“De plus, avec l’allongement de l’espérance de vie, le patrimoine se concentre de plus en plus dans la poche des seniors : plus de six ménages sur dix héritent à plus de 60 ans, indique l’Insee. Un âge auquel on a davantage tendance à thésauriser qu’à lancer sa start-up ou à placer ses fonds dans le capital-investissement pour aider les entreprises à grandir. Entre 60 et 69 ans, le taux d’épargne moyen est de 18 %, contre moins de 10 % avant 40 ans. Et selon une récente étude de la banque publique d’investissement Bpifrance, les plus de 50 ans constituent 28 % de la population active mais ne représentent que 20 % des créateurs d’entreprise.”
Cet article est déprimant. Le système d’héritage tel qu’il existe aujourd’hui est très favorable aux plus riches, mais il est défendu par les plus pauvres, par méconnaissance du système.
Alors que si l’héritage était complètement et équitablement redistribué aux jeunes, on pourrait sans doute tous s’acheter un appartement dès nos 20 ans.
Parce que le travail ne paie plus. Même avec un bon salaire c’est mission impossible pour accéder à la propriété.
<usul.mp3>
*Mais t’es pas riche ducon !*
C’est incroya… REGARDEZ LÀ-BAS, UNE FEMME VOILÉE !!
Rappel que le **taux d’imposition effectif moyen** sur les actifs transmis est, en France, de l’ordre de **5%** et même de l’ordre de **3%** pour ce qui est transmis en ligne directe (source: France Stratégie, la fiscalité des héritages).
Rappel aussi que l’**héritage médian** est de l’ordre de **70000 euros** (source: Conseil d’analyse économique) soit très en deçà de l’abattement de 100k en ligne directe. Et en sachant que les premiers paliers après ça sont loin d’être gigantesques puisque pour dépasser 20% sur la tranche considérée (et non sur la totalité), il faut déjà dépasser 652 325 € d’héritage par enfant.
L’impôt sur les successions concerne une petite minorité de personnes. Qui non content de disposer d’une quantité importante de niches fiscales pour y échapper (notamment en termes de donations de parts d’entreprise via le pacte Dutreil et bien d’autres encore), disposent de médias pour nous pondre des sujets récurrents afin qu’on veuille, nous aussi, toujours faire baisser cet impôt bien qu’il ne nous concerne pas.
Bref, nous reconstruisons des dynasties. Et elles s’équipent pour durer. Les dynasties coûtent cher à entretenir en plus de miner les fondements mêmes de la démocratie.
Il y a quelque chose qui me surprend dans l’article, c’est le très faible pourcentage d’héritages au dessus de 100 000 € par enfant (15% des héritages). Dans ma tête, beaucoup de retraités actuels étaient propriétaires de leur logement et/ou d’un logement secondaire, y compris parmi les classes moyennes. Or un appartement à 250 000 € (ce qui n’est pas abberant en France) divisé par deux enfants, paf, on passe au dessus. Peut-être que c’est biaisé par le fait que les époux continuent à se faire hériter entre eux au lieu de faire hériter directement leurs enfants ?
Sinon il y a une grosse bataille culturelle à mener sur le fait que non, taxer les heritages, ce n’est pas taxer le fruit d’une vie de travail légué à ses enfants. Aujourd’hui, c’est taxer le résultat de rentes, de plus values et d’héritages précédents. Je veux bien croire qu’on puisse mettre 150 000 € par enfant de côté par son pur travail sur une vie, mais au dessus, c’est forcément de l’héritage et du revenu du capital.
Prenons le cas d’une maison léguée par quelqu’un qui a aujourd’hui 80 ans : une grosse partie de sa valeur ne vient pas des versements prélevés sur le salaire pour rembourser le prêt, mais tout simplement de la hausse du marché immobilier lors de ces quarante dernières années. Donc non, ce n’est pas le fruit d’une vie de labeur, c’est de la speculation, qui du coup affecte fortement les actifs actuels, qui doivent se saigner pour se loger. De même pour une partie de son assurance vie, qui ne correspond pas aux versements réalisés, et qui si ça se trouve a été garnie via le décès de ses propres parents.
Bref. Faut arrêter ce mythe. Un héritage, c’est très rarement la somme des versements qu’on a mis de côté patiemment en bossant comme un acharné.
C’est peut-être le cas pour les pauvres et classes moyennes, mais ça tombe bien, il y a une exonération d’impôt. Le problème c’est que l’essentiel de l’héritage en volume c’est de la transmission de patrimoine des riches, qui lui-même a été gonflé pendant des années à base de speculation (on parle de “placement” ahah) et de rente.
Je crois que les gens dans leur globalité préfèreront maintenir le status quo, quitte à ce qu’il y ait une [vague de violences envers les possèdants](https://en.wikipedia.org/wiki/Paris_Commune) une fois par siècle, que d’envisager que leurs jetons virtuels soient equitablement distribués au travers des citoyens du pays. Bravo aux médias pour avoir réussi à convaincre quasi tout le monde que l’Etat s’empifre et qu’il n’y a que le privé pour tout régler.
A mon avis, il y’en a beaucoup parmi ceux qui possèdent qui oublient que le travail sans mérite, sans avenue pour s’émanciper, c’est un gros coup de canif dans le contrat social. Pas sûr que tout le monde continue d’y adhérer si les dès pipés commencent à vraiment se voir.
– taxation de tous les biens immobiliers, sauf un bien. L’État revend à bas prix à des primo accédant ou revend au prix du marché
– taxation du capital improductif à 100%
– détaxation du travail, le travail doit être la seule source possible d’enrichissement
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“De plus, avec l’allongement de l’espérance de vie, le patrimoine se concentre de plus en plus dans la poche des seniors : plus de six ménages sur dix héritent à plus de 60 ans, indique l’Insee. Un âge auquel on a davantage tendance à thésauriser qu’à lancer sa start-up ou à placer ses fonds dans le capital-investissement pour aider les entreprises à grandir. Entre 60 et 69 ans, le taux d’épargne moyen est de 18 %, contre moins de 10 % avant 40 ans. Et selon une récente étude de la banque publique d’investissement Bpifrance, les plus de 50 ans constituent 28 % de la population active mais ne représentent que 20 % des créateurs d’entreprise.”
Cet article est déprimant. Le système d’héritage tel qu’il existe aujourd’hui est très favorable aux plus riches, mais il est défendu par les plus pauvres, par méconnaissance du système.
Alors que si l’héritage était complètement et équitablement redistribué aux jeunes, on pourrait sans doute tous s’acheter un appartement dès nos 20 ans.
Parce que le travail ne paie plus. Même avec un bon salaire c’est mission impossible pour accéder à la propriété.
<usul.mp3>
*Mais t’es pas riche ducon !*
C’est incroya… REGARDEZ LÀ-BAS, UNE FEMME VOILÉE !!
Rappel que le **taux d’imposition effectif moyen** sur les actifs transmis est, en France, de l’ordre de **5%** et même de l’ordre de **3%** pour ce qui est transmis en ligne directe (source: France Stratégie, la fiscalité des héritages).
Rappel aussi que l’**héritage médian** est de l’ordre de **70000 euros** (source: Conseil d’analyse économique) soit très en deçà de l’abattement de 100k en ligne directe. Et en sachant que les premiers paliers après ça sont loin d’être gigantesques puisque pour dépasser 20% sur la tranche considérée (et non sur la totalité), il faut déjà dépasser 652 325 € d’héritage par enfant.
L’impôt sur les successions concerne une petite minorité de personnes. Qui non content de disposer d’une quantité importante de niches fiscales pour y échapper (notamment en termes de donations de parts d’entreprise via le pacte Dutreil et bien d’autres encore), disposent de médias pour nous pondre des sujets récurrents afin qu’on veuille, nous aussi, toujours faire baisser cet impôt bien qu’il ne nous concerne pas.
Bref, nous reconstruisons des dynasties. Et elles s’équipent pour durer. Les dynasties coûtent cher à entretenir en plus de miner les fondements mêmes de la démocratie.
Il y a quelque chose qui me surprend dans l’article, c’est le très faible pourcentage d’héritages au dessus de 100 000 € par enfant (15% des héritages). Dans ma tête, beaucoup de retraités actuels étaient propriétaires de leur logement et/ou d’un logement secondaire, y compris parmi les classes moyennes. Or un appartement à 250 000 € (ce qui n’est pas abberant en France) divisé par deux enfants, paf, on passe au dessus. Peut-être que c’est biaisé par le fait que les époux continuent à se faire hériter entre eux au lieu de faire hériter directement leurs enfants ?
Sinon il y a une grosse bataille culturelle à mener sur le fait que non, taxer les heritages, ce n’est pas taxer le fruit d’une vie de travail légué à ses enfants. Aujourd’hui, c’est taxer le résultat de rentes, de plus values et d’héritages précédents. Je veux bien croire qu’on puisse mettre 150 000 € par enfant de côté par son pur travail sur une vie, mais au dessus, c’est forcément de l’héritage et du revenu du capital.
Prenons le cas d’une maison léguée par quelqu’un qui a aujourd’hui 80 ans : une grosse partie de sa valeur ne vient pas des versements prélevés sur le salaire pour rembourser le prêt, mais tout simplement de la hausse du marché immobilier lors de ces quarante dernières années. Donc non, ce n’est pas le fruit d’une vie de labeur, c’est de la speculation, qui du coup affecte fortement les actifs actuels, qui doivent se saigner pour se loger. De même pour une partie de son assurance vie, qui ne correspond pas aux versements réalisés, et qui si ça se trouve a été garnie via le décès de ses propres parents.
Bref. Faut arrêter ce mythe. Un héritage, c’est très rarement la somme des versements qu’on a mis de côté patiemment en bossant comme un acharné.
C’est peut-être le cas pour les pauvres et classes moyennes, mais ça tombe bien, il y a une exonération d’impôt. Le problème c’est que l’essentiel de l’héritage en volume c’est de la transmission de patrimoine des riches, qui lui-même a été gonflé pendant des années à base de speculation (on parle de “placement” ahah) et de rente.
Je crois que les gens dans leur globalité préfèreront maintenir le status quo, quitte à ce qu’il y ait une [vague de violences envers les possèdants](https://en.wikipedia.org/wiki/Paris_Commune) une fois par siècle, que d’envisager que leurs jetons virtuels soient equitablement distribués au travers des citoyens du pays. Bravo aux médias pour avoir réussi à convaincre quasi tout le monde que l’Etat s’empifre et qu’il n’y a que le privé pour tout régler.
A mon avis, il y’en a beaucoup parmi ceux qui possèdent qui oublient que le travail sans mérite, sans avenue pour s’émanciper, c’est un gros coup de canif dans le contrat social. Pas sûr que tout le monde continue d’y adhérer si les dès pipés commencent à vraiment se voir.
– taxation de tous les biens immobiliers, sauf un bien. L’État revend à bas prix à des primo accédant ou revend au prix du marché
– taxation du capital improductif à 100%
– détaxation du travail, le travail doit être la seule source possible d’enrichissement
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