C’est une dinguerie cette histoire.
Le type n’abandonne jamais mais Mediapart non plus.
Je me demande jusqu’où ça peut aller dans l’absurde.
quelqu’un a accès au paywall? Je refuse de m’abonner à Médiapart par hygiène mentale /s
*Bayrouchu lance l’attaque lance-flammes*
*Mediapartue réplique avec l’attaque vent de vérité*
*Les flammes se retournent contre Bayrouchu*
*Bayrouchu lance “Mais euh” et bat en retraite*
Comm à chaque fois. Il arrive un moment où on peut se demander s’il ne le fait pas exprès.
Il a vraiment l’air perdu.
Je me rappelle l’autre jour pendant son entretien sur bfm TV il disait que son site ou il avait mit les documents avait été hacké, et donc il les a finalement donné à bfm.
On dirait un petit papy simplet qui se fait balader à gaucher à droite.
Beurgueur King: *”It’s not a secret, it’s real fire” (2021)*
**Le premier ministre a publié sur son site puis transmis à BFMTV des « preuves » présentées comme exclusives et supposées montrer qu’il n’a jamais menti. En réalité, tous ces documents sont déjà connus et ne le dédouanent absolument pas. François Bayrou a aussi omis tous les éléments mettant à mal sa version.**
*David Perrotin et Antton Rouget*
*30 mai 2025 à 15h27*
François Bayrou a « les preuves ». Comme lors de son audition devant la commission d’enquête, le premier ministre le jure, il a les preuves qu’il n’a pas menti sur ce qu’il savait des violences physiques et sexuelles à Notre-Dame-de-Bétharram. Il les a même publiées sur son site (bayrou.fr, inaccessible à l’heure où nous publions) vendredi avant de subir une attaque informatique et de finalement les transmettre à BFMTV.
« Nous avons mis ces documents en ligne vendredi soir. Et puis dimanche, il y a eu une cyberattaque massive pour faire sauter le site. Et le site a sauté ! », a expliqué François Bayrou sur BFMTV mardi 27 mai, assurant avoir mis à disposition des Français·es « la preuve absolue par des documents que toutes les accusations étaient fausses ».
Après avoir annoncé déposer plainte, le chef du gouvernement a ensuite versé dans le complotisme. « Un responsable politique, premier ministre de surcroît, qui est attaqué ignominieusement pendant des mois […] et qui apporte la preuve que tout ça est faux, et vous avez des gens qui montent des attaques numériques massives pour qu’il ne puisse pas montrer les documents. Qu’est-ce que c’est que ce pays-là ? C’est du totalitarisme !, s’est-il emporté. Pourquoi veulent-ils empêcher qu’on les montre ? Je pense que ce qu’ils ne supportent pas, c’est que la vérité s’impose. »
Le lendemain, le premier ministre a donc transmis les mêmes éléments à la chaîne d’information. « On trouve dans les textes transmis à BFMTV et RMC “des faits et documents” qui “ont été difficiles à faire apparaître”, assure le centriste », peut-on lire sur le site de la chaîne.
En réalité, ces éléments publiés par BFMTV ou le contenu de son site, toujours consultable sur Waybackmachine, ne montrent aucune « preuve absolue » ni aucun document exclusif. Tous avaient été révélés par la presse ou mentionnés par les rapporteurs de la commission d’enquête.
Sur son site, le maire de Pau liste donc six accusations qu’il présente, à tort, comme « démenties ». François Bayrou aurait agi, n’aurait pas menti ni attaqué la première lanceuse d’alerte. Il n’aurait pas échangé d’informations couvertes par le secret de l’instruction avec le juge Mirande et ne serait pas intervenu en faveur du père Carricart, ancien directeur mis en examen pour viol. Enfin, le surveillant reconnu coupable d’avoir perforé le tympan d’un élève en 1996 aurait bien été licencié par l’établissement.
Problème : toutes ces informations sont fausses ou non démenties, soit parce qu’il ment, soit parce qu’il omet plusieurs informations ou documents. Mediapart les passe au crible.
**François Bayrou savait et n’a rien fait**
Sur son site, comme devant la commission, le premier ministre maintient n’avoir été informé « que par la presse » des violences dénoncées en 1996 et en 1998 à Notre-Dame-de-Bétharram, établissement catholique dans lequel sa femme a enseigné la catéchèse et où ses enfants étaient scolarisés. Mais cette affirmation reste mensongère puisqu’il disait tout l’inverse avant le 14 mai.
Il niait catégoriquement avoir été informé de la moindre violence, sexuelle ou physique en février 2024 dans Le Point, en mars 2024 dans Le Monde ou dans Le Parisien. Puis le 11 février, devant la représentation nationale, lorsqu’il affirmait tout ignorer, et le 12 février, lorsqu’il répétait n’avoir « jamais » été « averti en quoi que ce soit ».
« J’ai vu et je suis intervenu », se vante-t-il désormais. Pour appuyer ce revirement, François Bayrou évoque sur son site l’inspection administrative diligentée en 1996 après la plainte de Marc Lacoste, un élève ayant eu le tympan perforé par les coups d’un surveillant. Aujourd’hui, le premier ministre affirme que le rapport rendu est « parfaitement clair », qu’il ne relevait « pas d’autres faits de violences, bien au contraire », et que l’auteur a même passé du temps sur place en échangeant « avec une vingtaine de personnes ». « Je trouve, moi, que c’est une vraie vérification », a-t-il osé dire à l’Assemblée.
Le maire de Pau travestit totalement la réalité et oublie de préciser que l’inspecteur reconnaît lui-même que ce rapport était totalement bâclé et que les élèves auditionnés avaient tous été sélectionnés par le directeur de l’établissement mis en cause. Surtout, le rapport, qu’il dit aujourd’hui n’avoir pas lu intégralement, confirme bien les coups du surveillant ayant perforé le tympan de l’élève et le fameux supplice du perron.
À l’époque, l’élu palois s’était rendu quinze jours après à Bétharram pour défendre l’établissement, malgré ces éléments accablants. Il ne semblait pourtant rien ignorer des sévices physiques qui pouvaient avoir lieu. Dans un document du conseil d’administration de Bétharram obtenu par la commission, le père Landel, directeur de l’institution, expliquait après cette inspection qu’il allait falloir « mener une réflexion sur la violence, demandée par M. Bayrou ».
Sur les violences sexuelles, le premier ministre explique là encore qu’il avait finalement bien été alerté, mais seulement lorsque la presse a rendu « compte de la mise en examen et [de] l’incarcération » du père Carricart. « Reprocher à François Bayrou de ne pas avoir dénoncé à la justice des faits dont elle est déjà saisie n’a aucun sens », peut-on lire sur le site du premier ministre, qui omet de dire qu’il était alors président du conseil général, justement chargé de la protection de l’enfance. Et qu’il n’a donc mené aucune action pour protéger les enfants de cet établissement.
**Le surveillant n’a pas été licencié après sa condamnation**
Sur son site, François Bayrou répète ce qu’il a affirmé sous serment le 14 mai en expliquant que Marie-Paul de Behr, surveillant condamné en 1996, avait été licencié dans la foulée. « La bonne foi du premier ministre lors de son audition le 14 mai 2025 ne peut donc pas être remise en cause », précise François Bayrou, citant une lettre du directeur de Bétharram disant se séparer de ce surveillant.
Cette affirmation est totalement fausse puisque le surveillant n’a pas été licencié dans la foulée. « Entre 1997 et 1998, ce surveillant est toujours présent à Bétharram, ayant même obtenu une promotion », devenant conseilleur principal d’éducation (CPE), a d’ailleurs rappelé Alain Esquerre, porte-parole du collectif de victimes auprès du Parisien.
Comme l’a révélé Libération, Marie-Paul de Behr est en effet toujours mentionné dans les effectifs pédagogiques de l’école pour l’année 1997-1998, des éléments confirmés par des courriers de l’association de parents d’élèves, et la gazette de l’institution indique même qu’il est toujours membre de l’équipe éducative en 1998.
**François Bayrou s’attaque bien à une lanceuse d’alerte**
C’était l’axe central de sa défense devant la commission : attaquer violemment la première lanceuse d’alerte, une des seules personnes à avoir dénoncé les violences à Bétharram à l’époque, pour la discréditer et balayer ses graves accusations. Comme plusieurs témoins, Françoise Gullung, enseignante à Bétharram, affirme de manière constante que la femme de François Bayrou a été témoin de violences sans porter assistance aux élèves et précise avoir alerté deux fois le premier ministre, par écrit et oralement.
Le chef du gouvernement a donc tout tenté pour la discréditer, en allant jusqu’à mettre en cause sa « santé mentale » et en tentant de trouver des contradictions ou des « affabulations » dans son témoignage. De nombreux documents retrouvés par Mediapart crédibilisent pourtant la version de cette enseignante, qui a alerté médias et autorités à de nombreuses reprises pour protéger les élèves de cette école.
Elle est ainsi citée comme enseignante et victime dans un compte rendu d’une réunion datée du 15 avril 1996 en présence du père de Marc Lacoste, mais aussi d’Alain Esquerre. Dans un courrier du 19 avril de la même année, elle prend ses distance avec un courrier envoyé par le père de l’élève mais explique être prête à solliciter « les pouvoirs publics » pour limiter les « abus » et violences au sein de l’institution.
Auditionnée sous serment, Françoise Gullung, en poste à Bétharram à partir de 1994, a aussi affirmé avoir rencontré le père Carricart à une réunion en 1996 lors de laquelle l’ancien directeur de l’établissement l’aurait dissuadée de dénoncer les violences dont elle avait été témoin.
Impossible, selon le premier ministre. « Depuis quatre mois, je suis quotidiennement sali, quotidiennement diffamé avec des affirmations qui reposent en grande partie sur le témoignage de cette dame », a-t-il fustigé, affirmant qu’il était impossible qu’elle ait pu rencontrer cette personne, mise en examen deux ans plus tard pour viols sur mineurs. « Mme Gullung ne peut pas connaître Carricart, il est parti à Rome depuis des années au moment où elle est recrutée dans l’établissement. Carricart est parti à Rome, selon les interprétations, entre 1991 et 1993. Il n’est pas vrai qu’elle connaissait le père Carricart. Jamais Carricart n’intervient après dans l’établissement. »
Selon plusieurs documents retrouvés par Mediapart, l’accusation de François Bayrou ne tient pas. D’abord parce que le père Carricart ne peut pas avoir quitté la ville en 1991 : il dirigeait l’établissement jusqu’en 1993, comme l’indiquent des archives de l’INA et du Monde. Une photo publiée par Sud Ouest en avril 1993 le confirme aussi.
Et il reste là, comme si c’était normal…
Mais que fait Macron ?
Il a bien dit que pour son hygiène mentale il ne lisait pas Mediapart donc il doit bien s’en battre les coucougnettes des révélations le mettant en cause…les chiens aboient et la caravane passe et repasse en boucle….
On peut comprendre ce besoin d’hygiène mentale de notre premier ministre : ces derniers temps, sa pression sanguine monte en flèche à chaque article de Médiapart.
Par contre il faudrait comprendre que c’est pas le journal le problème, monsieur le premier ministre.
FRANCOIS ! NON !
PAS TOI FRANCOIS !
PAS MAINTENANT !
TU ETAIS L’ELU
Y’a quand même de la mauvaise foi de Médiapart sur certains points.
Quand Bayrou dit ne pas avoir été au courant avant que ça arrive dans la presse, il fait bien référence au fait qu’à l’époque, en tant que ministre de l’éducation, il n’avait d’informations que le reste de la presse n’avait pas. Dire qu’il a été alerté … en 2024 … c’est complètement débile.
Quand il dit que le surveillant a été viré et qu’on lui dit qu’il ment, il produit le papier où le chef de l’établissement lui ment, en disant qu’il allait virer le surveillant. Bayrou ne ment pas ni ne prétends que le surveillant a finalement été viré, il produit juste le document qui montre qu’il ne l’a pas inventé mais se basait sur un document où on lui a menti.
Le système a failli lorsque l’inspecteur envoyé a produit un rapport bâclé et Bayrou a failli en n’en lisant que la conclusion (qui est très optimiste contrairement au reste du rapport) mais le faire passer pour quelqu’un qui couvre sciemment des actes pédophiles, c’est dégueulasse.
Pfffff… Ça me fatigue, depuis que cette histoire est revenue sur le devant de la scène il y a eu des milliers de naissances, de décès, de divorce, de mariage. des milliers de procès, des centaines de suicides.
Et on donne encore du crédit, et la gouvernance du pays, à quelqu’un qui dit sous serment que c’est ok de taper des enfants.
Mais bordel cramons tout.
(ouais déso pas déso j’ai un coup de blues ce soir)
C’est du comique de répétition à ce stade
Pourtant Macron l’a regardé les yeux dans les yeux et a affirmé qu’il avait toute sa confiance
Question théorique, mais on va devoir attendre qu’il ait quel âge notre mytho de service pour être mis face à ses responsabilités, à ses mensonges sous serments et qu’il soit mit en prison?
18 comments
Ben mince alors, il aurait *encore* menti ?
C’est une dinguerie cette histoire.
Le type n’abandonne jamais mais Mediapart non plus.
Je me demande jusqu’où ça peut aller dans l’absurde.
quelqu’un a accès au paywall? Je refuse de m’abonner à Médiapart par hygiène mentale /s
*Bayrouchu lance l’attaque lance-flammes*
*Mediapartue réplique avec l’attaque vent de vérité*
*Les flammes se retournent contre Bayrouchu*
*Bayrouchu lance “Mais euh” et bat en retraite*
Comm à chaque fois. Il arrive un moment où on peut se demander s’il ne le fait pas exprès.
Il a vraiment l’air perdu.
Je me rappelle l’autre jour pendant son entretien sur bfm TV il disait que son site ou il avait mit les documents avait été hacké, et donc il les a finalement donné à bfm.
On dirait un petit papy simplet qui se fait balader à gaucher à droite.
Beurgueur King: *”It’s not a secret, it’s real fire” (2021)*
**Le premier ministre a publié sur son site puis transmis à BFMTV des « preuves » présentées comme exclusives et supposées montrer qu’il n’a jamais menti. En réalité, tous ces documents sont déjà connus et ne le dédouanent absolument pas. François Bayrou a aussi omis tous les éléments mettant à mal sa version.**
*David Perrotin et Antton Rouget*
*30 mai 2025 à 15h27*
François Bayrou a « les preuves ». Comme lors de son audition devant la commission d’enquête, le premier ministre le jure, il a les preuves qu’il n’a pas menti sur ce qu’il savait des violences physiques et sexuelles à Notre-Dame-de-Bétharram. Il les a même publiées sur son site (bayrou.fr, inaccessible à l’heure où nous publions) vendredi avant de subir une attaque informatique et de finalement les transmettre à BFMTV.
« Nous avons mis ces documents en ligne vendredi soir. Et puis dimanche, il y a eu une cyberattaque massive pour faire sauter le site. Et le site a sauté ! », a expliqué François Bayrou sur BFMTV mardi 27 mai, assurant avoir mis à disposition des Français·es « la preuve absolue par des documents que toutes les accusations étaient fausses ».
Après avoir annoncé déposer plainte, le chef du gouvernement a ensuite versé dans le complotisme. « Un responsable politique, premier ministre de surcroît, qui est attaqué ignominieusement pendant des mois […] et qui apporte la preuve que tout ça est faux, et vous avez des gens qui montent des attaques numériques massives pour qu’il ne puisse pas montrer les documents. Qu’est-ce que c’est que ce pays-là ? C’est du totalitarisme !, s’est-il emporté. Pourquoi veulent-ils empêcher qu’on les montre ? Je pense que ce qu’ils ne supportent pas, c’est que la vérité s’impose. »
Le lendemain, le premier ministre a donc transmis les mêmes éléments à la chaîne d’information. « On trouve dans les textes transmis à BFMTV et RMC “des faits et documents” qui “ont été difficiles à faire apparaître”, assure le centriste », peut-on lire sur le site de la chaîne.
En réalité, ces éléments publiés par BFMTV ou le contenu de son site, toujours consultable sur Waybackmachine, ne montrent aucune « preuve absolue » ni aucun document exclusif. Tous avaient été révélés par la presse ou mentionnés par les rapporteurs de la commission d’enquête.
Sur son site, le maire de Pau liste donc six accusations qu’il présente, à tort, comme « démenties ». François Bayrou aurait agi, n’aurait pas menti ni attaqué la première lanceuse d’alerte. Il n’aurait pas échangé d’informations couvertes par le secret de l’instruction avec le juge Mirande et ne serait pas intervenu en faveur du père Carricart, ancien directeur mis en examen pour viol. Enfin, le surveillant reconnu coupable d’avoir perforé le tympan d’un élève en 1996 aurait bien été licencié par l’établissement.
Problème : toutes ces informations sont fausses ou non démenties, soit parce qu’il ment, soit parce qu’il omet plusieurs informations ou documents. Mediapart les passe au crible.
**François Bayrou savait et n’a rien fait**
Sur son site, comme devant la commission, le premier ministre maintient n’avoir été informé « que par la presse » des violences dénoncées en 1996 et en 1998 à Notre-Dame-de-Bétharram, établissement catholique dans lequel sa femme a enseigné la catéchèse et où ses enfants étaient scolarisés. Mais cette affirmation reste mensongère puisqu’il disait tout l’inverse avant le 14 mai.
Il niait catégoriquement avoir été informé de la moindre violence, sexuelle ou physique en février 2024 dans Le Point, en mars 2024 dans Le Monde ou dans Le Parisien. Puis le 11 février, devant la représentation nationale, lorsqu’il affirmait tout ignorer, et le 12 février, lorsqu’il répétait n’avoir « jamais » été « averti en quoi que ce soit ».
« J’ai vu et je suis intervenu », se vante-t-il désormais. Pour appuyer ce revirement, François Bayrou évoque sur son site l’inspection administrative diligentée en 1996 après la plainte de Marc Lacoste, un élève ayant eu le tympan perforé par les coups d’un surveillant. Aujourd’hui, le premier ministre affirme que le rapport rendu est « parfaitement clair », qu’il ne relevait « pas d’autres faits de violences, bien au contraire », et que l’auteur a même passé du temps sur place en échangeant « avec une vingtaine de personnes ». « Je trouve, moi, que c’est une vraie vérification », a-t-il osé dire à l’Assemblée.
Le maire de Pau travestit totalement la réalité et oublie de préciser que l’inspecteur reconnaît lui-même que ce rapport était totalement bâclé et que les élèves auditionnés avaient tous été sélectionnés par le directeur de l’établissement mis en cause. Surtout, le rapport, qu’il dit aujourd’hui n’avoir pas lu intégralement, confirme bien les coups du surveillant ayant perforé le tympan de l’élève et le fameux supplice du perron.
À l’époque, l’élu palois s’était rendu quinze jours après à Bétharram pour défendre l’établissement, malgré ces éléments accablants. Il ne semblait pourtant rien ignorer des sévices physiques qui pouvaient avoir lieu. Dans un document du conseil d’administration de Bétharram obtenu par la commission, le père Landel, directeur de l’institution, expliquait après cette inspection qu’il allait falloir « mener une réflexion sur la violence, demandée par M. Bayrou ».
Sur les violences sexuelles, le premier ministre explique là encore qu’il avait finalement bien été alerté, mais seulement lorsque la presse a rendu « compte de la mise en examen et [de] l’incarcération » du père Carricart. « Reprocher à François Bayrou de ne pas avoir dénoncé à la justice des faits dont elle est déjà saisie n’a aucun sens », peut-on lire sur le site du premier ministre, qui omet de dire qu’il était alors président du conseil général, justement chargé de la protection de l’enfance. Et qu’il n’a donc mené aucune action pour protéger les enfants de cet établissement.
**Le surveillant n’a pas été licencié après sa condamnation**
Sur son site, François Bayrou répète ce qu’il a affirmé sous serment le 14 mai en expliquant que Marie-Paul de Behr, surveillant condamné en 1996, avait été licencié dans la foulée. « La bonne foi du premier ministre lors de son audition le 14 mai 2025 ne peut donc pas être remise en cause », précise François Bayrou, citant une lettre du directeur de Bétharram disant se séparer de ce surveillant.
Cette affirmation est totalement fausse puisque le surveillant n’a pas été licencié dans la foulée. « Entre 1997 et 1998, ce surveillant est toujours présent à Bétharram, ayant même obtenu une promotion », devenant conseilleur principal d’éducation (CPE), a d’ailleurs rappelé Alain Esquerre, porte-parole du collectif de victimes auprès du Parisien.
Comme l’a révélé Libération, Marie-Paul de Behr est en effet toujours mentionné dans les effectifs pédagogiques de l’école pour l’année 1997-1998, des éléments confirmés par des courriers de l’association de parents d’élèves, et la gazette de l’institution indique même qu’il est toujours membre de l’équipe éducative en 1998.
**François Bayrou s’attaque bien à une lanceuse d’alerte**
C’était l’axe central de sa défense devant la commission : attaquer violemment la première lanceuse d’alerte, une des seules personnes à avoir dénoncé les violences à Bétharram à l’époque, pour la discréditer et balayer ses graves accusations. Comme plusieurs témoins, Françoise Gullung, enseignante à Bétharram, affirme de manière constante que la femme de François Bayrou a été témoin de violences sans porter assistance aux élèves et précise avoir alerté deux fois le premier ministre, par écrit et oralement.
Le chef du gouvernement a donc tout tenté pour la discréditer, en allant jusqu’à mettre en cause sa « santé mentale » et en tentant de trouver des contradictions ou des « affabulations » dans son témoignage. De nombreux documents retrouvés par Mediapart crédibilisent pourtant la version de cette enseignante, qui a alerté médias et autorités à de nombreuses reprises pour protéger les élèves de cette école.
Elle est ainsi citée comme enseignante et victime dans un compte rendu d’une réunion datée du 15 avril 1996 en présence du père de Marc Lacoste, mais aussi d’Alain Esquerre. Dans un courrier du 19 avril de la même année, elle prend ses distance avec un courrier envoyé par le père de l’élève mais explique être prête à solliciter « les pouvoirs publics » pour limiter les « abus » et violences au sein de l’institution.
Auditionnée sous serment, Françoise Gullung, en poste à Bétharram à partir de 1994, a aussi affirmé avoir rencontré le père Carricart à une réunion en 1996 lors de laquelle l’ancien directeur de l’établissement l’aurait dissuadée de dénoncer les violences dont elle avait été témoin.
Impossible, selon le premier ministre. « Depuis quatre mois, je suis quotidiennement sali, quotidiennement diffamé avec des affirmations qui reposent en grande partie sur le témoignage de cette dame », a-t-il fustigé, affirmant qu’il était impossible qu’elle ait pu rencontrer cette personne, mise en examen deux ans plus tard pour viols sur mineurs. « Mme Gullung ne peut pas connaître Carricart, il est parti à Rome depuis des années au moment où elle est recrutée dans l’établissement. Carricart est parti à Rome, selon les interprétations, entre 1991 et 1993. Il n’est pas vrai qu’elle connaissait le père Carricart. Jamais Carricart n’intervient après dans l’établissement. »
Selon plusieurs documents retrouvés par Mediapart, l’accusation de François Bayrou ne tient pas. D’abord parce que le père Carricart ne peut pas avoir quitté la ville en 1991 : il dirigeait l’établissement jusqu’en 1993, comme l’indiquent des archives de l’INA et du Monde. Une photo publiée par Sud Ouest en avril 1993 le confirme aussi.
Et il reste là, comme si c’était normal…
Mais que fait Macron ?
Il a bien dit que pour son hygiène mentale il ne lisait pas Mediapart donc il doit bien s’en battre les coucougnettes des révélations le mettant en cause…les chiens aboient et la caravane passe et repasse en boucle….
On peut comprendre ce besoin d’hygiène mentale de notre premier ministre : ces derniers temps, sa pression sanguine monte en flèche à chaque article de Médiapart.
Par contre il faudrait comprendre que c’est pas le journal le problème, monsieur le premier ministre.
FRANCOIS ! NON !
PAS TOI FRANCOIS !
PAS MAINTENANT !
TU ETAIS L’ELU
Y’a quand même de la mauvaise foi de Médiapart sur certains points.
Quand Bayrou dit ne pas avoir été au courant avant que ça arrive dans la presse, il fait bien référence au fait qu’à l’époque, en tant que ministre de l’éducation, il n’avait d’informations que le reste de la presse n’avait pas. Dire qu’il a été alerté … en 2024 … c’est complètement débile.
Quand il dit que le surveillant a été viré et qu’on lui dit qu’il ment, il produit le papier où le chef de l’établissement lui ment, en disant qu’il allait virer le surveillant. Bayrou ne ment pas ni ne prétends que le surveillant a finalement été viré, il produit juste le document qui montre qu’il ne l’a pas inventé mais se basait sur un document où on lui a menti.
Le système a failli lorsque l’inspecteur envoyé a produit un rapport bâclé et Bayrou a failli en n’en lisant que la conclusion (qui est très optimiste contrairement au reste du rapport) mais le faire passer pour quelqu’un qui couvre sciemment des actes pédophiles, c’est dégueulasse.
Pfffff… Ça me fatigue, depuis que cette histoire est revenue sur le devant de la scène il y a eu des milliers de naissances, de décès, de divorce, de mariage. des milliers de procès, des centaines de suicides.
Et on donne encore du crédit, et la gouvernance du pays, à quelqu’un qui dit sous serment que c’est ok de taper des enfants.
Mais bordel cramons tout.
(ouais déso pas déso j’ai un coup de blues ce soir)
C’est du comique de répétition à ce stade
Pourtant Macron l’a regardé les yeux dans les yeux et a affirmé qu’il avait toute sa confiance
Question théorique, mais on va devoir attendre qu’il ait quel âge notre mytho de service pour être mis face à ses responsabilités, à ses mensonges sous serments et qu’il soit mit en prison?
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