Ah tiens Ubisoft ne respecte pas ses clients en plus de ses salariés, étrange…
Ubisoft c’est le nouveau “Florida man”
> Le plaignant, représenté par Noyb, raconte avoir été obligé de se connecter à son compte Ubisoft pour jouer au jeu Far Cry Primal, acheté sur Steam. Cette situation l’a surpris étant donné que le single-player game “ne dispose d’aucune fonctionnalité en ligne”.
N’importe qui possédant le jeu peut le vérifier : une connection est nécessaire uniquement au premier lancement du jeu pour son activation, et il peut ensuite être joué offline sans problème. Ca n’a rien de nouveau, et Ubisoft est loin d’être le seul à le faire depuis de nombreuses années.
> De son côté, le plaignant a examiné l’ensemble des données envoyées à Ubisoft pendant la session de jeu. En 10 minutes de jeu, “150 ensembles DNS uniques” ont été envoyés et “56 demandes d’établissement d’une connexion” entre son ordinateur et “des serveurs externes”, peut-on lire dans la plainte.
J’ai travaillé dans la télémétrie pour différents acteurs du jeu vidéo. 150 requêtes vers un serveur de tracking en 10 minutes de jeu, c’est *extraordinairement banal*. Peu de gens se rendent compte à quel point le tracking de données anonymisées est non seulement une pratique courante, mais quasi-systématique dans le milieu. Et ce n’est pas pour vous vendre de la publicité ciblée ou établir un profil de vous, c’est parce que ces données sont utiles pour savoir quelles fonctionnalités du jeu sont utilisées et comment. Prenez n’importe quel jeu compétitif en ligne : le moindre tir, la moindre attaque, le moindre skill utilisé en cours de jeu est tracké, avec les infos de qui l’a utilisé, quand, et pour combien de dégâts. Ce sont des données cruciales pour l’équilibrage des jeux, et aussi pour décider des futures mises à jour de contenu, des DLCs, des bugfixes prioritaires, etc…
Je n’ai pas le moindre doute sur le fait que 150 requêtes en 10 minutes, même pour un jeu solo, se justifie sans aucun problème. Cette affaire va droit dans le mur, soit par ignorance, soit par pur “Ubi-bashing” parce que c’est une tendance facile du moment pour générer des clics. Et par ailleurs, collecter des données n’est pas interdit par le GDPR, du moment qu’elles respectent quelques principes de base (comme le droit à l’opt-out, l’anonymisation des données ou l’interdiction de la collecte aux joueurs de moins de 13 ans ; conditions toutes respectées ici).
Ubi qui fait de la merde, j’y crois. Par contre faut pas me faire croire que c’est pas le cas de 90% des studios d’ampleur.
Aucune donnée personnelle concernée, circulez y’a rien à voir
C’est pas pour défendre Ubisoft ou tout autre studio sur leur pratique mais en général les jeux aujourd’hui demandent d’accepter le contrat d’utilisateur final.Celui ci est accessible sur Steam sur la page du jeu avant achat et il y est clairement inscrit “Analytics Tools and Ad Serving Technology. UBISOFT uses third party analytics tools to collect information concerning Your and other users’ gaming habits and use of the Product.”
Et la close 4 est un consentement de surveillance de l’utilisation du logiciel. Donc il a forcément accepté le contrat en achetant et en démarrant le jeu probablement aussi. Même si je sais que personne, moi compris prend le temps de les lire.
Et son point comme quoi ce n’est pas nécessaire d’avoir deux plateformes est compréhensible, mais l’éditeur fait ce qu’il veut et steam/valve n’est qu’un vendeur. Encore une c’est clairement indiqué sur la page du jeu.
“Incorporates 3rd-party DRM: Denuvo Anti-tamper
5 different PC within a day machine activation limit
Requires 3rd-Party Account: Uplay (Supports Linking to Steam Account)
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Ah tiens Ubisoft ne respecte pas ses clients en plus de ses salariés, étrange…
Ubisoft c’est le nouveau “Florida man”
> Le plaignant, représenté par Noyb, raconte avoir été obligé de se connecter à son compte Ubisoft pour jouer au jeu Far Cry Primal, acheté sur Steam. Cette situation l’a surpris étant donné que le single-player game “ne dispose d’aucune fonctionnalité en ligne”.
N’importe qui possédant le jeu peut le vérifier : une connection est nécessaire uniquement au premier lancement du jeu pour son activation, et il peut ensuite être joué offline sans problème. Ca n’a rien de nouveau, et Ubisoft est loin d’être le seul à le faire depuis de nombreuses années.
> De son côté, le plaignant a examiné l’ensemble des données envoyées à Ubisoft pendant la session de jeu. En 10 minutes de jeu, “150 ensembles DNS uniques” ont été envoyés et “56 demandes d’établissement d’une connexion” entre son ordinateur et “des serveurs externes”, peut-on lire dans la plainte.
J’ai travaillé dans la télémétrie pour différents acteurs du jeu vidéo. 150 requêtes vers un serveur de tracking en 10 minutes de jeu, c’est *extraordinairement banal*. Peu de gens se rendent compte à quel point le tracking de données anonymisées est non seulement une pratique courante, mais quasi-systématique dans le milieu. Et ce n’est pas pour vous vendre de la publicité ciblée ou établir un profil de vous, c’est parce que ces données sont utiles pour savoir quelles fonctionnalités du jeu sont utilisées et comment. Prenez n’importe quel jeu compétitif en ligne : le moindre tir, la moindre attaque, le moindre skill utilisé en cours de jeu est tracké, avec les infos de qui l’a utilisé, quand, et pour combien de dégâts. Ce sont des données cruciales pour l’équilibrage des jeux, et aussi pour décider des futures mises à jour de contenu, des DLCs, des bugfixes prioritaires, etc…
Je n’ai pas le moindre doute sur le fait que 150 requêtes en 10 minutes, même pour un jeu solo, se justifie sans aucun problème. Cette affaire va droit dans le mur, soit par ignorance, soit par pur “Ubi-bashing” parce que c’est une tendance facile du moment pour générer des clics. Et par ailleurs, collecter des données n’est pas interdit par le GDPR, du moment qu’elles respectent quelques principes de base (comme le droit à l’opt-out, l’anonymisation des données ou l’interdiction de la collecte aux joueurs de moins de 13 ans ; conditions toutes respectées ici).
Ubi qui fait de la merde, j’y crois. Par contre faut pas me faire croire que c’est pas le cas de 90% des studios d’ampleur.
Aucune donnée personnelle concernée, circulez y’a rien à voir
C’est pas pour défendre Ubisoft ou tout autre studio sur leur pratique mais en général les jeux aujourd’hui demandent d’accepter le contrat d’utilisateur final.Celui ci est accessible sur Steam sur la page du jeu avant achat et il y est clairement inscrit “Analytics Tools and Ad Serving Technology. UBISOFT uses third party analytics tools to collect information concerning Your and other users’ gaming habits and use of the Product.”
Et la close 4 est un consentement de surveillance de l’utilisation du logiciel. Donc il a forcément accepté le contrat en achetant et en démarrant le jeu probablement aussi. Même si je sais que personne, moi compris prend le temps de les lire.
Et son point comme quoi ce n’est pas nécessaire d’avoir deux plateformes est compréhensible, mais l’éditeur fait ce qu’il veut et steam/valve n’est qu’un vendeur. Encore une c’est clairement indiqué sur la page du jeu.
“Incorporates 3rd-party DRM: Denuvo Anti-tamper
5 different PC within a day machine activation limit
Requires 3rd-Party Account: Uplay (Supports Linking to Steam Account)
Requires agreement to a 3rd-party EULA
Far Cry Primal EULA
“
Nique ta mère Yves Guillemot
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