Les ministres de l’Intérieur et de l’Education nationale, Bruno Retailleau et Elisabeth Borne, se sont exprimés depuis Nantes après l’attaque au couteau qui a coûté la vie à une lycéenne et blessé trois autres jeunes, jeudi 24 avril, dans l’établissement Notre-Dame-de-Toutes-Aides. Selon Elisabeth Borne, il n’y a “pas de garantie” qu’un des trois jeunes blessés soit “totalement tiré d’affaire”. Pour Bruno Retailleau, il ne s’agit pas d’un fait divers, mais d’un “fait de société”. Suivez notre direct. 

Le Premier ministre en appelle au “sursaut collectif”. François Bayrou demande “une intensification des contrôles mis en place aux abords et au sein des établissements scolaires”, a fait savoir Matignon dans un communiqué. Le Premier ministre veut également que “des propositions concrètes en matière de prévention, de réglementation et de répression, lui soient soumises sous quatre semaines”. Plus tard, face à des journalistes à Paris, François Bayrou a affirmé que les portiques de sécurité à l’entrée des établissements scolaires étaient “une piste” qu’il n’excluait pas. 

Emmanuel Macron salue le “courage” des professeurs. De son côté, Emmanuel Macron a salué le “courage” des “professeurs” qui ont “sans doute empêché d’autres drames”. “J’adresse mes pensées émues aux familles, aux lycéens et à toute la communauté éducative dont la Nation partage le choc et la peine”, a écrit le président sur X

Le jeune a été maîtrisé par des enseignants. Selon les sources policières à franceinfo, l’élève de 16 ans s’en est d’abord pris à une élève au deuxième étage de l’établissement. Il a ensuite poignardé trois autres lycéens en redescendant, avant d’être maîtrisé par des enseignants. “Il a assailli deux salles de classe”, précise un policier intervenu sur place.

L’élève n’est pas considéré comme radicalisé. “Il présente un profil dépressif”, souligne une source proche de l’enquête à France Télévisions. “A ce stade, le mineur est prostré et mutique en garde à vue”, ajoute une source policière. Une expertise psychiatrique doit être menée dans l’après-midi.

“Ça fait froid dans le dos”, témoigne un élève. “Ça peut arriver à n’importe qui. C’est un quartier assez calme, il ne s’est jamais passé de grave dans ce lycée”, a expliqué un lycée au micro de France 3. “On a vu des gens en pleurs, des gens de seconde. Beaucoup de mouvements de foule, énormément de questionnements”, explique un autre jeune.