Le centre d’intérêt d’Elon Musk en Allemagne se résume en trois lettres : AfD pour, Alternative für Deutschland (Alternative pour l’Allemagne), le parti d’extrême droite co-dirigé par Alice Weidel. Musk mentionne rarement l’AfD directement. Mais il met en avant les idées du parti en boostant les comptes d’influenceurs d’extrême droite. Entre le 17 et le 23 février dernier, nous avons dénombré 39 posts où Elon Musk parle de l’Afd. Et il ne cache pas ses intentions : il invite clairement ses followers à voter pour le parti d’extrême droite.
Juste avant les élections de février 2025, Musk relaie des chiffres erronés sur l’immigration ainsi que des extraits de vidéos sorties de leur contexte. Fin janvier, il apporte son soutien à l’AfD lors d’un meeting du parti auquel il assiste en visio-conférence.
Sur X, l’une de ses interlocutrices privilégiées s’appelle Naomi Seibt. Cette influenceuse est parfois surnommée ” l’anti Greta-Thunberg ” pour ses positions climato-sceptiques et anti-immigration.
Fin décembre, Naomi Seibt déclare que les élections allemandes – avancées à février après que le chancelier Olaf Scholz a perdu la confiance des députés – pourraient être annulées ” comme ce fut le cas en Roumanie “. Elon Musk lui répond un mois et demi plus tard en qualifiant le président de l’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, de ” tyran anti-démocratique “.
Huit fois plus de likes grâce à Musk
En six mois, Elon Musk a répondu un peu moins de cinquante fois aux messages du compte @NaomiSeibt. Cela peut paraître une goutte d’eau dans l’océan des posts publiés par l’homme d’affaires. Mais ces quelques messages ont eu un effet immédiat sur l’audience de Naomi Seibt. Nous avons fait le calcul en comparant l’ensemble des posts de l’Allemande sans interaction de Musk par rapport à ceux auxquels Musk a répondu. L’influenceuse allemande obtient en moyenne huit fois plus de likes quand le milliardaire échange avec elle.
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Sources : comptes X @SeibtNaomi et @elonmusk | Calculs RTBF
C’est là qu’une autre dimension du pouvoir d’Elon Musk apparait. Comme ses messages sont le plus souvent des réponses très courtes, un émoji ou une onomatopée, il obtient un maximum d’effet en produisant un minimum d’effort. ” Ça lui prend deux secondes pour répondre à quelqu’un, observe David Chavalarias, directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) en France et auteur de Toxic Data : Comment les réseaux manipulent nos opinions. Il y a toute une proportion de ses tweets qui ne sont qu’une amplification à moindre coût. “
Seul maître à bord
L’autre atout de Musk, c’est qu’il est le maître du jeu sur sa plateforme. Depuis qu’il a racheté Twitter pour le transformer en X, l’algorithme a évolué pour ” privilégier les discours clivants et trompeurs “, analyse Nina Jankowicz, ancienne directrice exécutive d’une commission officielle sur la désinformation aux États-Unis. Citée par nos confrères de la BBC fin 2024, elle affirme que X offre moins de visibilité aux contenus moins controversés.
Un phénomène déjà mis en évidence en 2023 par Paul Bouchaud, doctorant à l’Institut des Systèmes Complexes à Paris. En collaboration avec David Chavalarias et Maziyar Panahi, il a analysé les fils d’actualités d’utilisateurs de X. Leur analyse, publiée dans la revue Scientific Reports, a démontré que les contenus toxiques, choisis par l’algorithme (insultes, menaces…), ont augmenté de 49% au début de cette année-là.
Le flux “Pour vous” a été indubitablement biaisé pour exposer les gens aux publications de Musk et à celles d’autres comptes partageant les mêmes idées.
Timothy Graham, professeur associé à l’université du Queensland en Australie
” Il existe des preuves crédibles selon lesquelles Musk a trafiqué les algorithmes de la plateforme pour se booster lui-même ou pour invisibiliser d’autres comptes “, abonde Timothy Graham, professeur associé en Média Numériques à l’Université du Queensland, en Australie, et co-auteur d’une étude sur les biais de l’algorithme de X pendant la dernière campagne électorale américaine.
” Nous savons également avec certitude que Musk a apporté des changements importants à la plateforme depuis qu’il l’a achetée, notamment en modifiant le système de vérification, en introduisant un système de monétisation, en réduisant considérablement la modération des contenus nuisibles et en mettant en œuvre un modèle d’abonnement qui stimule l’engagement des comptes payants. “
Selon Timothy Graham, cette dynamique était notamment visible lors des mois précédent l’élection de Donald Trump. ” Le flux “Pour vous” [l’onglet de X qui contient des posts auquel l’utilisateur n’est pas nécessairement abonné, mais qui ont été sélectionnés par l’algorithme, NDLR] a été indubitablement biaisé pour exposer les gens aux publications de Musk et à celles d’autres comptes partageant les mêmes idées, bien plus qu’à des comptes démocrates, par exemple. “
Elon MuskSélection d’autres comptes1 jan. 20241 fév. 20241 mar. 20241 avr. 20241 mai. 20241 jui. 20241 jui. 20241 aoû. 20241 sep. 20241 oct. 202401M2M3M3.5M
Le professeur australien poursuit : ” Si vous créez un tas de nouveaux comptes sur la plateforme, les premiers contenus qui vous sont recommandés sont ceux de Musk, ainsi que de personnalités républicaines de premier plan et de plus en plus d’acteurs d’extrême droite, dont certains ont déjà été suspendus sur la plateforme quand c’était encore Twitter et non X (par exemple [l’influenceur masculiniste américain] Andrew Tate ou [le complotiste d’extrême droite américain] Alex Jones).
Elon Musk, qui est présent sur le réseau social depuis 2009, compte aujourd’hui près de 220 millions d’abonnés sur son compte principal (il se murmure qu’il en possède plusieurs autres, plus confidentiels).
Selon des chiffres que nous avons pu retrouver grâce à web.archive.org, le nombre de followers du compte @elonmusk a tout simplement doublé depuis octobre 2022, le moment où il rachète Twitter. Il comptait alors 110 millions d’abonnés.
Il s’est construit une cour de roi où il décide de qui va être influent dans les prochaines heures
David Chavalarias, directeur de recherche au (CNRS) et auteur de ” Toxic Data “
Le milliardaire fait et défait les réputations, il choisit qui il fait monter et qui il réduit au silence. ” Il a conçu X pour que les comptes avec lesquels il interagit deviennent influents “, pointe David Chavalarias. Celui qui a par ailleurs participé à la création du mouvement ” Hello Quitte X “ pour encourager les utilisateurs du réseau à migrer vers d’autres plateformes ajoute : ” Il s’est construit une cour de roi où il décide de qui va être influent dans les prochaines heures, jours ou mois sur X. Il suffit qu’il mette un point d’exclamation sous un tweet deux ou trois fois pour que le compte devienne influent. Il s’est mis au centre du jeu. “
Elon Musk s’arroge aussi le droit de réduire ses détracteurs au silence. C’est ce qu’il a fait en décembre dernier selon le New York Times. Le journal américain écrit que ” trois utilisateurs de X qui se sont disputés avec Elon Musk ont vu leur portée sur la plateforme pratiquement disparaître du jour au lendemain. Ce qui indique que Musk ou d’autres personnes de l’entreprise ont le pouvoir de faire taire les critiques”
Cette ” cour de roi “, nous l’avons mise en forme dans une infographie qui se concentre sur les quelque 1300 messages où il est question de sujets européens. ” Elon Musk est le centre de X “, affirme Mert Can Bayar, chercheur à l’Université de Washington.
Dans la visualisation ci-dessous, Elon Musk est représenté par le point blanc au centre de la cible. Plus le milliardaire a répondu à un compte, plus ce compte est proche du centre. La taille de chaque cercle dépend du nombre de followers du compte en question.
Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, ce n’est pas nécessairement avec les comptes de célébrités connues du grand public ou avec les personnalités politiques, qu’Elon Musk interagit le plus sur X. Son attention se focalise sur des comptes plus petits, mais très actifs.
Autour d’Elon Musk, on trouve un premier cercle de comptes marqués à l’extrême droite. Parmi ceux-ci, nous retrouvons Naomi Seibt, mais aussi @stillgray, le pseudo choisi par Ian Miles Cheong, un podcasteur basé en Malaisie qui s’est fait d’abord connaître sur Reddit avant d’en être exclu. Ian Miles Cheong a signé des chroniques pour Russia Today, un média interdit en France pour actes de propagande russe, et il dialogue à l’occasion avec Dries Van Langenhove sur X.
Toujours dans la sphère d’influence d’Elon Musk, un autre nom attire l’attention : @visegrad24, un compte fort d’1,3 million de followers et qui partage entre autres des contenus en rapport avec la guerre en Ukraine. Selon nos confrères du Monde, Visegrad24 est géré par ” Stefan Tompson, directeur d’une entreprise de marketing politique de Varsovie et conservateur assumé. En 2020, il décide, avec son frère, d’ouvrir anonymement ce compte comme un contrepoint à la couverture, jugée trop critique, des médias sur les pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie), à l’époque tous dirigés par des partis conservateurs. “.
Autre interlocuteur privilégié de Musk : Mario Nawfal, un influenceur australo-libanais très apprécié du milliardaire. C’est littéralement le compte favori de Musk, celui avec lequel il a le plus échangé ces derniers mois. Les deux hommes discutent presque quotidiennement, entre autres sur l’actualité nationale américaine et internationale.
Quant à Petersweden7, il s’appelle en réalité Peter Imanuelsen rapporte le site Conspiracy Watch qui le qualifie de ” conspirationniste européen d’extrême droite “.
Mais le plus proche du maître du jeu, avec trente réponses sur des sujets européens, c’est Inevitable West, un compte dont la photo de profil mélange les drapeaux américain et britannique et qui se définit comme ” défenseur de la culture et des valeurs occidentales “. Qui se cache derrière ce pseudo ? Mystère. Contacté par la BBC, son auteur déclare que ” le but de [son] compte X est d’être la voix de la majorité silencieuse du monde occidental “. Se présentant comme ” non russe ” et issu ” de la génération Z ” (qui désigne les personnes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2010), Inevitable West dégagerait même un revenu de plusieurs milliers d’euros par mois grâce à ses posts sur X.
Une ” nouvelle élite ”
Ces comptes qui forment le premier cercle très proche d’interaction d’Elon Musk constituent ce que des chercheurs américains de l’Université de Washington ont appelé ” la nouvelle élite “. Une forme de nouvelle ” oligarchie de l’information ” sur X.
” On parle de nouvelle élite car il s’agit de nouveaux comptes qui ont acquis un pouvoir de dissémination de l’information disproportionné sur X “, explique Mert Can Bayar. Le chercheur à l’Université de Washington a observé trois moments intenses d’actualité dont les tentatives d’assassinat contre Trump. Il explique avoir ainsi repéré neuf comptes ayant reçu plus d’1,2 million de retweets en seulement trois jours, alors que des médias traditionnels n’en ont reçu que quelques centaines de milliers.
Lors de ces ” pics ” d’actualité, l’équipe de chercheurs de Washington observe ce qu’ils appellent un phénomène de ” newsbrokering “, ” un comportement ” en ligne qui consiste à ” sélectionner et diffuser de l’information de façon informelle. Une information souvent basée sur l’émotion, le partage de graphiques, d’une manière qui dépasse les institutions formelles et structurées de dissémination de l’information comme les journaux. C’est en quelque sorte une nouvelle façon, une méthode d’influenceurs pour disséminer l’information “. Une poignée de comptes privilégiés, ceux qui bénéficient de l’attention de Musk, sont qualifié de ” newsbrokers ” (un terme que l’on pourrait traduire par ” courtiers de l’information “) par l’équipe de recherche américaine.
C’est indubitablement ce qui permet de faire fonctionner l’offensive idéologique d’Elon Musk à grand renfort de posts sur X. Ces comptes peuvent être ceux d’individus clairement identifiés comme Mario Nawfal ou Naomi Seibt. Ils peuvent aussi être des collectifs comme le compte Visegrad24 qui est géré par un duo.
Et ils ont quelques points communs dans leur fonctionnement. Pour faire partie de cette ” nouvelle élite “, la première chose à faire est de poster beaucoup. Vraiment énormément. Pour être un ” newsbroker “, il faut ” mettre beaucoup d’effort dans son compte ” et ” vous devez construire votre base de followers “.
Par exemple, explique Mert Can Bayar, lors d’un événement majeur qui fait l’actualité, lorsque la BBC ou Fox News publient deux ou trois fois sur la plateforme, ” Mario Nawfal, lui, tweete une vingtaine de fois “. Il poste une vidéo, un commentaire personnel ou l’info venant d’un autre média, souvent sans lien vers le contenu original pour inciter l’audience à rester sur X.
Il y a donc une sorte de conquête de l’espace médiatique sur X. Et une conquête idéologique. D’autant plus que, lors des ” pics d’actualité “, ces newsbrokers alimentent l’avidité de leurs followers. Quand l’actualité s’emballe, certains internautes se transforment en effet en ” junkies de l’information ” à la recherche de nouveaux contenus plus éditorialisés ou sensationnels.
Ces newsbrokers vont voir les événements d’actualité comme des opportunités
Mert Can Bayar, chercheur américain à l’Université de Washington
” Ce qu’il faut comprendre c’est que ces comptes sont ceux d’influenceurs de base. Pendant les événements de crise dans l’actualité, ils peuvent agir comme des sources d’information et cela crée un immense engagement sur la plateforme pour eux. Les gens vont les suivre. (…) Donc ces newsbrokers vont voir ces événements d’actualité comme des opportunités pour eux d’obtenir plus de followers, plus d’attention et peut être l’attention de Musk s’ils ont de la chance “.
Lorsqu’Elon Musk commente ou partage les posts de n’importe quel compte, il sert en quelque sorte de ” validation ” pour ces comptes. Un des exemples les plus emblématiques de cet effet, c’est le compte de l’influenceur australo-libanais Mario Nawfal. Souvenez-vous, il faisait partie des comptes proches d’Elon Musk sur notre visualisation. En 2022, Nawfal comptait un peu plus de 152.000 abonnés sur X. Il en totalise aujourd’hui plus de 2,2 millions, environ 15 fois plus.
Mais des acteurs plus petits bénéficient aussi de l’effet Musk. Dries Van Langenhove est de ceux-là. À la manière de ce que nous avons fait pour Naomi Seibt, nous avons récupéré l’archive complète des messages du Belge sur ces six derniers mois. Elon Musk a interagi trois fois avec Dries Van Langenhove sur cette période. Avec une conséquence immédiate sur sa popularité : Musk lui permet de récolter 70 fois plus de likes et 127 fois plus de reposts qu’en temps normal.
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Sources : comptes X @DVanLangenhove et @elonmusk | Calculs RTBF
” Un système pyramidal d’engagement avec Musk au sommet ”
Ces chiffres posent la question de la position dominante d’Elon Musk sur le réseau social et des thématiques mises en avant dans le débat public. ” Elon Musk a vraiment une tendance à influencer, accompagner, les différentes formes d’extrême droite dans tous les pays “, avance David Chavalarias. Et l’extrême droite le lui rend bien.
Timothy Graham appelle ça ” l’effet Musk en action “. Selon lui, ” l’un des principaux moteurs de ce phénomène est le nombre considérable de comptes “blue tick” qui interagissent avec Musk [les comptes certifiés qui payent un abonnement mensuel au réseau social, NDLR]. Ils essayent d’attirer l’attention, car nombre d’entre eux tirent des revenus du système de partage des recettes publicitaires. Et en même temps, ils bénéficient d’une visibilité accrue dans les réponses parce qu’ils ont un abonnement payant à X. Cela crée donc une boucle de rétroaction qui stimule l’engagement “.
Rien d’étonnant donc, comme l’expliquait récemment Le Monde, que des figures d’extrême droite tentent d’attirer l’attention d’Elon Musk sur X. Le média français racontait comment des comptes comme celui de FdeSouche ou encore Sarah Knafo, eurodéputée membre du Groupe L’Europe des nations souveraines (ENS) et compagne du polémiste Eric Zemmour, interpellent le patron du réseau à grand renfort de post en anglais.
Timothy Graham décrit X comme ” un système pyramidal d’engagement avec Musk au sommet. Les gens tentent leur chance et essayent d’obtenir le coup de pouce qui les propulsera en haut de la pyramide. La possibilité ultime étant d’être boosté par Musk lui-même. Cela a pour conséquence que tout l’écosystème des “blue ticks” autour de Musk concentre son attention sur vous pendant cette période. Et ce tout en essayant de gagner de l’argent ou d’attirer l’attention politique sur vous “.
Écho dans les médias mainstream
Toute cette dynamique pourrait se produire en vase clos. Après tout, X n’est qu’une plateforme parmi d’autres, un réseau fréquenté par moins de deux adultes Belges sur dix, d’après les derniers chiffres disponibles publiés fin avril 2025. Mais c’est là que la machine médiatique se met en action : être mis en avant par Elon Musk devient une actualité à part entière.
C’est précisément ce qui est arrivé à Dries Van Langenhove les quelques fois où le milliardaire lui a répondu. L’ex-élu Vlaams Belang a bénéficié de relais dans la presse traditionnelle, chez nos confrères de RTL, de la Dernière Heure ou du Morgen
” Il ne suffit pas d’être présent sur X ou d’être amplifié sur X pour percoler dans l’espace public en général, observe Grégoire Lits directeur de l’Observatoire de recherche sur les médias et le journalisme (ORM) et chargé de cours à l’UCLouvain. Pourquoi ça va avoir beaucoup d’effet dans l’espace public ? C’est notamment parce que des médias mainstream vont relayer l’information. Et ça, ça peut avoir beaucoup plus d’impact encore. “
En définitive, c’est bel et bien une nébuleuse d’extrême droite qui se met en place sur X, avec Elon Musk en chef d’orchestre qui rythme la cadence.
S’il privilégie des influenceurs politiques peu connus du grand public mais très actifs dans ces réseaux, les figures plus connues ne sont pas en reste. C’est le cas par exemple de Tommy Robinson, ancien leader de l’English Defence League et figure majeure de l’extrême droite britannique. Xénophobe, anti-islam, il incarne aujourd’hui la droite dure que Musk soutient, au point de relayer un documentaire de près de deux heures que Robinson a publié sur X, où il présente une vision jugée catastrophique en matière d’immigration du Royaume Uni.
Au-delà de l’Allemagne et du Royaume-Uni, Elon Musk mentionne également des personnalités d’extrême droite issues du reste de l’Europe : le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini et la Première ministre Giorgia Meloni, ou encore le Premier ministre hongrois Viktor Orban.
Elon Musk s’est aussi prononcé pour la libération de Marine Le Pen le 4 avril 2025, suite à sa condamnation pour détournement de fonds publics. La cheffe de file du RN a été mentionnée au total dans 13 posts du milliardaire.