Ce direct est désormais terminé.

Emmanuel Macron s’est exprimé pendant deux heures pour s’adresser aux Français. Le président était l’invité de TF1, mardi 13 mai, pour une émission spéciale intitulée “Les Défis de la France”. Après que le président a été interpellé sur de nombreux thèmes, l’émission s’est terminée sur la vie politique française et l’audition prévue mercredi de François Bayrou par la commission parlementaire sur les violences dans le milieu scolaire. “C’est un homme que je connais depuis de nombreuses années et j’ai confiance en lui”, a-t-il affirmé Emmanuel Macron à propos de son Premier ministre.

Sur les référendums. Emmanuel Macron a maintenu le flou. Le président a dit souhaiter une “consultation multiple” “dans les mois qui viennent” sur des thèmes qui doivent être définis par le gouvernement. Interrogé sur un éventuel référendum sur l’immigration, le locataire de l’Elysée a fermé la porte. En revanche, il s’est montré ouvert à propos de la fin de fie en cas d'”enlisement” des débats au Parlement.

Sur la guerre en Ukraine. Emmanuel Macron a longuement exposé sa position sur l’invasion russe aux portes de l’Europe.  “Le moment que nous vivons, c’est celui d’un réveil géopolitique”, a déclaré le président. “On ne veut pas déclencher un troisième conflit mondial”, a-t-il assuré. “Le défi des défis, c’est de rester libre”, a déclaré le chef de l’Etat.

Sur les relations avec Donald Trump. “Nous savons que les intérêts américains seront de moins en moins en Europe”, a déclaré le chef de l’Etat. Selon lui, les partenariats pourront continuer à l’avenir avec les Etats-Unis. Mais l’objectif du président est d’être de plus en plus autonome, notamment sur le plan militaire.

Sur la crise industrielle. “Je ne vais pas nationaliser ArcelorMittal”, a répondu le président à Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, qui l’interrogeait sur ce groupe qui compte supprimer quelque 600 postes en France. “Nous allons sauver [les sites de] Dunkerque et Fos”, a-t-il promis. Pour Emmanuel Macron, soutenir le sidérurgiste ne doit pas passer par la nationalisation, mais par “une politique européenne qui protège notre acier”.