Par
Hiba Semali
| Rédactrice

Rattachée à la rubrique télé, Hiba Semali se consacre au petit écran. The Voice, Koh-Lanta, Top Chef, Secret Story, Star Academy ou encore Les Marseillais n’ont aucun secret pour elle.

Au printemps dernier, Joanne participait à “Cauchemar en cuisine”. Puis, début juillet, M6 diffusait le numéro où Philippe Etchebest lui venait en aide dans son établissement. Un an plus tard, ce jeudi 15 mai 2025, la chaîne rediffuse cet épisode du programme. L’occasion pour “Purepeople” de prendre des nouvelles de la restauratrice, contrainte de prendre une lourde décision, malgré l’intervention du chef.

EXCLU Un an après Cauchemar en cuisine, Joanne obligée de vendre son restaurant : “Il n’y a jamais eu assez de trésorerie”

La suite après la publicité

Voilà un an que Joanne et Laurent ont fait appel à Philippe Etchebest. Le célèbre chef bordelais a ainsi débarqué à La Maison de l’écurie, à Sallalès-d’Aude, afin d’accompagner le couple, à un rien de la faillite, face aux difficultés rencontrées. Devant les caméras de Cauchemar en cuisine, il a ainsi noté plusieurs éléments à améliorer : un certain bazar extérieur et intérieur ainsi qu’un temps de service trop long malgré une bonne volonté. Grâce aux conseils du professionnel qui officie également dans Top Chef, les restaurateurs avaient pu remonter la pente et redonner vie à cette jolie guinguette située au bord du Canal du Midi. A tel point que de nombreux avis positifs avaient fleuri sur la Toile. Mais quelques semaines après la première diffusion – le numéro est une nouvelle fois proposé aux téléspectateurs ce jeudi 15 mai sur M6 -, Joanne a pris une lourde décision, celle de mettre en vente l’établissement pour 75 000 euros. Mais 7 mois après sa mise en vente et un an après le tournage, elle se retrouve toujours au même point… Auprès de Purepeople, la jeune femme revient sur son aventure dans Cauchemar en cuisine et donne des nouvelles.

Comment avez-vous vécu le tournage de Cauchemar en cuisine ?

C’était éprouvant. Ils sont forts pour vous mettre la pression. Après, je savais où j’allais, je ne regrette rien de ce que j’ai fait.

Quel a été votre ressenti en découvrant l’épisode à la télévision ?

On avait fait la diffusion au restaurant façon street food, donc c’était marrant. La première fois qu’on le voit, on est ému, mais après réellement, ce que j’entends, c’est un show télévisé qui ne montre pas la réalité des choses, juste pour faire de l’audience. Mais bon, ce n’est pas que le Cauchemar en cuisine français, ils sont tous comme ça. On a trouvé ça dommage de ne pas montrer quelques scènes en plus qui se sont tournées où Laurent et moi, on n’avait rien lâché.

Vous avez mis en vente votre restaurant après le tournage…

Tournage ou pas tournage, il est bien en vente. Forcément, ça a attiré de la clientèle pour juillet et août. Donc ça, c’était bien. Mais le fait est que, concrètement, il n’y a jamais eu assez de trésorerie pour lisser ce qu’on doit au cours de l’hiver pour tenir un établissement debout. Et puis, moi, je suis avant tout cheffe de cuisine. Je ne suis pas gestionnaire de restaurant. Donc entre les deux, ça pêche. Il y a aussi le fait que je ne voulais pas commencer à faire des crédits pour payer ce que j’avais à payer et relancer une saison, ça ne m’intéressait pas.

Avez-vous vendu La Maison de l’écurie depuis ?

Non, malheureusement. C’est très compliqué à cause des conditions de la VNF (NDLR : Voies Navigables de France). J’ai eu beaucoup d’acheteurs potentiels, mais les conditions de la VNF font que les gens ne veulent pas investir, ce qui est a priori normal.

Quelles sont ces conditions ?

Si vous voulez, c’est le genre d’établissement le long du Canal du Midi où ils vous lancent des baux sur plusieurs années, ça dépend de l’endroit. Ma concession, elle, était signée jusqu’en en mars 2027. Donc il reste un an et demi d’exploitation sur une saison, pas à l’année. Et donc en mars 2027, trois mois avant la fin, la VNF relance un appel à projet obligatoire. On les a appelé plusieurs fois, les potentiels acheteurs aussi. Et ils disent : “De toute façon, on relance un appel à projet, c’est comme ça. Par contre, on n’est pas dans la possibilité de vous garantir qu’on va relancer un bail de 10 ans.” Forcément, les gens ne veulent pas investir pour un an et demi d’exploitation.

Quelle est la suite prévue pour votre établissement ?

Je ne crois pas tomber sur l’acheteur potentiel qui dira, pour le prix que c’est aujourd’hui : “Allez, haut les cœurs, je fais un an et demi d’exploitation et on verra bien !” Donc, là, je procrastine un peu parce que ce n’est pas mon domaine. Mais la suite logique, c’est la liquidation.

Comment vivez-vous cette situation ?

J’ai fait mon deuil depuis quelque temps. Parfois, ça manque. Ça manque d’être patron, d’avoir ses propres idées. Et supporter l’autorité des autres, c’est un peu plus difficile, forcément. Mais en même temps, il y a moins de pression, je ne me pose pas de questions. Je sais que j’ai un salaire à la fin du mois, ce qui n’est pas forcément le cas quand on est patron. Car aujourd’hui, je travaille dans un bistro en plein centre de Narbonne qui cartonne. J’ai du travail, avec des horaires tout à fait corrects pour mes enfants, c’est bien pratique.

Contenu exclusif ne pouvant être repris sans la mention Purepeople.