Kaouther Ben Mohamed fond en larmes: “Etre dans la précarité, c’est humiliant ! Il faut arrêter d’humilier les gens”

7 comments
  1. Mais personne ne l’humilie lorsqu’elle va chercher les aides, ça c’est dans sa tête.

  2. Elle a raison ! Il faut le vivre pour s’en rendre compte

    Petit rappel pour les extrêmes centristes du sous de l’alinéa 11 du [préambule de la constitution du 27 octobre 1946](https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/preambule-de-la-constitution-du-27-octobre-1946) :

    >11. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.

    Vous avez le droit de penser contre l’aide sociale, mais n’oubliez pas que ces pensées sont anticonstitutionnelles, anti françaises.

  3. Il suffit de voir la corrélation entre précarité et dépression. Ça fait clairement pas du bien à l’amour-propre de se sentir comme un moins-que-rien et d’entendre à longueur de journée que l’on gêne.

    À titre strictement personnel, depuis un violent burnout (tentative de suicide, tout le tralala) il y a maintenant quelques années, j’ai jamais réussi à remonter la pente, encore aujourd’hui. Et à la culpabilité constante (et j’insiste vraiment sur l’aspect constant de la chose) que l’on a déjà lorsque l’on souffre de troubles psychologiques (“Qu’est-ce que j’ai fait de mal? Pourquoi je suis moins bien que les autres? Tout le monde arrive, pourquoi j’y arrive pas?…”), on doit rajouter une pression sociale qui est juste affreuse dans une société qui est autant obnubilée par la quête de productivité et d’excellence au travail, et la fragilité économique que cela amène d’être incapable de travailler ou de poursuivre ses études (ce qui est mon cas).

    C’est pas juste pénible ou pesant, c’est littéralement abrutissant et déshumanisant. On se sent complètement aliéné et dépossédé de toute valeur humaine, comme nu face aux autres, on a l’impression de n’avoir plus rien dans un monde où exister c’est posséder. Et on fini par intérioriser tous les problèmes, juste pour garder la face face aux autres et pas être la personne qui fait chier avec ses problèmes… Alors que c’est la pire chose à faire, et que ça ne fait qu’empirer davantage la situation.

  4. Je comprends surtout qu’elle ne gagne pas assez (elle le dit) et ça la rend triste de pas pouvoir payer des trucs à sa fille.

    Ca se comprend.

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