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“Les derniers verrous ont été levés” : désormais, l’arrivée d’un site logistique d’envergure à Mazères, en bordure d’autoroute, est confirmée. “Trois cents emplois sont attendus dans un premier temps, 400 à 450 à terme”, annonce Alain Rochet, président de la Communauté de communes Ariège-Pyrénées.

Un investissement de 50 millions d’euros, un bâtiment de 700 mètres de long et de 9 hectares de superficie, de 300 à 450 emplois attendus : un projet logistique d’envergure va voir le jour en Ariège en bordure d’autoroute, près de Mazères, sur la zone d’activités de Pignès gérée par la communauté de communes Ariège-Pyrénées.

“Tous les verrous sont désormais levés”, se réjouit Alain Rochet, président de la structure, qui a mené les négociations avec les investisseurs, “aux côtés de Louis Marette, le maire de la commune, de la Région et de l’État”, ajoute l’élu ariégeois. Et d’ajouter : “C’est un projet qui n’a été possible que grâce à l’engagement de tous. Il a fallu que l’ensemble des acteurs soit ouvert à la discussion. Il faut une vision partagée et que personne ne tire la couverture à soi. Ce projet a abouti parce que nous avons su travailler ensemble”, résume Alain Rochet.

Alain Rochet, président de la CCPAP : "Ce projet a pu voir le jour grâce à la mobilisation de tous les acteurs".

Alain Rochet, président de la CCPAP : “Ce projet a pu voir le jour grâce à la mobilisation de tous les acteurs”.
DDM – L.G.

Un projet porté depuis 2021

“C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis 2021”; détaille le président de la CCPAP. “On voit que sur des projets de cette envergure, structurants, il y a un certain nombre de freins à lever et qu’il faut du temps pour ça”, constate l’élu. Au départ, il y avait deux projets et deux porteurs de projets, tous les deux dans la logistique, mais “pas concurrentiels”, ajoute Alain Rochet. Les deux investisseurs étaient intéressés par le même foncier. Il leur a proposé de se mettre autour de la table, et de “faire un projet commun”.

Et de poursuivre : “Nous sommes arrivés à les faire travailler ensemble, sur un projet de plus grande envergure, et qui s’inscrit dans une perspective de développement durable”. Sur un terrain de 20 hectares, un seul bâtiment sera ainsi construit, pour accueillir les deux activités. “En limitant la consommation foncière, en l’optimisant”, fait remarquer Alain Rochet.

Premier coup de pioche début 2026

Les deux investisseurs, séduits par la localisation et la facilité d’accès – dont le groupe mondial ID Logistics, acteur de la logistique pour la grande distribution spécialisée, et une seconde entreprise, le groupe Nicolas Barbier – ont ainsi créé une société commune, Logistriel, consacrée à l’aménagement du site qui sera consacré à ce type de logistique. “Il y a des économies à faire, notamment en termes de voirie”, note Alain Rochet.

Désormais, le calendrier de réalisation du projet est connu. Le permis de construire est en cours d’instruction. Il devrait être délivré au mois d’octobre prochain. Le premier coup de pioche est attendu pour le début de l’année 2026. Il faudra ensuite compter entre 18 et 24 mois de construction.

Le projet va accueillir neuf hectares de panneaux photovoltaïques, la superficie du bâtiment.

Le projet va accueillir neuf hectares de panneaux photovoltaïques, la superficie du bâtiment.
DDM – Archives

50 à 100 emplois indirects

“En termes d’implantation d’entreprise et de création d’emplois, en Ariège, il y a longtemps qu’il n’y avait pas eu un projet d’une telle envergure, commente enfin Alain Rochet. Demain, il y aura 300, puis 400 à 450 salariés, sans compter les emplois induits en termes de services aux entreprises. Entre cinquante et cent emplois indirects qui vont se pérenniser sur le territoire. Il y aura des retombées pour l’ensemble des communes concernées, et même de la communauté de communes en termes de dynamisme. D’autant que l’éventail des emplois sera large, avec des emplois hautement qualifiés à la clef”.

Enfin, le projet compte une dimension photovoltaïque, avec neuf hectares de panneaux qui seront installés sur la toiture du futur bâtiment. “On fait un bâtiment qui a une première utilité, puis une seconde, sans consommer d’espace supplémentaire”, conclut le président de la CCPAP.

(1) Un projet qui ne consommera pas de terres agricoles, indique la CCPAP. À noter que la communauté de communes ne disposait pas, à Gabriélat, d’un foncier suffisant pour accueillir un projet d’une telle envergure. Et “Gabriélat garde une vocation industrielle”, rappelle Alain Rochet.