Olivier H., le suspect dans l’assassinat d’Aboubakar Cissé, jeune Malien tué vendredi dans la mosquée de la petite commune gardoise de La Grand-Combe, a nié avoir agi par haine de l’islam, a annoncé son avocat italien lundi 28 avril à l’AFP. Cet homme de 21 ans qui s’est constitué prisonnier dimanche soir dans un commissariat de Pistoia en Toscane, a assuré aux enquêteurs “avoir tué la première personne qu’il a trouvée” sur son chemin, selon Giovanni Salvietti. “Il n’a rien dit contre l’islam ou contre les mosquées”, a-t-il ajouté. Toujours d’après l’avocat italien, le suspect ne se souvient pas avoir filmé son geste et ne s’oppose pas à sa remise aux autorités françaises. Suivez notre direct.
Arrêté en Italie. Il était traqué par cinquante policiers et une vingtaine de gendarmes. Olivier H. “s’est rendu de lui-même” dans un commissariat de Pistoia, en Italie, dimanche vers 23 heures, a annoncé à l’AFP le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini. Olivier H., né à Lyon, était inconnu de la police et de la justice. Dans une vidéo postée après les faits, Olivier H. s’était félicité de son acte et insultait la religion de sa victime. “Je l’ai fait (…) ton Allah de merde”, répète-t-il à deux reprises. Sur ces images, l’assaillant disait aussi son souhait de faire au moins deux autres victimes pour devenir un tueur en série.
Une information judiciaire ouverte. Une information judiciaire pour “meurtre aggravé par la préméditation et la circonstance de commission à raison de la race ou de la religion, ainsi que de soustraction d’un criminel à des recherches ou à son arrestation”, a été ouverte, après l’assassinat d’un homme, Aboubakar Cissé, vendredi dans une mosquée de La Grand-Combe près d’Alès (Gard), a annoncé, lundi 28 mai, la procureure de Nîmes. Le pôle criminel du parquet de Nîmes est désormais saisi de l’enquête alors que le principal suspect, en fuite, s’est rendu aux forces de l’ordre en Italie.
La piste d’un crime islamophobe “privilégiée”. Sur BFMTV, le procureur de la République a assuré que “la piste de l’acte antimusulman, de l’acte à connotation islamophobe, (…) est privilégiée”. Mais, a-t-il aussi ajouté, “il y a aussi des éléments qui nous permettent de considérer qu’il y avait certainement d’autres motivations qui l’ont poussé à passer à l’acte. Des motivations de fascination de la mort, d’envie de donner la mort, d’être considéré comme un tueur en série. Tout ceci doit être investigué”.