, voire hostile, nous devons nous interroger sur ce que peut et doit devenir la politique étrangère de la France. Une politique étrangère, ce n’est pas une doctrine, ce ne sont pas des dogmes mais la prise en compte pragmatique de l’environnement international.
Depuis la fondation de la Ve République, les présidents de la République successifs ont inscrit leur action internationale dans quatre directions où seul l’accent plus ou moins mis sur l’une plutôt que sur d’autres les a distingués : la fidélité à nos alliances, l’entreprise européenne, l’indépenda…