
EDIT pour les gens qui me demandent en MP:
Pour le diagnostic, contactez un psychiatre spécialisé en TDAH UNIQUEMENT!
Soit par doctolib (on peut filtrer les spé TDAH) soit en googlant des associations TDAH comme tdah-france.fr qui listent des professionnels reconnus.
Je répond en hyperfocus depuis 8 heures, je vais arrêter la 😉
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Bonjour /r/France,
Suite à une énième discussion avec un redditeur français où je m’aperçois que le TDA/TDAH (Trouble de l’attention avec/sans hyperactivité) est mal connu et mal compris en France, je constate qu’on a encore énormément d’éducation à faire à ce sujet. D’où ce post.
Pour me présenter, j’ai été diag TDAH très tard (30 ans) après avoir été régulièrement cliniquement déprimé pendant plus de 15 ans. Depuis le diagnostic je gère le trouble très bien et ne suis plus jamais retombé en dépression.
Parce qu’une meilleure connaissance du trouble m’aurait très probablement épargné 15 puTAINS d’années de dépression, c’est important pour moi que cela n’arrive pas à un autre. D’où ce post.
Je suis également marié à une doctorante en neuropsychiatrie, spécialisée dans le TDAH et l’autisme.
Sans plus tarder, voici plusieurs mythes et préconceptions sur le TDAH.
# Vrai ou Faux: Le TDAH est un “faux” trouble.
**FAUX**
Le TDAH est un trouble génétique aux mécanismes aujourd’hui extrêmement bien connus et compris par la communauté psychiatrique et neuropsychiatrique internationale.
C’est un trouble par contre tellement invisible que certains pays ne reconnaissent pas encore son existence (Japon) ou sont extrêmement en retard sur le sujet (France).
# Vrai ou Faux: Le TDAH est surtout un trouble de la concentration.
**FAUX**
Et oui, le nom même du trouble est trompeur et très mal choisi.
Le TDAH est un trouble du transport dopaminergique dans le cerveau, ce qui impacte les fonctions cognitives executives. Cela peut se traduire par des problèmes d’attention, en particulier si la personne n’est pas intéressée par l’activité en question (et on ne peux pas forcer l’intêret).
Au contraire, un symptôme de TDAH peut être une capacité de concentration bien supérieure à celle d’une personne sans TDAH, sur certains sujets (souvent par exemple les jeux vidéos, qui sont faits pour être intéressants).
D’autres symptômes sont plus communs ou tout aussi communs que les problèmes de concentration, notamment l’impulsivité, le manque de motivation, la “paresse”, la tendance à la prise de risques, la tendance aux addictions, etc.
# Vrai ou Faux: Le TDAH est traité par “drogues dures”.
**Majoritairement VRAI**
Aux USA, l’usage d’amphétamines (“speed”) et de methamphetamines (“meth”) est légale pour personnes avec TDAH. En France, ces substances sont bannies, ce qui pour la plupart des psychiatres compétents est une aberration, car il s’agit des traitements les plus efficaces pour ce trouble.
Seul le methylphenidate (ritaline), un stimulant non amphétaminique, est autorisé, plus quelques autres médicaments non stimulants.
Certains médicaments sont mal réglementés: Jusqu’à l’année dernière, le methylphenidate était officiellement recommandé pour le TDAH chez l’enfant mais pas chez l’adulte (???).
Le bupropion est légal en France, et ses effets pour traiter le TDAH sont très clairs. Mais on ne peut le prescrire pour un TDAH, seulement pour arrêter de fumer. Oui, on marche sur la tête. En plus c’est cher et pas remboursé.
Beaucoup de TDAH (dont moi) choisissent cependant de ne pas prendre de traitement s’ils peuvent s’en passer.
Fait intéressant, les stimulants ont plutôt un effet calmant sur les personnes avec TDAH, alors que l’effet est normalement excitant chez les personnes neurotypiques.
# Vrai ou Faux: Les prescriptions de stimulants explosent en ce moment en France, y compris pour les enfants.
**VRAI mais trompeur**
Nous avions tellement de retard en France que nous rattrapons notre retard.
3 à 5% d’une population donnée est TDAH, en France les chiffres sont durs à trouver mais tendent à indiquer qu’il y a 10 ans, **seulement 1 personne TDAH sur 100 était diagnostiquée comme telle**.
Il est normal que les prescriptions explosent puisque le trouble commence enfin à être reconnu dans le pays.
D’ou également le fait que certains aient l’impression d’une “mode” TDAH. Il n’y a pas de mode, on rattrape juste le retard.
# Vrai ou Faux: Le TDAH est utilisé comme excuse pour droguer les enfants aux USA.
**FAUX ou au moins Exagéré**
Les USA sont une exception aux 3-5% de population TDAH cité ci-dessus. Leur population TDAH semble être de l’ordre de 8-10%. Il y-a-t-il un surdiagnostic TDAH aux USAs ? Ce n’est pas impossible, mais beaucoup d’experts tendent plutôt à dire qu’il est normal qu’une nation d’immigrants ait un taux de TDAH au dessus de la moyenne (les personnes TDAH étant naturellement attirées par le changement).
De plus, beaucoup disent que ce trouble “factice” n’est qu’une excuse pour droguer les enfants pour qu’ils soient plus sages en classe. Cela est faux. En effet, le TDAH est traité par usage de stimulants. Bien qu’un stimulant calme un enfant ou adulte avec TDAH, il aura l’effet inverse sur un enfant sans TDAH. Si Matthéo est turbulent en classe, ce n’est pas avec du speed que ça va s’arranger, sauf si la cause était un TDAH.
# Vrai ou Faux: Votre médecin généraliste et/ou votre psychiatre pourront vous orienter en cas de suspicions de TDAH.
**Tristement, FAUX**
Comme je le dit en introduction, le TDAH est extrêmement mal connu et mal compris. La plupart des médecins généraliste, et (c’est une honte) même les psychiatres, ne connaissent pas le trouble, ne savent pas le repérer, ou pire pensent encore malgré le consensus scientifique international qu’il ne s’agit pas d’un “vrai problème”.
Certains s’accrochent encore à de fausses conceptions débunkées depuis longtemps, telles que “Vous ne pouvez pas avoir un TDAH si vos notes à l’école étaient correctes”.
Même le diagnostic en France est mal fait. Le diagnostic TDAH est purement clinique (= recensement des symptômes). Les psychiatres obligent cependant souvent à réaliser des tests neuropsychologiques, qui en plus d’être chers (~500 euros) ne sont absolument PAS représentatifs de la présence ou non d’un TDAH. Pire, certaines personnes avec TDAH n’ont pas reçu leur diagnostic à cause de ces tests.
Bref, si vous avez des suspicions, vous devez absolument voir **un psychiatre spécialisé sur les questions de TDAH**.
# Bonus: Croyez-vous au HPI (Haut potentiel intellectuel) / êtes vous un “Zèbre” ?
Ironie suprême, en France nous ne croyons pas au TDAH qui existe, mais nous croyons au HPI, qui n’existe pas.
Bien sûr, certaines personnes ont un QI supérieur à d’autres. Mais la recherche internationale montre qu’un QI plus élevé ne provoque pas de problèmes dans la vie. Être HQI (Haut QI) n’est PAS un trouble psychologique ni psychiatrique. En revanche un haut QI vient souvent avec des neuroatypies (i.e Autisme).
Double ironie, la psychologue française qui a inventé le HPI précise que le “haut potentiel” (quoi que ça veuille dire) ne dépend en fait pas du QI, mais d’autres facteurs bien vagues. Le “diagnostic” HPI est purement pseudoscientifique et n’existe juste pas.
Cela est un grave problème, car énormément de TDAH ou d’autistes en France attribuent leurs difficultés à ce trouble imaginaire. Si vous vous définissez “Zèbre” ou HPI, vous voulez sans doute vérifier que ce n’est pas plutôt un autisme et/ou TDAH.
Edit=> je savais que ça ferais polémique ici donc je précise: Je ne remet pas ici en doute le terme de HQI, seulement celui de “zèbre” ou “Haut potentiel” tel qu’utilisé par beaucoup de psychologues en France (et en France uniquement). D’ailleurs le HPI n’existe pas dans le DSM-V, la référence du consensus mondial de psychiatrie.
Et non je ne cherche absolument pas à Gatekeep la neuroatypie mais ça me fait de la peine de voir des gens s’accrocher à un diag pseudoscientifique et ne pas chercher plus loin leur vrai diag.
[Cet article en parle mieux que moi.](https://tdah-age-adulte.fr/surdouance-et-tdah-ne-plus-confondre/)
# Addendum, liste de symptômes possibles du TDAH
Dans les commentaires on me fait remarquer que je ne dis pas ce qu’est vraiment le TDAH.
C’est un peu complexe mais pour faire simple: l’execution cognitive cérébrale est rendue difficile par un déficit de transport de dopamine. Les conséquences principales portent sur la motivation et la concentration, mais elles influencent en fait toute la personnalité.
Je liste ici de manière non-exhaustive quelques symptômes possibles, mais **gardez en tête que les listes de symptômes peuvent être trompeuses !**. Le TDAH peut s’exprimer de manières très différentes selon les personnes, voir même contradictoires au sein de la même personne (exemple: une personne TDAH peut se concentrer “trop” sur certaines activités mais “pas assez” sur d’autres).
Symptômes de TDA:
– Faible attention / faible durée d’attention, ou au contraire “Hyperconcentration” sur certaines activités.
– Erreurs d’inattention (ex: dans les exercices de mathématiques), Souvent perdre ou oublier des choses.
– Ne pas réussir à insister dans les tâches difficiles ou inintéressantes, Changer souvent d’activité, ou au contraire passer trop de temps sur la même activité.
– Avoir du mal à s’organiser, ou au contraire, surcompenser par une organisation exhaustive.
– Impulsivité, Conduites à risques.
– Difficultés à gérer ses émotions.
Symptômes additionnels de TDAH (TDA avec hyperactivité):
– Incapacité à rester assis tranquille, “Fidgeting” constant.
– Trop bouger, Trop parler.
– Ne pas réussir à attendre son tour pour parler / Interrompre les interlocuteurs.
– Recherche de stimulation permanente.
N’oubliez pas non plus que comme tous les troubles psychiatriques, **le TDAH est un spectre !**. On est plus ou moins TDAH. Le diagnostic a un intérêt quand les symptômes amènent à des difficultés.
# Quand consulter ?
Vous pouvez possiblement vous reconnaitre dans les symptômes et vous demander s’il vous serait utile de consulter. La réponse à cette question est simple:
**Avez-vous des difficultés particulières qui peuvent être liées à un TDAH ?**
Quelques difficultés classiques des personnes TDAH :
– Addictions: souvent à la weed, au café, au tabac, voir ironiquement aux amphétamines. Possibles troubles du comportement alimentaire.
– Problèmes au travail ou à l’école: mauvaises notes, mauvaises performances…
– Problèmes relationnels: votre partenaire qui vous reproche votre manque d’attention.
– Problèmes psychologiques: sentiment de solitude même bien entouré, sentiments d’échec ou de vide, sensibilité exacerbée au rejet, difficultés à gérer la frustration, présence de “triggers” émotionnels (hors PTSD).
– Problèmes sociaux: incapacité à socialiser en groupe. Pour les enfants: harcèlement scolaire.
Si vous souffrez, consultez !
32 comments
Est-ce que tu saurais me donner des liens sur les études dont tu parles à la fin, sur le QI ? Ou au moins des mots clés qui m’aideraient dans la recherche ?
Ca m’intéresse, j’ai été testé THQI mais je suis un gros “underachiever” pour un tas de raison perso, mais à lire ton post, peut-être pas que. Je réalise bien en vieillissant que l’intelligence n’est pas en soit un problème, mais que la liste des symptômes de TDAH m’est trèèèès familière.
Je ne sais pas trop ce que je ferais de cette info, à vrai dire. Je préfère largement éviter la médication. Comment ça s’est passé, pour toi ? Qu’as tu ajusté pour “t’en sortir” ?
On fait diagnostiquer ma fille le mois prochains, merci de ton retour c’est toujours bien d’avoir plus d’informations
Je ne sais pas si c’est moi, j’en ai discuté hier. Mais cela se rapproche encore plus de mon état, le doute est de moins en moins permis.
Se désintéresser de beaucoup de choses car ça ne m’intéresse pas du tout (une scolarité gâchée sans pour autant être surdoué), des prises de risques, dès que je suis sur un truc qui roule me mettre en danger (vélo, roller), jusqu’aux accidents qui auraient pu être très graves. Je peux développer, mais en privé le reste est plutôt personnel.
Plutôt âgé aussi, je me demande ce cela pourrait m’apporter concrètement une diagnostique. Je veux dire, pour moi c’est la normalité, ça changerait quoi ? Je ne vois pas être différent, se projeter sur quelle vie si je ne la connaît pas.
Ça a changé quoi à ton quotidien d’avoir pu avoir un diagnostique ?
C’est très intéressant.
Cependant, une section dédiée aux symptômes serait bien, car là c’est un peu éparpillés dans les vrai/faux.
Sinon, tu parles de diagnostique, mais comment trouver des psychiatres spécialistes du TDAH et en même temps ne pas tomber sur des charlatans, des recommandations ?
Ma question peut paraître étrange, mais bien que je sois convaincu que la psychiatrie puisse aider, un épisode de mon enfance m’a laissé avec une haine profonde d’un psychiatre et une méfiance tout aussi profonde de la profession.
D’ailleurs, ce que tu expliques à propos du HPI vs TDAH ne fait que renforcer ma méfiance.
Edit: merci pour l’ajout de la section symptômes.
Un vrai parcours du combattant pour se faire diagnostiquer en France… ayant vécu à l’étranger, ça me sidère de voir à quel point ce trouble est méconnu. Même mon médecin de famille m’a sorti le classique « ah mais c’est pas juste chez les enfants ça? »
[Tweet humoristique en bonus](https://twitter.com/MorganFailchild/status/1496121514512592898?s=20&t=w87nDZjHcZjKTbK-Ky5Atg)
Hey ! Je travaille avec des élèves TDAH, merci de prendre le temps d’expliquer tout ça.
De plus, pour les parents. Nous le corp enseignant, nous savons que vous les aimez. Mais lorsque cela fait 3 ans que nous vous disons qu’il y a une grosse suspicion de TDAH, nous le faisons pour l’enfant qui est en souffrance.
Non nous n’insultons pas votre enfant ou vous-même, nous voulons vous aider.
Travaillons de concert, plutôt que de nous voir comme des ennemis.
Merci pour ton post qui vise plutôt les adultes, ce que je comprends puisque tu as été diagnostiqué tardivement.
Je suis maman d’un ado TDAH et dyspraxique diagnostiqué à dix ans après des années d’errance. Comme tu le dis à très juste titre le TDAH est complexe et varié et la plupart des professionnels ne sont pas formés correctement cf un pedo psychiatre qui m’a dit lorsque mon fils avait six ans qu’il ne pouvait pas être TDAH puisqu’il jouait longtemps aux Lego et aux dinosaures. Passons.
Voici quelques signaux/symptômes qui devraient alerter les parents sur un ou des possibles troubles cognitifs (le TDAH est très souvent accompagné de co-morbitités) pour les enfants :
– opposition et provocation récurrente et pouvant être violente, forte intolérance à la frustration,
– anxiété,
– troubles du sommeil,
– estime de soi défaillante,
– difficultés de mémorisation (tables de multiplication par exemple), difficultés de planification et d’organisation (y compris pour les tâches quotidiennes comme le brossage des dents ou la douche par exemple),
– difficultés sociales et relationnelles, difficultés à comprendre les émotions des autres, mauvaise interprétation des intentions, empathie défaillante,
– écriture douloureuse, habillage difficile, manque de précision dans les gestes, chute d’objets…
Je pourrais en citer tellement. Tous les symptômes sont aggravés par le manque de sommeil.
Je note que ces symptômes doivent avoir des répercussions sur le plan scolaire et familial pour qu’un diagnostic soit posé. Le fait d’identifier ce trouble permet de déculpabiliser car les parents d’enfants TDAH sont souvent perçus comme de mauvais éducateurs ou des parents laxistes ce qui est loin d’être le cas. Nous sommes souvent au contraire plus sévères tant qu’on n’a pas de mot sur le trouble car nous pensons que ces comportements sont “volontaires” de la part de l’enfant.
Cela permet également de mettre en place une prise en charge multi disciplinaire qui permettra à l’enfant de mieux vivre son trouble et de se sentir mieux dans sa peau. Pour notre part les traitements médicamenteux ont été un échec.
Si vous voulez en discuter ou me poser des questions ne vous gênez pas !
J’ai l’impression que le TDAH c’est le trouble à la mode en ce moment utilisé à tort et à travers pour justifier les échecs de sa vie.
Y’a une liste de symptômes longue comme le bras [ici](https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/trouble-deficit-attention-hyperactivite-tdah/symptomes-diagnostic-evolution) mais pris un par un ça justifie pas un TDAH.
Ce serait bien qu’un protocole de diagnostic soit établi histoire que d’autres troubles ne soit pas noyés là-dedans comme la dépression, l’anxiété ou la bipolarité.
Je ne sais pas où en est la recherche aujourd’hui à ce sujet mais si la biologie pouvait ettayer un diagnostic psychiatrique ce serait top.
Le nombre hallucinant dernièrement de gens qui s’auto-diagnostiquent TDAH, et qui l’utilisent pour justifier tout et n’importe quoi ne va malheureusement pas aider à faire disparaitre les préjugés, ni faciliter la prise en charge.
Ce n’est néanmoins pas une raison de considérer ce trouble comme quelque chose de fantaisiste. Une ressource intéressante sur le sujet :
https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/demain-tous-hyperactifs
Si c est génétique, il y a théoriquement des tests pour le prouver ?
Merci pour ce post !
Petite question au passage : pourquoi dis tu “zèbre”? Quel rapport avec un haut potentiel ?
Post intéressant. Cependant, c’est un peu dommage de vouloir débunker des idées préconçues sur les TDAH… mais de continuer à propager des préjugés comme “autisme léger”. C’est mieux de parler d’autisme tout court, car c’est un spectre et non une ligne avec une hiérarchie. Ce n’est pas parce qu’un autiste a l’air normal aux yeux des gens que c’est bidon, il n’y a pas que des autistes avec retard mental… Il n’y a pas que des autistes au handicap visible.
J’ai l’impression que beaucoup de monde peuvent se retrouver facilement dans ces symptômes, non ?
Merci pour ce post ! Le sujet mérite d’être mieux connu de la population générale.
J’ai aussi une question : j’ai été diagnostiqué l’an dernier mais je partais à l’étranger juste après donc j’ai préféré ne pas entamer de démarche pour me faire prescrire du méthylphedinate, qui depuis est devenu prescrivable (?) par, il me semble, les neurologues et psychiatres alors qu’avant il fallait absolument que ça se fasse par une consultation à l’hosto, ua moins une fois par an.
Ma question est la suivante : que me faut-il pour avoir la prescription ? Je crois que je dois faire un bilan cardiaque, est-ce que c’est tout ?
Ma fille de bientôt 6 ans a pour moi.une bonne partie des symptômes d’un TDAH, surtout ceux de l’hyperactivite, mais pas que. Ma femme pense que c’est juste une enfant normale, qui est juste très énergique, qui a beaucoup de mal à gérer ses émotions, qui est très angoissée par le sommeil, qui n’arrive pas à rester assise pendant un repas etc. Ce qui pose un peu de problèmes entre nous.
Pour moi c’est d’autant plus visible en contraste avec sa soeur de 3 ans qui est beaucoup plus stable sur tous les points de vue.
On est allé voir une psychologue pendant un an, le confinement ayant été très dur pour ma fille (et pour nous) et ça lui a fait un peu de bien mais celle-ci ne pensait pas non plus qu’elle ait quoique ce soit.
J’ai cru comprendre qu’avant 6 ans, on ne faisait pas de diagnostique, c’est bien ça ?
En tout cas, suite à un rdv avec un pédiatre qui s’est très mal passé (ma fille s’est mise en culotte au bout de 5 minutes et a essayé de fuir pendant 20 minutes), le pédiatre a soupçonné de l’hyperactivite et nous a conseillé d’aller voir un pédopsychiatre. La pédopsychiatre nous a tout de suite dit qu’elle trouvait que le TDAH, c’était le truc à la mode en ce moment, qu’elle n’aimait pas ça, et que pour elle, notre fille était une enfant normale (au premier rdv sans vraiment pousser la question vu qu’elle était plus intéressée par nous que par notre fille)…par contre elle nous poussait à aller voir une personne faisant une sorte de pseudo science pour gérer les troubles de ma fille…
On a fait un diagnostique chez un psychomotricien qui a clairement senti qu’elle en avait besoin mais malheureusement, ses horaires n’étaient absolument pas compatibles avec notre emploi du temps.
J’attends de voir comment se passe le CP mais je pense essayer de trouver un spécialiste du TDAH si c’est compliqué. Je peux toujours avoir tord (je veux pas faire le diagnostique moi même hein), c’est peut-être juste un enfant très énergique et tout, mais j’en ai un peu marre d’avoir des réponses comme j’en ai vu quelques une dans ce sujet, qui se contentent de dire que c’est comportement normal pour un enfant de son âge sans vivre avec tous les jours, sans rien y connaître sur le sujet et tout
Je me suis enfin fait diagnostiquer à plus de 30 ans passés et ça a été le parcours du combattant. J’ai eu droit à des situations aberrantes, comme le vieux psychiatre au téléphone qui m’explique sur un ton condescendant que les troubles de l’attention ça n’existe pas et que ça a été inventé pour vendre des médicaments aux enfants.
Plusieurs psychiatre que j’ai contacté n’avaient aucune idée de ce que c’était ou me disaient que ça n’affectait que les enfants (Wat ?) ou simplement ne voulaient pas s’en occuper.
Je suis aujourd’hui sous methylphenidate et ça a changé ma vie !
Ton post est très intéressant mais malheureusement beaucoup beaucoup trop large pour pouvoir définir quelque chose de concret sur ces problèmes selon moi et c’est malheureusement le plus gros point noir.
Moi et mes deux enfants enfants pouvons cocher quasiment toutes les cases que tu affiches sans qu’un quelconque diagnostic TDHA nous ai jamais été diagnostiqué.
Pour ma part je suis ce que l’on appelait à l’époque (années 80) un enfant précoce (HPI diagnostiqué deux fois)
Je suis à la fois constamment en mouvement dans tous les sens du terme, hypersensible, avec de nombreux épisodes dépressifs (toujours encore), quelques difficultés de concentration ou concentration à outrance, j’en passe et des meilleurs. (Pour info on m’a diagnostiqué un trouble bipolaire léger à traiter avec des IRS qui m’ont plus rendus malade qu’autre chose, comme tout le monde quoi…)
Mon fils a des problèmes de concentration et de surconcentration, un QI un peu au dessus de la normale, de grosses difficultés scolaires, une hypersensibilité.
Ma fille, plus jeune,ne tient pas en place, bouge toute le temps, parle tout le temps, de façon décousue parfois, interrompt quasi système la parole des autres et nous suspectons un HPI mais nous ne voulons plus mettre le doigt dans l’engrenage et nous ont déjà faire subir une batterie de pseudo tests menés par des gens qui au final n’y comprennent rien.
Bref nous en avons vus des psychiatres, des psychologues, des médecins, des neurologues, et autres « professionnels ».
Aucun ne nous a réellement aidé.
Tous on un scope de compétences ou d’avis tellement restreint (ou spécialisé selon le point de vue) et péremptoire qu’il ont tous sans exception fait de mauvaise conclusions et donc de traitement par rapport aux donnés fournies.
Je pense que nous en sommes à l’âge de pierre de la psy et des neurosciences. Tout ce que j’ai pu expérimenter dans ce domaine a été mal interprété, mal compris et donc mal traité et à mon avis, je ne suis pas un cas isolé.
J’en suis à me demander si je ne vais pas tester des micro-doses de buvard pour m’aider à trouver une porte de sortie.
J’ai été diagnostiqué HPI, et c’est là dessus qu’on a posé la « façon de réfléchir différente à la norme ». Le plus fort symptôme est, selon mon épouse, que je ne peux pas mettre mon cerveau sur off
Je me retrouve dans pas mal de points de ce que tu dis, même pour les addictions : pour moi c’est le sucre, surtout quand je réfléchis beaucoup ou que j’ai du stress. Un peu aussi le café pendant que je bosse mais c’est plus un conditionnement mental
Globalement beaucoup de ce qui est dit, je m’y retrouve (sauf pour les drogues durs et comportements a risques)
Va falloir que je me penche dessus. Je vais lire les coms avec attention
Pendant que vous y êtes, si vous êtes diagnostiqué TDAH, renseignez vous et si possible diagnostiquez vous pour la dyspraxie. Et j’ai bien dit **Dyspraxie** et non Dyslexie.
Bonjour,
J’ai 24 ans et j’ai été diagnostiqué TDA vers mes 10/12ans.
Ont m’avait prescrit des médicaments à ce moment pour contrer le déficit d’attention. Je me souviens que je recrachait les médicaments car je détestait l’idée de dépendre de ces substances pour vivre “normalement”.
Je sais pas si cela justifie mon isolement social aujourd’hui qui est un fait, ou même ma difficulté à intégrer des groupes sociaux.
Durant ma vie j’ai plusieurs fois entendu le mot “bizarre” pour me qualifier. Pas dit méchamment à chaque fois.
Je pense avoir un gros problème avec les émotions, énervement rapide, sensation de trahison/jalousie pour trop de chose souvent injustifié.
J’ai pas eu une scolarité facile. Ne sachant pas où aller et le système français étant débile j’ai ramer (et je rame toujours). Je pense avoir trouver une voie mais il faut que je retourne à l’école et cela m’angoisse. J’adore l’IT et j’aimerai me reconvertir dedans mais j’ai trop peur d’échouer dans la formation et de me retrouver sur le carreau.
Dans la vie de tout les jours j’adore apprendre sur l’informatique mais dans le cadre d’une école j’ai peur de décrocher vite.
Je suis très impulsifs dans mes prises de décisions, ont me le dit et le répète mais moi je me trouve normal. Je saurais pas comment faire autrement. Mais cela me met dans la panade aussi.
Oublié les choses … comment dire ? C’est habituel chez moi, seul la routine me permet de palier à ça. Mais je fait sans arrêt sur attention aux choses critiques (smartphone, clé de maison …) je check toujours si elles sont bien dans mes poches. Je suis capable d’oublié des éléments principaux au bout de 5s et de les chercher pendant 5 minutes.
Impossible de réaliser un tâche en prévoyant tout d’un coup, je suis obligé de fragmenter les choses dans mon esprit. Je me parle tout seul aussi pour m’organiser sa m’aide à moins oublier. Bon j’ai l’air aussi très déranger au passage.
Tous sa pour dire que l’on s’adapte comme l’ont peux. Mais ont seras jamais au niveau d’attente des “normaux”. Ce sera toujours différent.
J’aimerais savoir comment ‘consulter’ / qui consulter ? Je m’étais renseignée après que ma médecin traitant m’a dit que je correspondais au TDAH et ‘Haut potentiel’. Or les centres neuropsychologique et les neuropsychologues demandent des sommes assez élevées (300 euros) pour leurs test et apparemment (selon ma médecin) un ‘vrai’ psychiatre ne prendra pas d’adulte en consultation pour un TDAH.
Et pour le coup j’aimerais bien trouver une solution au problème car ça entrave énormément ma vie.
As tu essayé l’homéopathie ? /si
Plus sérieusement, tu dis pouvoir gérer sans prendre de médicaments. Comment fais tu? Y a t il des moyens de réactiver le transport de la dopamine sans existant?
Un de mes garçons scolarisé en Suisse a été diagnostiqué Tdah, il est suivi par une ergothérapeute qu’il voit toutes les semaines. Sa maîtresse d’école est intégrée dans le suivi médical. On a aussi mis en place des aides en classe comme un coussin avec de l’air qui lui permet de bouger à sa guise et lui évite de se lever constamment, un casque antibruit qui lui permet de s’isoler et de se concentrer sur son travail et un cahier sur lequel il peut gribouiller quand il s’ennuie au lieu de « décorer » son bureau.
Salut, merci pour ce poteau.
Je n’ai jamais été diagnostiqué TDAH, par contre HP étant plus jeune (j’ai sauté 2 classes au passage). Je me reconnais dans tous les symptômes :
– Je peux jouer aux jeux vidéos pendant des heures et des heures sans problème, par contre un film ou une série c’est presque de la torture de rester devant.
– je dois régulièrement changer d’activité sinon je m’ennuie très vite, ça veut aussi dire qu’à moins de trouver un jeu qui me passionne vraiment je vais jouer à autre chose toutes les 5 minutes.
– je me passionne de sujets au pif et peut passer des heures à me documenter dessus alors que ça ne me servira jamais (récemment la Formule 1, allez savoir pourquoi), alors qu’en cours j’étais incapable de réviser correctement
– je fais des énormes erreurs d’inattention, ma femme me dit souvent que je suis dans la lune et que j’écoute pas ce qu’on me dit (c’est vrai, d’ailleurs ma femme est exactement pareil que moi et on commence à se poser des questions sur le TDAH, même pour notre fils)
– quand une tâche est trop difficile ou inintéressante, je passe plus de temps à chercher comment l’esquiver plutôt qu’à la résoudre, parce que je sais très bien que si ça ne m’intéresse pas vraiment je n’y arriverai pas
Enfin bref, je ne peux pas dire que je suis TDAH mais depuis que j’ai vu le spectacle de Jérémy Ferrari je me suis toujours posé la question. À la suite d’un petit episode de dépression récemment je vais bientôt prendre rdv chez un psychiatre, parce que au-delà de ça mon enfance en tant qu’enfant “surdoué” a été un enfer (oui, c’est pas parce qu’on est considérés comme HP que la vie est rose, au contraire) et qu’encore aujourd’hui j’en garde des réflexes et des cicatrices qu’il faudrait que je prenne le temps de soigner.
Bref, j’espère vraiment que tout ça va évoluer dans le bon sens, même si à l’heure actuelle je ne suis pas TDAH, je ne peux que souhaiter aux personnes diagnostiquées des meilleurs traitements.
Édit : j’en rajoute, mais m’organiser est quasi impossible, c’est d’ailleurs ce qu’on me reproche le plus dans mon travail, mes émotions c’est du on/off constant, et je suis très impulsif dans ma manière d’agir, souvent je fais et je réfléchis après (de toute façon, dans ma tête, si je le fais c’est que c’est ce qu’il y a de mieux alors que des fois absolument pas)
J’ai été diagnostiquée récemment par un neurologue spécialisé dans ce trouble, mais sur le tard, 30ans également. Ça a été compliqué pour moi avant le diagnostique, j’avais juste l’impression d’être complètement débile, de ne pas comprendre les autres personnes, d’être étourdie..etc.. donc je m’en voulais simplement d’être ce que je suis.
Plusieurs troubles courent dans ma famille (TBP/TDAH/TSA..) donc ça m’a quand même poussé à chercher des réponses et effectivement..
La ritaline m’aide pas mal lorsque que je dois avoir une certaine concentration sur quelque chose, et dans l’ensemble m’apaise et me permet d’avoir une élocution plus posée, et d’avoir le sentiment d’être un peu plus éveillée et à l’écoute.
Quand bien même, c’est difficile pour moi d’en parler, parce que je n’ai pas envie de me justifier sur tel ou tel aspect. Et pourtant certaine fois j’aimerais que les autres comprennent que je ne le fais pas exprès.
J’ai encore un peu de mal à m’ajuster, j’y travaille, mais pas toujours évident d’admettre ce trouble.
Merci. Mon fils a un TDAH manifeste, mais ça a vraiment été un parcours du combattant pour le diagnostic.
Or, enfant adopté, il a pourtant eu un suivi psy poussé depuis des années. On a fait le tour des psychologues, pédopsychiatres, orthophonistes, et autres psychomotriciennes, et pourtant aucun n’a voulu prendre le taureau par les cornes, et ce alors que l’avis de proches, enseignants et accompagnateurs périscolaires était unanime, et que mon fils était clairement en détresse. La palme revient à la pédopsychiatre qui résistait à faire faire un dépistage des troubles de l’attention car “il sera certainement positif” mais elle “ne prescrit pas de médicaments”.
On a finalement réussi à ce qu’il fasse un test neuropsy (à 500 balles, en effet), qui a donné un résultat sans appel. Il est désormais traité (mention spéciale aussi à la pharmacienne qui, lors que je suis allé chercher la première prescription, a gueulé à son personnel, et à la douzaine de personnes faisant la queue derrière moi, que c’étaient des “stups”).
Dernière chose: les confinements étaient l’enfer
J’ai tellement un trouble de l’attention que j’arrive même pas à regarder une vidéo de 3 minutes sur le TDAH …
Salut, juste une remarque sur le HPI.
J’ai été diagnostiqué TDA récemment, on m’a fait faire un test de QI en parallèle et je suis aussi considéré HPI. Ma neuropsychologue n’a jamais présenté ça comme un trouble mais c’est plutôt une explication à mon diagnostic tardif : le QI plus élevé m’a permis de compenser en grande partie mes symptômes
Ça permet juste de mieux comprendre son propre fonctionnement quoi
Merci pour ton post.
Je pense être atteinte de ce trouble, malheureusement je n’ai pas les fonds pour me payer un diag à 500 balles. J’ai reçu un diagnostic pour le Haut Potentiel il y a qq années. Mais depuis peu je le vois se disloquer dans l’argumentaire de ceux qui se penchent plus en profondeur sur le problème. Donc retour à zéro et cette éternelle question “c’est quoi mon problème”.
Je ne sais pas si je suis autiste, TDAH juste TDA, Asperger…
Je ne sais pas et je ne sais pas ou faire un diagnostic efficace sur la question. Loin des pseudo sciences et de l’ésotérisme desquels je suis totalement épuisée et qui ne font que m’enfoncer d’avantages. Même si je n’y ai jamais vraiment cru je me suis tournée vers ces solutions quand je ne trouvais rien.
En bref, je suis paumée mais ton post m’as aidée à m’aiguiller donc je te remercie pour ça. J’ai le sentiment que reddit regorge de gens comme nous laissés à leurs propre sort sans assistance psy et ça me fait froid dans le dos de constater qu’un nombre astronomique d’entre eux confessent ses pensées suicidaires…
Merci encore pour ton post, vraiment ❤
Bien résumé. Cela dit, ton histoire sur le HPI est trompeuse. Oui, avoir un QI élevé n’est pas une aide ou un avantage conparatif particulier, mais par contre ça *existe*. En fait, c’est même une des comorbidités fréquentes au TDAH. Par contre, je te rejoins sur un fait, ça ne crée pas les problèmes d’un TDAH par soi-même. D’ailleurs c’est même ennuyeux car des patients TDAH + HPI sont parfois difficiles à diagnostiquer car ils compensent intuitivement leurs difficultés.
D’ailleurs tu aurais pu parler des comorbidités, qui sont si fréquentes dans le TDAH que c’est considéré comme la norme. Troubles anxieux, TSA, troubles dépressifs…
Bon, j’élaborerai encore ce soir, mais y a beaucoup d’erreurs et d’imprécision dans ton texte.
Je suis neuropsychologue spécialisé chez les enfants, et j’ai fait de la recherche sur le TDAH dans des centres de niveau 3. Donc forcément, on va pas s’aimer…
En fait, il y a une conception erronée dans ton message, c’est que le TDAH existe en tant qu’entité neurodeveloppementale bien définie lorsqu’on se base sur les symptômes observés par les profs et les parents.
En fait, non. Il y a plusieurs courants de pensées et recherches en sciences fondamentales qui visent justement à éclaircir “c’est quoi le TDAH”. Si y a un consensus pour dire qu’il existe clairement un trouble neurodeveloppemental touchant le contrôle inhibiteur et les capacités de contrôle attentionnel, cela ne veut pas dire que toutes les personnes qui présentent des symptômes similaires au TDAH ont un TDAH. Mais là, les pedopsychiatres et les neuropediatres n’ont généralement pas le même référentiel scientifique.
Deux exemples où les tests cliniques (conners etc) côtent favorablement :
– patient 10 ans présentant des difficultés attentionnelles à l’école, et catastrophique à la maison. Le bilan neuropsy est normal. Bilan psychologique montre des fragilités et particularités. L’enquête sociale est faites par rapport à certains éléments : patient abusé par son père, complètement envahi dans ses pensées (à juste titre). Le placement supprime tout trouble attentionnel (et améliore même le QI).
– patient 8 ans avec grosses difficultés de concentration et agitation psycholotrice notable à l’école, faible à la maison sauf au moment des devoirs. Bilan neuropsy dans les normes, bilan psychologique révèle un harcèlement très difficile à vivre. Le changement d’établissement entraîne une réduction marquée de l’ensemble des symptômes
– patiente de 8 ans avec grosses difficultés de concentration à l’école, plusieurs trous dans ses cahiers, inattention fréquente, retard dans les apprentissages mais QI non verbal dans les normes, devoirs conflictuels à la maison, et ne tiens pas devant un film, une histoire. Bilan neuropsy hétérogène avec atteinte attentionnelles dans les sphères verbales. Bilan orthophonique révèle une dysphasie+dyslexie.
– patiente de 7 ans, nombreux trous dans les cahiers, ne repond pas toujours quand on l’appelle. Bilan neuropsy hétérogène avec atteintes inhabituelles -> épilepsie absence
J’ai de nombreux autres exemples où le bilan neuropsy, en mettant en évidence une absence de trouble cognitif spécifiques, a permis d’écarter l’hypothèse s’un TDAH.
Contre exemple par rapport au bilan neuropsy (je suis objectif, le bilan neuropsy est un outil important, mais l’interprétation doit être fine) :
– un patient de 14 ans, addict aux jeux vidéo depuis ses 7 ans, avec gros troubles du sommeil. Genre, il cumule péniblement 6 heures de sommeil. Son bilan neuropsy sera dégueu, évoquant un trouble de l’attention soutenue & attention partagée avec un ralentissement de ses réponses. Dans ces cas là, c’est bien les éléments cliniques qui vont nous faire dire : “bon, on a un trouble, mais faut contrôler le sommeil… Si les deficits persistent après réduction de l’addiction et rétablissement du sommeil, alors oui, on pourra considérer le tdah”.
– patients avec déficience sévère. Bilan neuropsychologique forcément échoué, car normé pour une population de référence moyenne. Pour autant, le tdah (et la prescription de methylphenidate), ne sera pas systématique, il faut considérer les symptômes par rapport aux autres enfants avec déficience
– patient 15 ans avec un HPI (oui, c’est la nomenclature fr pour un QI>130, mais je partage ton point de vue sur la modification quantitative et non pas qualitative, et j’en ai marre des parents qui viennent pour suspicion de HPI sur troubles du comportement) qui compense son trouble grâce à son excellente vitesse, mémoire, et stratégies metacognitives.
Bref tout ça pour dire, y a deux “types” de professionnels qui s’affrontent : les neuropédiatres qui voient le trouble neurodev en considérant les sphères cognitives, et les pedopsy qui voient le trouble par rapport aux symptômes (comme le suggère le dsm hein, c’est pas non plus une connerie de le faire, c’est juste qu’il est nécessaire de nuancer dans les 2 cas).
Bref, je peaufinerai un peu les autres arguments ce soir, mais je pense qu’il est important de ne pas non plus négliger le rôle du regard pluridisciplinaire et multifactoriel dans la pose du diagnostic.