l’essentiel
Après avoir échoué plusieurs fois, le Saint-Girons Sporting-Club accède enfin à la Fédérale 1. Mais les Ariégeois ont été sérieusement inquiétés par une équipe de Léguevin qui a longtemps conservé son avantage de 7 points. Une pénalité de l’ouvreur couserannais Marty à la dernière minute a fait la différence (16-6).
SAINT-GIRONS SC 16 – COQ LEGUEVINOIS 6
(M-T : 3-3). Arbitre de champ : M. Thomas Dufau-Dussarat. Arbitres assistants : MM. Axel Chamalbide et Sébastien Hourticot. Représentant fédéral : M. Didier Mirepoix.
Pour Saint-Girons : 1 essai de Bénazet (50e) ; 1 transformation et 3 pénalités (11e, 64e, 80e) de Marty.
Pour Léguevin : 2 pénalités de Decelle (34e, 58e).
Évolution du score : 3-0 ; 3-3/ 10-3 ; 10-6 ; 13-6 ; 16-6.
SAINT-GIRONS SPORTING-CLUB. Gomes (cap.), Sanchez, Valente ; Heymans, Pons ; Talieu, Augistrou, Maurette ; M. Bocchese (m), Marty (o) ; Lacroix, R. Bocchese, Bonzom, Duba ; Bénazet. Remplaçants : Soum, Barbaste, Paillas, Q. Augistrou, Amardeilh, Gaston, Magne.
COQ LEGUEVINOIS. Bueno, Morzelle, Gerardi ; Antony (cap.), L. Bayol ; Bras, P. Carré, Hanachi ; Torres (m), Decelle (o) ; Lacoste, Brioux, Charlas, Le Roscouet, Sans. Remplaçants : J. Carré, Djouadi, Ceratti, Biso, A. Bayol, Margarit, Accary.
Durant une première mi-temps bien fade, aucune des deux équipes ne parvient à réussir, malgré quelques occasions, à mettre son adversaire en grande difficulté. Les Léguevinois, qui possédaient au coup d’envoi 7 points d’avance obtenus dans les dernières minutes du match aller, se contentent de gérer cet avantage. De leur côté, les Saint-Gironnais lancent des attaques désordonnées qui n’aboutissent pas. Les « Lions verts » commettent de nombreuses fautes et commencent à douter. Les deux buteursn Marty pour le Sporting et Declle pour le Coq léguevinois, manquent leurs premières tentatives de pénalité. C’est à la 14e minute que le demu-d’ouverture couserannais Marty ajuste sa première pénalité des 25 m en moyenne position. Saint-Girons revient à 4 points mais Decelle lui répond à la 34e minute, des 22 mètres en coin (3-3). Tout est à refaire pour les locaux. Les deux équipes rentrent aux vestiaires après 40 minutes d’occasions manquées pour les deux équipes.
Dès la reprise, les Saint-Gironnais n’ont pas le choix, ils doivent marquer. Après une longue série de percussions des avants, l’arrière Bénazet file à l’essai avec détermination ; Marty transforme et égalise au cimul des deux rencontres (10-3, 50e). Mais une nouvelle pénalité de Decelle, des 40 m en moyenne position, permet à Léguevin de reprendre la main sur la qualification (10-6). Le suspense est total, les bouillants supporters du Luc retiennent leur souffle. Marty rajoute 3 points (13-6) et, à dix minutes de la fin, ce n’est toujours pas suffisant. Les dernières minutes sont tendues. Follement encouragés par leurs supporters, les « Lions verts » ne baissent pas les bras et obtiennent, à la 80e minute, la pénalité qui peut être celle de la victoire et de l’accession en Fédérale 1. Martty ne tremble pas et permet au SGSC de décrocher l’accession à la Fédérale 1. Face à une équipe haut-garonnaise athlétique, qui n’a jamais rien lâché, les Saint-Gironnais ont fait preuve de beaucoup
de volonté et d’engagement. Ils ont été récompensés et la victoire est méritée. Le fameux plafond de verre est enfin brisé.
Dans les vestiaires
Thibault Marty (demi-d’ouverture du Saint-Girons SC) qui a offert la victoire : « Ce groupe est incroyable, ce club est fabuleux, je suis content d’avoir pu le récompenser de m’avoir accueilli comme il l’a fait lorsque je suis arrivé. Tout s’est joué sur un détail et il a été pour nous. Pour le prochain match, il nous faudra être plus disciplinés. Ma première mi-temps a été très faible et je dois travailler pour éviter ça. La deuxième mi-temps est à notre avantage mais nous avons été souvent pénalisés car il y a dans l’équipe beaucoup de jeunes qui se donnent à fond mais il ne faut pas leur en vouloir ».
L’entraîneur des avants de Léguevin : « Il est cruel de terminer uns saison de cette façon mais c’est la loi du sport et Saint-Girons est une grosse équipe. Nous avons eu de mauvais moments mais tous les garçons ont joué à fond, c’est le moral qui a flanché. Cet essai nous fait très mal et nous n’avons pas réussi à nous adapter aux décisions arbitrales. Nous sortons du match la tête haute et n’avons pas de regrets. L’an dernier, nous étions en Fédérale 3 avec ce même groupe et nous sommes très heureux de notre saison, nous voulions jouer un match de plus ensemble. Nous avons perdu mais nous grandissons ».
Xavier Pons, seconde ligne du Saint-Girons SC : « J’ai une pensée pour les joueurs qui ont arrêté le rugby la saison dernière et qui ont fait vivre le club pendant des années. On va rapidement se remettre au travail car nous avons, dans quinze jours, un quart de finale à jouer. Le but, maintenant, est d’aller le plus loin possible. En première mi-temps, nous étions un peu crispés mais dès que nous avons pu accélérer le jeu, nous avons eu des occasions. Les supporters ont été extraordinaires, merci à eux ».
Benjamin Valente (pilier du Saint-Girons SC). Il y a quinze ans, Benjamin avait dix ans et le club était rétrogradé en championnat régional. Aujourd’hui, avec d’autres joueurs de son âge, tous issus de l’école de rugby, ils ont hissé le club en Fédérale 1. « On avait envie d’offrir du jeu mais nous avons eu de difficultés car nous n’avons pas fait les bons choix et commis des fautes. Tous ceux qui, comme moi, ont été à l’école de rugby, remercient les éducateurs, les entraîneurs et tous les bénévoles ».
Jean Noël Vigneau (maire de Saint-Girons) : « Saint-Girons a fait une saison remarquable et a réussi à franchir ce fameux plafond de verre et à se propulser en Fédérale 1. C’est très bien pour les joueurs, les entraîneurs, les bénévoles, le public très nombreux. Le rugby est une dynamique importante pour la ville, le Couserans. Saint-Girons méritait d’accéder à la Fédérale 1 depuis déjà deux ou trois ans. Les collectivités vont être amenées à se mobiliser pour accompagner cette montée. Il est clair qu’il y aura un effort qui sera fait. On sait très bien que le budget d’un club, ce n’est pas que les collectivités. Avec l’aide des sponsors, on doit arriver à boucler un budget qui doit permettre de passer une prochaine saison convenablement. Saint-Girons est une ville sportive et chaque fois que les clubs font une performance, nous les accompagnons ».