Moi c’est les ui des logiciels et site qui m’emmerde le plus.
À chaque mise à jour un élément d’UI utile qui saute pour être remplacé par un truc que personne ne demandait, ou un clique supplémentaire pour accéder à une fonction de base, ou un niveau de zoom augmenté pour ne te laisser voir qu’un ou deux éléments de l’ui quand avant tu pouvais en voir 6-8, une diminution des contraste, l’ajout de truc rond partout qui délimite mal les éléments…
Y’a vraiment de très bon exemples dans l’article, Netflix et Youtube.
Quand une plateforme a atteint son pic de croissance mais cherche toujours à obtenir la même croissance, c’est toujours l’expérience des utilisateurs qui en souffre. Des services qui dominent le monde mais cherchent à grossir au dessus de leur capacité.
C’est le processus inexorable de la captation de marché par vente à perte. Une fois que le marché est stabilisé, les acteurs positionnés et les utilisateurs captés, le retour à la rentabilité est inévitable.
C’est là que les logiciels opensources et pourquoi pas soutenus par des associations à buts non lucratifs ont leurs cartes à jouer pour détourner les utilisateurs de ces empires capitalistiques.
En revanche, ça risque d’être compliqué de réaliser une concurrence libre et opensource contre les hébergeurs vidéos et services de streaming de par le prix de la bande passante…
La « merdification », ce processus inexorable de dégradation de la qualité des services sur les plateformes numériques
Bien sûr, le pourrissement des services existe au-delà des plateformes du Web. Mais il est si systémique dans ce secteur que le mot inventé par le journaliste canadien Cory Doctorow a tout de suite fait mouche sur les réseaux sociaux.
**Histoire d’une notion.** A une époque qui semble désormais lointaine, aucun résultat « sponsorisé » n’apparaissait en tête de liste lors d’une recherche sur Google. Il était possible de trouver rapidement un utilisateur ou un contenu précis sur Instagram, grâce à un astucieux système de hashtags. Les vidéos mises en ligne sur YouTube n’étaient précédées ou interrompues par aucune publicité. N’importe quel abonné Netflix pouvait donner le mot de passe de son compte à ses proches, et visionner un film en même temps qu’eux. Mieux : un internaute utilisant un comparateur de vols comme Skyscanner pouvait réserver un trajet en avion sans voir le prix augmenter de façon aléatoire à chaque étape de la réservation.
Si cette dégradation de la qualité des services fournis par les plateformes numériques est longtemps restée sous les radars médiatiques, tout utilisateur en a fait l’expérience. Il ne manquait qu’un mot pour désigner ce processus apparemment inexorable de « pourrissement » des plateformes.
Vous savez quoi…pour le boulot je suis allé sur le site des impôts pour remplir un formulaire de déclaration….ben ils ont vachement progressé… pré rempli, sauvegarde pour y revenir plus tard…etc.
Ils ont mis le temps mais la ca va dans le sens inverse de la merdification….
Pourquoi pas “l’enmerdissement”?
L’emmerdification ce n’est pas plus de pub ou de produits sponsos, c’est le coeur du produit qui devient moins bon. Par exemple les recherches Google ça marche moins bien dans certains cas même en excluant tout le contenu sponsorisé. (Ceux qui essaient de chercher en anglais quand Google veut absolument te contextualiser en France comprendront.)
Et effectivement le terme est maintenant d’usage je le vois apparaitre ici et là.
Tiens, l’article ne cite pas le site du SNCF (SNCF connect) qui est franchement moins bien avec sa barre de recherche générique au lieu du simplissime “d’où tu pars” + “où tu veux aller” + “quand” …
J’ai pas compris l’intérêt de changer…
Vraiment on est prêt à inventer tous les mots possibles pour pas dire “capitalisme”
Vive le web et les algos d’optimisation , rigole en rust et envie de se pendre en PHP.
De toutes façons c’est ChatGPT qui apprend à construire notre avenir avec tout cela, ça va être chouette.
Alors moi personnellement ce qui me surcasse les gonades c’est le besoin de créer un compte pour absolument tout, même quand ça n’a aucun sens. Exemple récent : on passe quelques jours de vacances du côté de Lorient, on veut aller à la cité de la voile. On nous conseille de réserver un créneau en ligne. Vous voyez où ça va, il faut créer un compte pour réserver. Mais c’est complètement débile ! A 99% c’est la seule fois de ma vie où j’irais là-bas, ça me sert à quoi un compte à usage unique ?! Et c’est comme ça partout, pour absolument tout. Tu peux rien faire sans créer un putain de compte.
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Moi c’est les ui des logiciels et site qui m’emmerde le plus.
À chaque mise à jour un élément d’UI utile qui saute pour être remplacé par un truc que personne ne demandait, ou un clique supplémentaire pour accéder à une fonction de base, ou un niveau de zoom augmenté pour ne te laisser voir qu’un ou deux éléments de l’ui quand avant tu pouvais en voir 6-8, une diminution des contraste, l’ajout de truc rond partout qui délimite mal les éléments…
Y’a vraiment de très bon exemples dans l’article, Netflix et Youtube.
Quand une plateforme a atteint son pic de croissance mais cherche toujours à obtenir la même croissance, c’est toujours l’expérience des utilisateurs qui en souffre. Des services qui dominent le monde mais cherchent à grossir au dessus de leur capacité.
C’est le processus inexorable de la captation de marché par vente à perte. Une fois que le marché est stabilisé, les acteurs positionnés et les utilisateurs captés, le retour à la rentabilité est inévitable.
C’est là que les logiciels opensources et pourquoi pas soutenus par des associations à buts non lucratifs ont leurs cartes à jouer pour détourner les utilisateurs de ces empires capitalistiques.
En revanche, ça risque d’être compliqué de réaliser une concurrence libre et opensource contre les hébergeurs vidéos et services de streaming de par le prix de la bande passante…
La « merdification », ce processus inexorable de dégradation de la qualité des services sur les plateformes numériques
Bien sûr, le pourrissement des services existe au-delà des plateformes du Web. Mais il est si systémique dans ce secteur que le mot inventé par le journaliste canadien Cory Doctorow a tout de suite fait mouche sur les réseaux sociaux.
**Histoire d’une notion.** A une époque qui semble désormais lointaine, aucun résultat « sponsorisé » n’apparaissait en tête de liste lors d’une recherche sur Google. Il était possible de trouver rapidement un utilisateur ou un contenu précis sur Instagram, grâce à un astucieux système de hashtags. Les vidéos mises en ligne sur YouTube n’étaient précédées ou interrompues par aucune publicité. N’importe quel abonné Netflix pouvait donner le mot de passe de son compte à ses proches, et visionner un film en même temps qu’eux. Mieux : un internaute utilisant un comparateur de vols comme Skyscanner pouvait réserver un trajet en avion sans voir le prix augmenter de façon aléatoire à chaque étape de la réservation.
Si cette dégradation de la qualité des services fournis par les plateformes numériques est longtemps restée sous les radars médiatiques, tout utilisateur en a fait l’expérience. Il ne manquait qu’un mot pour désigner ce processus apparemment inexorable de « pourrissement » des plateformes.
Je suggère : https://blogs.cornell.edu/info2040/2015/10/14/the-evaporative-cooling-effect-in-social-network/
Vous savez quoi…pour le boulot je suis allé sur le site des impôts pour remplir un formulaire de déclaration….ben ils ont vachement progressé… pré rempli, sauvegarde pour y revenir plus tard…etc.
Ils ont mis le temps mais la ca va dans le sens inverse de la merdification….
Pourquoi pas “l’enmerdissement”?
L’emmerdification ce n’est pas plus de pub ou de produits sponsos, c’est le coeur du produit qui devient moins bon. Par exemple les recherches Google ça marche moins bien dans certains cas même en excluant tout le contenu sponsorisé. (Ceux qui essaient de chercher en anglais quand Google veut absolument te contextualiser en France comprendront.)
La source originale, “enshittification”, ça commence à dater: [https://www.wired.com/story/tiktok-platforms-cory-doctorow/](https://www.wired.com/story/tiktok-platforms-cory-doctorow/)
Et effectivement le terme est maintenant d’usage je le vois apparaitre ici et là.
Tiens, l’article ne cite pas le site du SNCF (SNCF connect) qui est franchement moins bien avec sa barre de recherche générique au lieu du simplissime “d’où tu pars” + “où tu veux aller” + “quand” …
J’ai pas compris l’intérêt de changer…
Vraiment on est prêt à inventer tous les mots possibles pour pas dire “capitalisme”
Vive le web et les algos d’optimisation , rigole en rust et envie de se pendre en PHP.
De toutes façons c’est ChatGPT qui apprend à construire notre avenir avec tout cela, ça va être chouette.
Alors moi personnellement ce qui me surcasse les gonades c’est le besoin de créer un compte pour absolument tout, même quand ça n’a aucun sens. Exemple récent : on passe quelques jours de vacances du côté de Lorient, on veut aller à la cité de la voile. On nous conseille de réserver un créneau en ligne. Vous voyez où ça va, il faut créer un compte pour réserver. Mais c’est complètement débile ! A 99% c’est la seule fois de ma vie où j’irais là-bas, ça me sert à quoi un compte à usage unique ?! Et c’est comme ça partout, pour absolument tout. Tu peux rien faire sans créer un putain de compte.
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