Le gaz naturel, une énergie verte? Cette affirmation fait s’étrangler les écologistes. Mais selon un document dévoilé mardi par le site Contexte et par l’AFP, la France et au moins sept pays européens soutiennent la classification du gaz naturel et du nucléaire parmi les énergies considérées comme “durables” par l’Union européenne (UE). Dans les sphères européennes, cela fait des mois que ce dossier explosif captive l’attention. Dans un contexte de hausse des tarifs du gaz et de l’électricité, ce sujet mêle urgences environnementales, enjeux économiques et jeux de pouvoir diplomatiques. Le JDD rembobine.
## Un enjeu qui se chiffre en milliards
Derrière ce débat, un dossier au nom technique : la taxonomie européenne, qui doit être finalisée à la fin de l’année. Lancé en 2018 par la Commission européenne, ce chantier consiste à lister des activités vertueuses pour le climat. Plus précisément, il s’agit de définir un seuil d’émissions de gaz à effet de serre en-dessous duquel telle activité serait considérée comme “verte”.
A la clé : l’accès à la finance verte, notamment aux “obligations vertes” émises par l’UE, soit 250 milliards d’euros d’ici à la fin 2026. L’enjeu pour Bruxelles est de flécher les investissements publics et privés vers la transition écologique, afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.
## En coulisses, une bataille entre pro et anti-nucléaire
Dans les premiers textes édictés par Bruxelles, la question du nucléaire était renvoyée à plus tard, tout comme celle du gaz naturel. En coulisses, la France plaide la cause de l’atome, qui représente 67,1% de son mix énergétique électrique. Elle vante une énergie décarbonée, quand les opposants font valoir que les déchets nucléaires ou l’utilisation d’eau par les centrales pourraient être une menace pour l’environnement. L’enjeu est aussi financier : le gouvernement doit trouver les crédits pour rénover son parc vieillissant et financer les mini-réacteurs annoncés par Emmanuel Macron mi-octobre.
Dans cette campagne de lobbying, Paris s’appuie sur l’avis du Centre de Recherche de la Commission européenne. “Les analyses n’ont pas révélé la moindre preuve scientifique que l’énergie nucléaire fasse plus de mal à la santé humaine ou à l’environnement que d’autres technologies de production d’électricité déjà incluses dans la taxonomie”, conclut le rapport, révélé par le site Contexte en mars dernier.
En juillet, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, le Luxembourg et l’Espagne se sont opposés à l’inclusion du nucléaire dans une lettre à la Commission. Les ministres français Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher ont répliqué mi-octobre par une tribune dans Le Figaro, soutenue par neuf autres pays européens.
## Une alliance entre pronucléaire et partisans du gaz fossile
C’est là qu’entre en scène le gaz naturel. Sur le papier, il n’a rien d’une énergie verte. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), une centrale au gaz émet 490 grammes de CO2/kilowattheure sur son cycle de vie. C’est bien moins que le charbon (820) mais beaucoup plus que le nucléaire (12). Dans son plan pour tendre vers la neutralité carbone, la Commission européenne estime d’ailleurs qu’il faudrait diminuer d’au moins 30% le recours au gaz.
Mais de nombreux pays d’Europe centrale et orientale, en retard sur le développement du renouvelable, misent sur les infrastructures gazières pour réduire leur dépendance au charbon. Et souhaitent donc ajouter le gaz naturel à la taxonomie européenne, par exemple dans la catégorie des “activités transitoires”, celles qui se substituent à des activités plus polluantes encore. L’Allemagne, gourmande en gaz, avait ouvert la voie mi-octobre à un compromis, en attendant que le nouveau gouvernement ne clarifie sa position.
Dès lors, l’hypothèse d’une alliance entre pronucléaire et pro-gaz était sur la table, alimentée par un tweet de l’ambassadeur de France en République tchèque fin septembre. Elle est confirmée par le document dévoilé en début de semaine. Destiné à la Commission européenne, ce texte émane selon l’AFP de la France et est soutenu par au moins sept autres Etats membres : la Croatie, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. Il propose que les centrales nucléaires et les centrales électriques au gaz soient éligibles aux financements verts.
## “Alliance mortifère”
Sans confirmer être à l’origine de ce document, le gouvernement s’est dit prêt à accepter l’inclusion du gaz avec “des conditions strictes”. “Concrètement, ne pourraient être éligibles à la taxonomie que les centrales gaz les plus efficaces, à condition de ne fonctionner qu’en pointe, c’est-à-dire un nombre d’heures réduit dans l’année, en soutien aux énergies renouvelables intermittentes, et uniquement pendant une période de transition, pas au-delà de 2030”, a cherché à rassurer le ministère de la Transition énergétique auprès de l’AFP.
Pour les ONG écologistes, ce compromis s’apparente à du greenwashing (ou écoblanchiment). Le Réseau Action Climat y voit “une alliance mortifère en faveur du gaz pour sauver le nucléaire” et accuse Paris, en pleine COP26, de “jouer le jeu des énergies fossiles”. L’ONG Reclaim France fustige de son côté un “travail de sape” de la taxonomie verte, qui pourrait signer “l’arrêt de mort d’une pièce maîtresse de la finance durable dans l’UE”. “Hier, à la tribune de la COP26, le président Macron évoquait une fois de plus la nécessité de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Nous savons que pour y parvenir, nous devons mettre fin à la consommation d’énergies fossiles – y compris du gaz fossile”, a dénoncé dans un communiqué Pierre Cannet, directeur du plaidoyer au WWF France.
Deux points de vue s’opposent donc : d’un côté, ceux qui voient dans le nucléaire un levier de la transition écologique et dans le gaz une énergie de transition ; de l’autre, ceux qui craignent que ces choix retardent le développement du renouvelable.
Et la Commission? Elle temporise, envoyant des signaux contradictoires. Début septembre, le commissaire au Budget, Johannes Hahn, anti-nucléaire, affirmait que les projets liés à l’atome ou au gaz naturel seraient exclus des obligations vertes, quelle que soit l’issue de la taxonomie. Mais le 22 octobre, après un Conseil européen, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, tweetait : “Nous avons besoin de sources stables, comme le nucléaire, et pendant la transition, le gaz.” L’UE joue gros : s’ils jugent la taxonomie peu crédible, les investisseurs internationaux pourraient placer leur argent ailleurs, détruisant l’ambition des Européens de devenir les leaders de la finance verte.
Titre peu clair : la France veut juste le nucléaire, le reste est le résultat d’un accord avec l’Allemagne et les autres pollueurs.
C’est ça ou bien planter complètement les investissements dans le nucléaire. La question du financement est clé, ça impacte directement les tarifs à l’arrivée.
Climat : pourquoi la France appelle l’UE à classer le nucléaire et le gaz parmi les énergies “vertes”
Parce que c’en est une tout simplement.
La stratégie allemande est risquée mais pourrait payer.
J’ai mis du temps à comprendre l’intérêt allemand à pousser le gaz pour la production pilotable au lieu du nucléaire.
Si le peuple allemand est majoritairement anti-nucléaire, ce n’est pas seulement une décision électoraliste, mais c’est aussi une décision stratégique sur un pari à moyen terme.
L’idée est de développer le maximum d’infrastructures gazières, qui remplissent un rôle sur la production d’électricité et sur l’acheminement vers les industries ayant besoin de gaz.
À moyen terme, ces infrastructures peuvent être converties pour transporter de l’hydrogène à la place.
Il y a des tas de projets en cours qui tablent sur ça au niveau européen.
L’Allemagne mise donc sur une production massive d’hydrogène (amélioration des procédés, percée vers de nouveaux procédés, utilisation de l’électricité en surplus des ENR pour électrolyse).
L’un des problèmes de l’hydrogène, une fois produit, c’est l’acheminement vers le lieu d’utilisation, qui est très carboné. Réutiliser les pipelines existantes (nécessitant des investissements de conversion) résoudrait ce problème.
L’Allemagne pourrait bien devenir un leader européen de la production d’une ressource remplaçant en partie le pétrole et le gaz naturel.
C’est mauvais à court terme mais ça pourrait payer à moyen terme.
Ça promet, les investissements dans les systèmes de production sont en générale de longue durée, donc on va soit se taper ces centrales à gaz pendant 20+ ans soit devoir indemniser les producteurs d’ici quelques années. C’est tout à fait à dormir debout.
Avant de vous donner mon avis sur l’énergie je vais vous détailler les avantages et inconvénients de chaques énergies
**Le nucléaire**
• La fission nucléaire : produits de grande quantités d’énergie avec très peu de rejet de CO2, son problème principal étant les déchets nucléaires non recyclables
**Énergies propres qui requiert un contexte géologique**
• La géothermie : très propre mais utilisable que sur des sites géologiques précis
• Hydraulique par barrage, plutôt propre quelques inconvénients comme la destruction d’écosystèmes à cause des lac de barrage, utilisable à condition qu’il y est une rivière (en France la quasi-totalité est déjà exploité)
**Énergies renouvelables à taux de production instables**
• Solaire : problème métaux à miner dans des mines à ciel ouvert pour produire les panneaux et problème de recyclage, avec de la recherche on arrivera peut être à faire mieux, plus production instable requiert du soleil
• Éolien problème de recyclage des matériaux (déjà plus simple que le solaire), production instable requiert du vent
• Maré motrices, encore en développement, pourquoi pas (production probablement instable cependant)
Pour limiter l’effet d’instabilité de la production l’ont peut mettre en place une petite quantité des 3 sources, il faudra cependant garder une source d’énergie modulable (Nucléaire, gaz, charbon, pétrole…) pour compenser les moments où ces énergies produisent moins.
**Alternative viables face à la fission nucléaire, en développement**
• Hydraulique par courant marin : peut être une alternative viable à la fission nucléaire, encore en développement, problème de raccord électrique vu que la méga turbine est sous l’eau
• Fusion nucléaire : ce serait l’alternative ultime car cette énergie aurait les avantages de la fission nucléaire sans ces inconvénients. La fusion ne crée pas des déchets radioactifs avec une aussi longue demie vie et il n’y a pas de réaction en chaîne enlevant les risques de l’uranium
**Énergies salles, en général utilisées pour compenser les manques d’énergie par les sources instables**
• Toutes les énergies type pétrole, charbon, gaz… Les pires niveau CO2 et niveau destruction de la planète
**Autres énergies**
• Biomasse (combustion) : peut être propre si l’on replante les arbres mais malheureusement cela produits très peut par rapport à la surface dédié
Conclusion
J’ai peut-être oublié d’autres petites source d’énergie, vous pouvez évidemment vérifier mes propos par des articles scientifiques.
Mon avis étant que renoncer à la fission nucléaire dès maintenant est encore trop tôt car les alternatives viables sont en développement. Utiliser que des énergies comme l’éolien n’est pas vraiment viable car trop instable, une autre source d’énergie est obligatoire pour pouvoir suivre les pics de consommation et les moments de faible production.
Si l’on regarde ce qu’a fait l’Allemagne le kWh rejette beaucoup plus de CO2 que celui de la France qui tourne à 70% avec de la fission nucléaire.
Le changement pourras ce faire quand on aura assez développé une alternative viable (voir ma liste au dessus).
Par contre aucune raison de classer le gaz ainsi qui fait partie des énergies les plus sales au niveau CO2 après le charbon et le pétrole.
6 comments
Le gaz naturel, une énergie verte? Cette affirmation fait s’étrangler les écologistes. Mais selon un document dévoilé mardi par le site Contexte et par l’AFP, la France et au moins sept pays européens soutiennent la classification du gaz naturel et du nucléaire parmi les énergies considérées comme “durables” par l’Union européenne (UE). Dans les sphères européennes, cela fait des mois que ce dossier explosif captive l’attention. Dans un contexte de hausse des tarifs du gaz et de l’électricité, ce sujet mêle urgences environnementales, enjeux économiques et jeux de pouvoir diplomatiques. Le JDD rembobine.
## Un enjeu qui se chiffre en milliards
Derrière ce débat, un dossier au nom technique : la taxonomie européenne, qui doit être finalisée à la fin de l’année. Lancé en 2018 par la Commission européenne, ce chantier consiste à lister des activités vertueuses pour le climat. Plus précisément, il s’agit de définir un seuil d’émissions de gaz à effet de serre en-dessous duquel telle activité serait considérée comme “verte”.
A la clé : l’accès à la finance verte, notamment aux “obligations vertes” émises par l’UE, soit 250 milliards d’euros d’ici à la fin 2026. L’enjeu pour Bruxelles est de flécher les investissements publics et privés vers la transition écologique, afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.
## En coulisses, une bataille entre pro et anti-nucléaire
Dans les premiers textes édictés par Bruxelles, la question du nucléaire était renvoyée à plus tard, tout comme celle du gaz naturel. En coulisses, la France plaide la cause de l’atome, qui représente 67,1% de son mix énergétique électrique. Elle vante une énergie décarbonée, quand les opposants font valoir que les déchets nucléaires ou l’utilisation d’eau par les centrales pourraient être une menace pour l’environnement. L’enjeu est aussi financier : le gouvernement doit trouver les crédits pour rénover son parc vieillissant et financer les mini-réacteurs annoncés par Emmanuel Macron mi-octobre.
Dans cette campagne de lobbying, Paris s’appuie sur l’avis du Centre de Recherche de la Commission européenne. “Les analyses n’ont pas révélé la moindre preuve scientifique que l’énergie nucléaire fasse plus de mal à la santé humaine ou à l’environnement que d’autres technologies de production d’électricité déjà incluses dans la taxonomie”, conclut le rapport, révélé par le site Contexte en mars dernier.
En juillet, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, le Luxembourg et l’Espagne se sont opposés à l’inclusion du nucléaire dans une lettre à la Commission. Les ministres français Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher ont répliqué mi-octobre par une tribune dans Le Figaro, soutenue par neuf autres pays européens.
## Une alliance entre pronucléaire et partisans du gaz fossile
C’est là qu’entre en scène le gaz naturel. Sur le papier, il n’a rien d’une énergie verte. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), une centrale au gaz émet 490 grammes de CO2/kilowattheure sur son cycle de vie. C’est bien moins que le charbon (820) mais beaucoup plus que le nucléaire (12). Dans son plan pour tendre vers la neutralité carbone, la Commission européenne estime d’ailleurs qu’il faudrait diminuer d’au moins 30% le recours au gaz.
Mais de nombreux pays d’Europe centrale et orientale, en retard sur le développement du renouvelable, misent sur les infrastructures gazières pour réduire leur dépendance au charbon. Et souhaitent donc ajouter le gaz naturel à la taxonomie européenne, par exemple dans la catégorie des “activités transitoires”, celles qui se substituent à des activités plus polluantes encore. L’Allemagne, gourmande en gaz, avait ouvert la voie mi-octobre à un compromis, en attendant que le nouveau gouvernement ne clarifie sa position.
Dès lors, l’hypothèse d’une alliance entre pronucléaire et pro-gaz était sur la table, alimentée par un tweet de l’ambassadeur de France en République tchèque fin septembre. Elle est confirmée par le document dévoilé en début de semaine. Destiné à la Commission européenne, ce texte émane selon l’AFP de la France et est soutenu par au moins sept autres Etats membres : la Croatie, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. Il propose que les centrales nucléaires et les centrales électriques au gaz soient éligibles aux financements verts.
## “Alliance mortifère”
Sans confirmer être à l’origine de ce document, le gouvernement s’est dit prêt à accepter l’inclusion du gaz avec “des conditions strictes”. “Concrètement, ne pourraient être éligibles à la taxonomie que les centrales gaz les plus efficaces, à condition de ne fonctionner qu’en pointe, c’est-à-dire un nombre d’heures réduit dans l’année, en soutien aux énergies renouvelables intermittentes, et uniquement pendant une période de transition, pas au-delà de 2030”, a cherché à rassurer le ministère de la Transition énergétique auprès de l’AFP.
Pour les ONG écologistes, ce compromis s’apparente à du greenwashing (ou écoblanchiment). Le Réseau Action Climat y voit “une alliance mortifère en faveur du gaz pour sauver le nucléaire” et accuse Paris, en pleine COP26, de “jouer le jeu des énergies fossiles”. L’ONG Reclaim France fustige de son côté un “travail de sape” de la taxonomie verte, qui pourrait signer “l’arrêt de mort d’une pièce maîtresse de la finance durable dans l’UE”. “Hier, à la tribune de la COP26, le président Macron évoquait une fois de plus la nécessité de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Nous savons que pour y parvenir, nous devons mettre fin à la consommation d’énergies fossiles – y compris du gaz fossile”, a dénoncé dans un communiqué Pierre Cannet, directeur du plaidoyer au WWF France.
Deux points de vue s’opposent donc : d’un côté, ceux qui voient dans le nucléaire un levier de la transition écologique et dans le gaz une énergie de transition ; de l’autre, ceux qui craignent que ces choix retardent le développement du renouvelable.
Et la Commission? Elle temporise, envoyant des signaux contradictoires. Début septembre, le commissaire au Budget, Johannes Hahn, anti-nucléaire, affirmait que les projets liés à l’atome ou au gaz naturel seraient exclus des obligations vertes, quelle que soit l’issue de la taxonomie. Mais le 22 octobre, après un Conseil européen, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, tweetait : “Nous avons besoin de sources stables, comme le nucléaire, et pendant la transition, le gaz.” L’UE joue gros : s’ils jugent la taxonomie peu crédible, les investisseurs internationaux pourraient placer leur argent ailleurs, détruisant l’ambition des Européens de devenir les leaders de la finance verte.
Titre peu clair : la France veut juste le nucléaire, le reste est le résultat d’un accord avec l’Allemagne et les autres pollueurs.
C’est ça ou bien planter complètement les investissements dans le nucléaire. La question du financement est clé, ça impacte directement les tarifs à l’arrivée.
Climat : pourquoi la France appelle l’UE à classer le nucléaire et le gaz parmi les énergies “vertes”
Parce que c’en est une tout simplement.
La stratégie allemande est risquée mais pourrait payer.
J’ai mis du temps à comprendre l’intérêt allemand à pousser le gaz pour la production pilotable au lieu du nucléaire.
Si le peuple allemand est majoritairement anti-nucléaire, ce n’est pas seulement une décision électoraliste, mais c’est aussi une décision stratégique sur un pari à moyen terme.
L’idée est de développer le maximum d’infrastructures gazières, qui remplissent un rôle sur la production d’électricité et sur l’acheminement vers les industries ayant besoin de gaz.
À moyen terme, ces infrastructures peuvent être converties pour transporter de l’hydrogène à la place.
Il y a des tas de projets en cours qui tablent sur ça au niveau européen.
L’Allemagne mise donc sur une production massive d’hydrogène (amélioration des procédés, percée vers de nouveaux procédés, utilisation de l’électricité en surplus des ENR pour électrolyse).
L’un des problèmes de l’hydrogène, une fois produit, c’est l’acheminement vers le lieu d’utilisation, qui est très carboné. Réutiliser les pipelines existantes (nécessitant des investissements de conversion) résoudrait ce problème.
L’Allemagne pourrait bien devenir un leader européen de la production d’une ressource remplaçant en partie le pétrole et le gaz naturel.
C’est mauvais à court terme mais ça pourrait payer à moyen terme.
Ça promet, les investissements dans les systèmes de production sont en générale de longue durée, donc on va soit se taper ces centrales à gaz pendant 20+ ans soit devoir indemniser les producteurs d’ici quelques années. C’est tout à fait à dormir debout.
Avant de vous donner mon avis sur l’énergie je vais vous détailler les avantages et inconvénients de chaques énergies
**Le nucléaire**
• La fission nucléaire : produits de grande quantités d’énergie avec très peu de rejet de CO2, son problème principal étant les déchets nucléaires non recyclables
**Énergies propres qui requiert un contexte géologique**
• La géothermie : très propre mais utilisable que sur des sites géologiques précis
• Hydraulique par barrage, plutôt propre quelques inconvénients comme la destruction d’écosystèmes à cause des lac de barrage, utilisable à condition qu’il y est une rivière (en France la quasi-totalité est déjà exploité)
**Énergies renouvelables à taux de production instables**
• Solaire : problème métaux à miner dans des mines à ciel ouvert pour produire les panneaux et problème de recyclage, avec de la recherche on arrivera peut être à faire mieux, plus production instable requiert du soleil
• Éolien problème de recyclage des matériaux (déjà plus simple que le solaire), production instable requiert du vent
• Maré motrices, encore en développement, pourquoi pas (production probablement instable cependant)
Pour limiter l’effet d’instabilité de la production l’ont peut mettre en place une petite quantité des 3 sources, il faudra cependant garder une source d’énergie modulable (Nucléaire, gaz, charbon, pétrole…) pour compenser les moments où ces énergies produisent moins.
**Alternative viables face à la fission nucléaire, en développement**
• Hydraulique par courant marin : peut être une alternative viable à la fission nucléaire, encore en développement, problème de raccord électrique vu que la méga turbine est sous l’eau
• Fusion nucléaire : ce serait l’alternative ultime car cette énergie aurait les avantages de la fission nucléaire sans ces inconvénients. La fusion ne crée pas des déchets radioactifs avec une aussi longue demie vie et il n’y a pas de réaction en chaîne enlevant les risques de l’uranium
**Énergies salles, en général utilisées pour compenser les manques d’énergie par les sources instables**
• Toutes les énergies type pétrole, charbon, gaz… Les pires niveau CO2 et niveau destruction de la planète
**Autres énergies**
• Biomasse (combustion) : peut être propre si l’on replante les arbres mais malheureusement cela produits très peut par rapport à la surface dédié
Conclusion
J’ai peut-être oublié d’autres petites source d’énergie, vous pouvez évidemment vérifier mes propos par des articles scientifiques.
Mon avis étant que renoncer à la fission nucléaire dès maintenant est encore trop tôt car les alternatives viables sont en développement. Utiliser que des énergies comme l’éolien n’est pas vraiment viable car trop instable, une autre source d’énergie est obligatoire pour pouvoir suivre les pics de consommation et les moments de faible production.
Si l’on regarde ce qu’a fait l’Allemagne le kWh rejette beaucoup plus de CO2 que celui de la France qui tourne à 70% avec de la fission nucléaire.
Le changement pourras ce faire quand on aura assez développé une alternative viable (voir ma liste au dessus).
Par contre aucune raison de classer le gaz ainsi qui fait partie des énergies les plus sales au niveau CO2 après le charbon et le pétrole.