« Le livre d’occasion est en train de cannibaliser en silence toute la chaîne du livre »

by Comfortable-Basil992

40 comments
  1. Pourtant acheter des livres d’occasion c’est écolo non?

    Édit : j’aurais du mettre /s, désolé. Arrêtez de m’expliquer que le capitalisme s’en fout de l’écologie svp

  2. Mouais
    Si les gens achètent de l’occasion, c’est qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter neufs ou pas l’envie.

    Et ceux qui revendent des livres d’occasion, l’argent sert sûrement en partie à racheter d’autres livres.

    Ça fait longtemps qu’il y a ces alertes et je ne suis pas d’accord (idem dans le jeu vidéo).

    C’est un peu comme le raisonnement sur le piratage où 1 telechargement = 1 vente perdue qui est faux et bien trop simpliste.

  3. Y’a beaucoup trop de nouveaux livres chaque année c’est une aberration. Il faut que ça se casse la gueule pour qu’on arrête d’éditer des livres qui ne seront ni achetés ni lus et finiront brûlés sans même avoir été ouverts… Aujourd’hui n’importe quel pécore qui a fait un van trip ou a perdu un proche écrit un bouquin…

  4. En gros, ils veulent faire passer leur projet de loi sur la taxation de livres d’occasion, en rajoutant un discours larmoyant sur les libraires ou les auteurs alors que ça seront les éditeurs et autres grands groupes qui en bénéficieront.

  5. Les (gros) éditeurs: se plaignent quand les gens lisent pas.

    Les (gros) éditeurs: se plaignent quand les gens lisent des livres d’occasion.

    Les (gros) éditeurs: vendent des livres chers, puis donnent au mieux 5 % à l’auteur sur les ventes.

    Les (gros) éditeurs: disent que la fabrication et la distribution coutent cher, puis vendent le même livre en version numérique quasiment au même prix.

    Les (gros) éditeurs: recoivent des subventions du CNL, du ministere de la culture, credit impot, etc

  6. Ils sont courageux. Si j’écrivais des livres revendus d’occasion le jour de leur sortie j’hésiterais à le revendiquer.

  7. ”La voix des autrices et des auteurs a été peu entendue au sujet du livre d’occasion, dont le marché croissant nous préoccupe. Il ne génère aucune rémunération, ni pour l’auteur ni pour la maison d’édition. Seuls les livres neufs engendrent des droits d’auteur.”

    Au moins ils sont honnêtes lol ,maïs l’occasion dérange beaucoup de personnes quand ça leur rapporte plus rien comme des anciens jeux vidéos libre de droit où bien la musique etc ..

  8. j’suis pas sûr que le problème de fric des auteurs viennent des ventes d’occasion. puis les livres que j’achète d’occasion je les aurais jamais acheté neuf car trop cher, pourquoi j’achèterais 3 livres neufs quand je peux en avoir 5-6 pour le même prix sur Gibert ou Vinted. ils s’imaginent qu’ils perdent des ventes mais elles n’auraient jamais eu lieu de toute façon.

  9. C’est pour moi le même problème qu’avec le jeu vidéo : pourquoi acheter neuf alors qu’il me faudrait déjà une vie pour déjà lire ou jouer les chefs d’oeuvres que je n’ai pas encore essayé ?

    Et encore, en JV comme en livre, le dématérialisé fait que je lâche quand même de l’argent. La liseuse et steam, c’est top.

    Mais avec le bon coin, que ce soit livres ou jeux switch, le coût réel est le coût de l’envoi du colis, c’est à dire quelques euros et rien qui revient vers les auteurs ou les éditeurs, je comprends que si tout le monde consommait comme moi, il ne sortirait plus grand chose de nouveau autrement qu’en dématérialisé.

  10. Attends on nous sort que les ebook et le demat c’est pas bien ça tue l occasion, et quand l’occasion bc a marché c’est pas bien ça tue le neuf. Faut faire quoi en fait?

  11. En dehors des livres pour ado et YA, les livres plus classiques sont hors de prix, si tu veux prendre un livre Gallimard du dernier auteur en vogue tu en as facilement pour plus de 20 euro, on tourne autour des 25-30 euros, pour des livres qui sont même pas si fou que cela…
    Cela dit même les livre YA ou de fantasy, et autre genre commencent à être cher.
    Amha au delà de 20 euro un livre est trop cher ou alors c’est une édition intéressante et/ou un phénomène livresque.
    Lire devient un loisir de Bourges, c’est triste à dire. (Y’a toujours les bibliothèques municipales, mais parfois ça fait plaisir de vraiment les posséder et se faire une bibliothèque).

  12. Le nettoyage par le vide, c’est pas mal.

    Vu qu’en filigrane, cela touche au droit d’auteur, il serait effectivement pertinent d’y revenir et d’en réduire significativement leur durée.

  13. Cet article est vraiment pauvre en informations. De quels auteurs et autrices parle-t-on ? Quelle est la proportion d’auteurs morts depuis longtemps dans le commerce des livres d’occasions ? Faut-il vraiment que les descendants, au pif, de Maupassant (s’il en a eu une, j’en sais rien et ça ne m’intéresse pas) gagnent de l’argent, ou que l’État français prélève une taxe grâce à une création littéraire dont il n’est ni l’auteur, ni le garant ?

    Que les auteurs vivants soient rémunérés grâce au neuf et à l’occasion, pas de problème avec ça, mais foutez donc la paix aux gens qui s’échangent de l’Aristote et du Bradbury.

  14. Bientôt : ” Les bibliothèques : ces lieux qui inquiètent le monde de l’édition […] En effet quand un seul achat de livre permet à cet endroit de le prêter gratuitement à plusieurs centaines de personnes on comprend l’inquiétude des éditeurs qui tirent la sonnette d’alarme.”

  15. Perso je suis plus sur le marché des bibliothèques et des rayons BD de la Fnac, donc je fait plus du parasitisme que du cannibalisme.

  16. Et si on arrêtait de donner la parole à des lobbys qui veulent aller contre l’intérêt public pour défendre leurs petits intérêts personnels?

  17. Mais c’était pareil pour les cd audio d’occasion, non?

  18. Je ne comprends pas : le livre d’occasion existe depuis des décennies.

    Est-ce que la hausse que l’article présente comme un fait n’est pas biaisé parce qu’on suit plus facilement sur des plateformes digitales des transactions qui étaient par le passé faites de la main à la main sans registre numérique ?

  19. Pour qu’il y ait des livres d’occasion sur le marché, il faut que ces livres soient vendus neufs d’abord.
    Du reste, les gens font ce qu’ils veulent de leurs livres.

  20. J’ai pas accès à tout l’article mais c’est bizarre cette histoire de “quand on est auteur et qu’on sort un livre neuf on le retrouve en occasion le jour même”

    Quoi y a des scalpeurs de livre ? On peut vraiment faire un profit ? Ça arrive vraiment ? Parce que en occasion si je veux une nouvelle sortie je la vois jamais et c’est logique

  21. D’abord ça sera les livres, et puis bientôt le marché de l’occasion tout entier sera interdit. Non mais oh! Faut penser au manque a gagner des industriels, hein les gueux!

  22. Et plutôt que vaporisateur capitaliser la dessus et proposer leur propre rayon occasion, Ils se plaignent

  23. Ben donnez des thunes et je pourrais acheter des livres neufs, mais tant que j’aurais pas de thune, bah ce sera tipiak et livres d’occas’, voilà, bisou

  24. C’est sûrement à cause du marché de l’occasion que Louis Sarkozy n’a vendu que 2000 exemplaires de son livre…

  25. « Vous ne possèderez rien et vous serez heureux ».

    Si tu possèdes physiquement qqchose ça va à leur encontre et forcément soit t es un pirate, un voyou, ou tu détruis de l’emploi…

  26. Un livre neuf ça coute 20 balles, un livre d’occasion moins de 5 (quand c’est pas un pote qui te le file ou que tu trouves pas à la boite à livre) pour une plus grande sélection

  27. Il y a 10 ans, j’achetais des gros livres à 18 euros 50. Aujourd’hui, les mêmes livres coûtent 23 euros, quand c’est pas plus.

    Je veux bien entendre l’argument du coût du papier. Beaucoup de maisons ont eu des moments difficiles depuis le covid. Mais à un moment faut pas s’étonner : quand le prix augmente, les gens se tournent vers l’occasion.

  28. Les editeurs cannibalisent les revenus des auteurs et des libraires depuis des decennies en toute complaisance. Des collectifs d’auteurs alertent sur ce sujet depuis longtemps, mais rien n’est fait. Cependant, dès lors qu’un grand groupe a un petit frein économique, il est immédiatement question de légiférer.

    La sécu des artistes est une vaste blague, sous l’urssaf du Limousin en grave manque de moyens. Les regles d’immatriculation et la réglementation des artistes auteurs est cryptique et méconnue meme des experts comptables.

    L’état se contrefout de tous les acteurs du livre à l’exeption du plus gros poisson. L’état ne se préoccupe pas du secteur, juste des grands comptes.

    Achetez vos livres d’occas. Faites des echanges, donnez, construisez des boites a livre de quartier.

    Sinon : voguez sur internet, lisez en ligne et tipez vos auteurs favoris directement. La culture et l’économie du livre sont un lieu de combat politique.

  29. On est criminel aussi si on achète des livres d’occasion vieux qui ne se trouvent pas dans les librairies ?

  30. Un jour le système va nous forcer à nous excuser d’être pauvres. 😂

  31. Absurde. Le monopole de 100 ans accordé aux auteurs constitue déjà une subvention massive qui profite surtout à une poignée d’auteurs à succès. Commençons par redistribuer cette manne avant d’engraisser une fois de plus notre système de droits d’autres.

    Ramenez les droits d’auteurs à 20 ans, au passage, comme pour les brevets.

  32. Mdr bah oui go faire une taxe on est spécialiste hein 🙂

  33. Un marché, c’est pas une fin en soit et ça s’inscrit dans un contexte. Un peu comme un écosystème. Par nature, plus il existes de livres, plus on a de choix. Si l’offre et la demande ne sont plus correlés, ils ont un problème. Si ton marché il n’est pas viable, c’est que les fondations sont mauvaises.

    S’ils ne voulaient pas avoir de souci, fallait vendre des fruits. Pas de souci avec l’occasion. Mais des bouquins, par nature, c’est fait pour la seconde main, et la troisième, et la quatrième, et encore bien plus. Ne pas le faire serait une hérésie, culturellement comme environnementalement.

    Ho, la cause de l’environnement qui ne va pas dans le même sens que l’économie? Et c’est justement parce qu’on fait passer l’économie avant l’environnement que le monde brûle.

    Donc déso les gens, le marché bouge, à vous de vous adapter. Pas de trouver des rustines étatiques pour vous sauver les miches (en taxant l’occasion par exemple)

    Un peu comme Clair Obscur expedition 33 qui montre à toute l’industrie du jeu vidéo qu’en fait, ça fonctionne en faisant autrement et sans appliquer les codes économiques (abusifs) en vigueur. C’est fou.

  34. Avec boloré qui a récemment acquis hachette, c’est comme si les maisons d’édtions passaient tranquillement vers l’extreme droite et ne pensaient qu’à la thune.

  35. Les éditeurs vont nous faire le coup du manque a gagner des ayants droit de Pline l’Ancien et d’Aristote ?

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