**Le 6 juin 2024, une cinquantaine de jeunes sont entrés de force dans le lycée Hélène-Boucher, à Paris, pour protester contre la guerre à Gaza. La police a interpellé 48 élèves, mineurs pour la plupart. Arme au poing, « balayettes » et paroles déplacées… des images récupérées par « Le Monde », ainsi que des témoignages, racontent les violences subies par les lycéens pendant cette intervention.**
Arme de poing sortie, utilisation de gaz lacrymogène en intérieur et propos déplacés. C’est la réponse apportée par des policiers parisiens à la cinquantaine de lycéens qui avaient tenté, en juin 2024, d’occuper des salles de classe du lycée Hélène-Boucher, dans le 20e arrondissement de Paris, pour sensibiliser à la situation en Palestine.
Le Monde a pu consulter des vidéos et des photos de l’opération, jusque-là stockées dans les téléphones de lycéens placés sous scellés. Ces images interrogent sur la proportionnalité de la réponse apportée par l’administration et les autorités à cette action, menée presque exclusivement par des mineurs. Et illustrent la fermeté croissante de la réplique aux mobilisations lycéennes à Paris depuis quelques années, ainsi que la difficulté pour l’éducation nationale de gérer la politisation des lycéens.
Le 6 juin 2024, en fin d’après-midi, plusieurs dizaines d’élèves se retrouvent dans le square Sarah-Bernhardt (20e arrondissement), à quelques encablures du lycée Hélène-Boucher. Certains y sont scolarisés, d’autres viennent d’établissements voisins. La plupart sont âgés de 15 à 17 ans, une demi-douzaine seulement sont fraîchement majeurs.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Après l’occupation temporaire de l’établissement Hélène-Boucher, la
« J’avais déjà participé à des blocus, mais c’était ma première occupation, raconte Inès (les prénoms de tous les jeunes interrogés ont été modifiés), 16 ans au moment des faits. La revendication, la défense de la Palestine, me paraissait importante. » A cette date, la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza a déjà fait plus de 30 000 morts. D’autres élèves, notamment affiliés au Mouvement d’action lycéenne autonome (MALA), qui organise l’opération, sont plus habitués. « On revendique de se réapproprier nos lieux d’étude et de donner la possibilité aux élèves d’être plus acteurs de leur parcours », expose Thomas, membre de la MALA et élève à Hélène-Boucher.
**Barricades et assemblée générale**
Dans le parc, les élèves récapitulent leur plan. « Ce qui nous a inspirés, c’est l’occupation du lycée Victor-Hugo en 2023 [contre la réforme des retraites], explique Thomas. Les élèves sont entrés, ont érigé des barrières pour s’enfermer sans commettre de dégradations, avec l’espoir de susciter un dialogue. » C’est sur la base de ce récit d’occupation pacifique que de nombreux jeunes rejoignent le projet. « On ne pensait pas du tout que ça pourrait tourner si mal », regrette Thomas.
A 18 h 30, les lycéens se mettent en marche vers le lycée Hélène-Boucher. Des élèves de l’établissement partent devant, pour sonner à l’interphone et obtenir l’ouverture de la grille. Le groupe se précipite alors à l’intérieur. « Un membre de la sécurité essayait de nous bloquer le passage, il criait, mais il ne pouvait pas faire grand-chose face au nombre », se remémore Inès. L’administration du lycée évoquera, elle, des « violences » commises contre les deux agents de sécurité, employés de la région Ile-de-France. Les élèves, leurs parents et une partie des professeurs réfutent cette version des faits, et parlent plutôt d’une bousculade. Face à l’incursion des jeunes, pour certains encapuchonnés et porteurs de masques chirurgicaux, l’équipe d’Hélène-Boucher décide en tout cas de composer sans attendre le 17.
Les lycéens montent au deuxième étage et entreprennent de se barricader, en érigeant des tas de chaises et de tables aux différentes issues. Pendant la demi-heure qui suit, ils tiennent une assemblée générale et jettent des tracts par les escaliers, pour faire état de leurs revendications et de leur volonté de discuter.
Peu après 19 heures arrivent les premiers policiers. A l’étage, ceux-ci entreprennent de dégager les barricades tandis que des lycéens tentent de les renforcer. Selon des images consultées par Le Monde, au moins un agent fait usage, à travers un amas de mobilier, de son aérosol lacrymogène. Selon une notice pédagogique interne à la police, « ces aérosols doivent être employés dans le cadre d’une riposte proportionnée (…), notamment en milieu fermé où leur utilisation doit rester très exceptionnelle ».
Les policiers finissent par franchir la barricade et interpellent alors, parfois en les amenant violemment au sol, des élèves qui se trouvent encore dans le couloir. Des membres des forces de l’ordre entrent ensuite dans la pièce où se trouve le reste des lycéens, pour la plupart paniqués et confus. L’un d’entre eux, assis contre un mur, filme la scène avec son téléphone pendant moins d’une minute.
**« Propos dégradants »**
Sur ces images, on peut voir un policier de la brigade anticriminalité (BAC) entrer dans la pièce à la suite de ses collègues, arme à feu au poing. Sollicitée, la Préfecture de police affirme ne pas avoir été informée qu’une arme avait été sortie.
Sur la même vidéo, les fonctionnaires ordonnent aux occupants de se réunir contre un mur. « Les policiers criaient un peu tous en même temps, on ne comprenait rien », se souvient Inès. Alors qu’un lycéen s’exécute et rejoint ses camarades, un autre agent de la BAC le balaye brusquement, et tombe à la renverse avec lui. Un policier en uniforme remarque alors l’élève en train de filmer la scène et lui ordonne d’arrêter, en pointant son lanceur de balles de défense dans sa direction, à environ 2 mètres de lui. Pour Jenny, 15 ans à l’époque des faits, ce moment marque une bascule : « On était agglutinés par terre et les policiers criaient, debout au-dessus de nous, armés jusqu’aux dents. C’est ce déséquilibre qui m’a fait complètement paniquer. »
« Ensuite, ils nous ont fouillés et menottés, avant de prendre les identités, se souvient Thomas. Ça a été une heure de provocation et de propos dégradants. » « Ils nous ont fait la morale, en nous disant qu’on ne savait pas pourquoi on militait, et qu’on avait qu’à aller nous-mêmes en Palestine, assure Sébastien. L’un d’eux ironisait en disant qu’ils allaient nous montrer ce que c’était, le “vrai fascisme”. »
Des jeunes filles mineures assurent avoir essuyé des propos humiliants. Lou, alors âgée de 17 ans, raconte par exemple que ses vêtements se sont défaits pendant le mouvement de panique. « Mon haut remontait dans mon dos et je ne pouvais pas le remettre parce que j’avais les mains attachées. On m’a dit que j’étais habillée comme une pute, que je n’avais pas à sortir comme ça. » Les policiers leur auraient également demandé ce que ce type d’action « leur apportait », alors qu’elles étaient « des gamines quand même mignonnes ». Jenny se souvient qu’un agent leur aurait dit : « Vous allez avoir un syndrome de Stockholm, vous allez tomber amoureuses de moi. »
Les lycéens – 48 ont été interpellés – sont finalement évacués vers différents commissariats, où ils passent la nuit avant d’être relâchés le lendemain. Sollicité quant aux suites judiciaires, le parquet de Paris n’a pas répondu. Aucun des jeunes sollicités par Le Monde n’a fait l’objet de poursuites.
Décidément la police est très courageuse face à des lycéens
Message un peu annexe.
La violence employée ici par la police est inacceptable, c’est déplorable et révoltant.
Sur un autre point, ça me fait chier ce genre d’opération, on ne devrait pas bloquer les salles de classes et lieux d’enseignement parfois par des personnes de l’extérieur pour une cause quelconque et qui ne concerne pas l’établissement.
Idem pour ceux qui bloquent les facs en périodes de révisions ou d’examen, les seuls pénalisés sont les élèves eux même…
C’est pas des manifestations utiles, c’est même parfois tout le contraire, les gens sont agacés par de tels mouvement et ça peut créer bcp de stress.
Mais je le redis la réponses de la police est déplacée, et choquante.
Mais pourquoi r/france est autant ACAB ?
> « Ensuite, ils nous ont fouillés et menottés, avant de prendre les identités, se souvient Thomas. Ça a été une heure de provocation et de propos dégradants. » « Ils nous ont fait la morale, en nous disant qu’on ne savait pas pourquoi on militait, et qu’on avait qu’à aller nous-mêmes en Palestine, assure Sébastien. **L’un d’eux ironisait en disant qu’ils allaient nous montrer ce que c’était, le “vrai fascisme”. »**
Policier qui vit le moins son rêve.
mdr les manifestations contre le génocide au soutien aux Gazoui, c’est être “pro-Gaza” maintenant ? nan mais l’indécence du titre du Monde
C’est normal d’envoyer la BAC sur des mineurs ?
Belge ici… Vous avez besoin d'”agents de sécurité” dans vos lycées ? Vous en êtes vraiment là ?
“pro-gaza” ??? 😳
Wtf c’est quoi ce titre de terroriste
La France en fait plus contre les anti-génocide que contre les génocidaires, épisode 18374 :
Ce serait bien que les journaux arrêtent avec ça… le pays existe en fait il s’appelle Palestine.
A l’école on nous apprend ” plus jamais ça” concernant les génocide, mais dès que des élèves se mobilisent contre le génocide des palestiniens, ils se font violenté
Ça me rappelle un peu ce que j’ai lu dans un livre dystopique récemment, on vit pas dans une dystopie hein?
“des élèves pro Gaza” J’aurais dit ” Des élèves anti génocide” ou “pacifiste”, ou même “opposant aux massacres”…mais bon…
16 comments
**Le 6 juin 2024, une cinquantaine de jeunes sont entrés de force dans le lycée Hélène-Boucher, à Paris, pour protester contre la guerre à Gaza. La police a interpellé 48 élèves, mineurs pour la plupart. Arme au poing, « balayettes » et paroles déplacées… des images récupérées par « Le Monde », ainsi que des témoignages, racontent les violences subies par les lycéens pendant cette intervention.**
[Intervention de la police dans l’enceinte du lycée Hélène Boucher, à Paris, le 6 juin 2024. DOCUMENT « LE MONDE »](https://img.lemde.fr/2025/06/03/0/0/1344/2338/630/0/75/0/467f7c6_sirius-fs-upload-1-fz0hskxgnd3x-1748976220547-capture-da-ei-cran-2025-06-03-ai-19-34-21.png)
Arme de poing sortie, utilisation de gaz lacrymogène en intérieur et propos déplacés. C’est la réponse apportée par des policiers parisiens à la cinquantaine de lycéens qui avaient tenté, en juin 2024, d’occuper des salles de classe du lycée Hélène-Boucher, dans le 20e arrondissement de Paris, pour sensibiliser à la situation en Palestine.
Le Monde a pu consulter des vidéos et des photos de l’opération, jusque-là stockées dans les téléphones de lycéens placés sous scellés. Ces images interrogent sur la proportionnalité de la réponse apportée par l’administration et les autorités à cette action, menée presque exclusivement par des mineurs. Et illustrent la fermeté croissante de la réplique aux mobilisations lycéennes à Paris depuis quelques années, ainsi que la difficulté pour l’éducation nationale de gérer la politisation des lycéens.
Le 6 juin 2024, en fin d’après-midi, plusieurs dizaines d’élèves se retrouvent dans le square Sarah-Bernhardt (20e arrondissement), à quelques encablures du lycée Hélène-Boucher. Certains y sont scolarisés, d’autres viennent d’établissements voisins. La plupart sont âgés de 15 à 17 ans, une demi-douzaine seulement sont fraîchement majeurs.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Après l’occupation temporaire de l’établissement Hélène-Boucher, la
« J’avais déjà participé à des blocus, mais c’était ma première occupation, raconte Inès (les prénoms de tous les jeunes interrogés ont été modifiés), 16 ans au moment des faits. La revendication, la défense de la Palestine, me paraissait importante. » A cette date, la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza a déjà fait plus de 30 000 morts. D’autres élèves, notamment affiliés au Mouvement d’action lycéenne autonome (MALA), qui organise l’opération, sont plus habitués. « On revendique de se réapproprier nos lieux d’étude et de donner la possibilité aux élèves d’être plus acteurs de leur parcours », expose Thomas, membre de la MALA et élève à Hélène-Boucher.
**Barricades et assemblée générale**
Dans le parc, les élèves récapitulent leur plan. « Ce qui nous a inspirés, c’est l’occupation du lycée Victor-Hugo en 2023 [contre la réforme des retraites], explique Thomas. Les élèves sont entrés, ont érigé des barrières pour s’enfermer sans commettre de dégradations, avec l’espoir de susciter un dialogue. » C’est sur la base de ce récit d’occupation pacifique que de nombreux jeunes rejoignent le projet. « On ne pensait pas du tout que ça pourrait tourner si mal », regrette Thomas.
A 18 h 30, les lycéens se mettent en marche vers le lycée Hélène-Boucher. Des élèves de l’établissement partent devant, pour sonner à l’interphone et obtenir l’ouverture de la grille. Le groupe se précipite alors à l’intérieur. « Un membre de la sécurité essayait de nous bloquer le passage, il criait, mais il ne pouvait pas faire grand-chose face au nombre », se remémore Inès. L’administration du lycée évoquera, elle, des « violences » commises contre les deux agents de sécurité, employés de la région Ile-de-France. Les élèves, leurs parents et une partie des professeurs réfutent cette version des faits, et parlent plutôt d’une bousculade. Face à l’incursion des jeunes, pour certains encapuchonnés et porteurs de masques chirurgicaux, l’équipe d’Hélène-Boucher décide en tout cas de composer sans attendre le 17.
Les lycéens montent au deuxième étage et entreprennent de se barricader, en érigeant des tas de chaises et de tables aux différentes issues. Pendant la demi-heure qui suit, ils tiennent une assemblée générale et jettent des tracts par les escaliers, pour faire état de leurs revendications et de leur volonté de discuter.
Peu après 19 heures arrivent les premiers policiers. A l’étage, ceux-ci entreprennent de dégager les barricades tandis que des lycéens tentent de les renforcer. Selon des images consultées par Le Monde, au moins un agent fait usage, à travers un amas de mobilier, de son aérosol lacrymogène. Selon une notice pédagogique interne à la police, « ces aérosols doivent être employés dans le cadre d’une riposte proportionnée (…), notamment en milieu fermé où leur utilisation doit rester très exceptionnelle ».
Les policiers finissent par franchir la barricade et interpellent alors, parfois en les amenant violemment au sol, des élèves qui se trouvent encore dans le couloir. Des membres des forces de l’ordre entrent ensuite dans la pièce où se trouve le reste des lycéens, pour la plupart paniqués et confus. L’un d’entre eux, assis contre un mur, filme la scène avec son téléphone pendant moins d’une minute.
**« Propos dégradants »**
Sur ces images, on peut voir un policier de la brigade anticriminalité (BAC) entrer dans la pièce à la suite de ses collègues, arme à feu au poing. Sollicitée, la Préfecture de police affirme ne pas avoir été informée qu’une arme avait été sortie.
[Vidéo](https://assets-decodeurs.lemonde.fr/redacweb/Motion%201/motion_1_floutage_site_.mp4), attention elle se lance toute seule avec le son.
Sur la même vidéo, les fonctionnaires ordonnent aux occupants de se réunir contre un mur. « Les policiers criaient un peu tous en même temps, on ne comprenait rien », se souvient Inès. Alors qu’un lycéen s’exécute et rejoint ses camarades, un autre agent de la BAC le balaye brusquement, et tombe à la renverse avec lui. Un policier en uniforme remarque alors l’élève en train de filmer la scène et lui ordonne d’arrêter, en pointant son lanceur de balles de défense dans sa direction, à environ 2 mètres de lui. Pour Jenny, 15 ans à l’époque des faits, ce moment marque une bascule : « On était agglutinés par terre et les policiers criaient, debout au-dessus de nous, armés jusqu’aux dents. C’est ce déséquilibre qui m’a fait complètement paniquer. »
« Ensuite, ils nous ont fouillés et menottés, avant de prendre les identités, se souvient Thomas. Ça a été une heure de provocation et de propos dégradants. » « Ils nous ont fait la morale, en nous disant qu’on ne savait pas pourquoi on militait, et qu’on avait qu’à aller nous-mêmes en Palestine, assure Sébastien. L’un d’eux ironisait en disant qu’ils allaient nous montrer ce que c’était, le “vrai fascisme”. »
Des jeunes filles mineures assurent avoir essuyé des propos humiliants. Lou, alors âgée de 17 ans, raconte par exemple que ses vêtements se sont défaits pendant le mouvement de panique. « Mon haut remontait dans mon dos et je ne pouvais pas le remettre parce que j’avais les mains attachées. On m’a dit que j’étais habillée comme une pute, que je n’avais pas à sortir comme ça. » Les policiers leur auraient également demandé ce que ce type d’action « leur apportait », alors qu’elles étaient « des gamines quand même mignonnes ». Jenny se souvient qu’un agent leur aurait dit : « Vous allez avoir un syndrome de Stockholm, vous allez tomber amoureuses de moi. »
Les lycéens – 48 ont été interpellés – sont finalement évacués vers différents commissariats, où ils passent la nuit avant d’être relâchés le lendemain. Sollicité quant aux suites judiciaires, le parquet de Paris n’a pas répondu. Aucun des jeunes sollicités par Le Monde n’a fait l’objet de poursuites.
En 2018 on avait déjà eu droit à une situation de cette ordre: https://www.lemonde.fr/police-justice/video/2018/12/06/images-choquantes-de-lyceens-interpelles-par-la-police-a-mantes-la-jolie_5393761_1653578.html
Décidément la police est très courageuse face à des lycéens
Message un peu annexe.
La violence employée ici par la police est inacceptable, c’est déplorable et révoltant.
Sur un autre point, ça me fait chier ce genre d’opération, on ne devrait pas bloquer les salles de classes et lieux d’enseignement parfois par des personnes de l’extérieur pour une cause quelconque et qui ne concerne pas l’établissement.
Idem pour ceux qui bloquent les facs en périodes de révisions ou d’examen, les seuls pénalisés sont les élèves eux même…
C’est pas des manifestations utiles, c’est même parfois tout le contraire, les gens sont agacés par de tels mouvement et ça peut créer bcp de stress.
Mais je le redis la réponses de la police est déplacée, et choquante.
Mais pourquoi r/france est autant ACAB ?
> « Ensuite, ils nous ont fouillés et menottés, avant de prendre les identités, se souvient Thomas. Ça a été une heure de provocation et de propos dégradants. » « Ils nous ont fait la morale, en nous disant qu’on ne savait pas pourquoi on militait, et qu’on avait qu’à aller nous-mêmes en Palestine, assure Sébastien. **L’un d’eux ironisait en disant qu’ils allaient nous montrer ce que c’était, le “vrai fascisme”. »**
Policier qui vit le moins son rêve.
mdr les manifestations contre le génocide au soutien aux Gazoui, c’est être “pro-Gaza” maintenant ? nan mais l’indécence du titre du Monde
C’est normal d’envoyer la BAC sur des mineurs ?
Belge ici… Vous avez besoin d'”agents de sécurité” dans vos lycées ? Vous en êtes vraiment là ?
“pro-gaza” ??? 😳
Wtf c’est quoi ce titre de terroriste
La France en fait plus contre les anti-génocide que contre les génocidaires, épisode 18374 :
Le monde a aussi fait une [video](https://youtube.com/watch?v=ER_9D4l6Zbk) sur le sujet
Des flics, quoi.
>Pro-Gaza
Ce serait bien que les journaux arrêtent avec ça… le pays existe en fait il s’appelle Palestine.
A l’école on nous apprend ” plus jamais ça” concernant les génocide, mais dès que des élèves se mobilisent contre le génocide des palestiniens, ils se font violenté
Ça me rappelle un peu ce que j’ai lu dans un livre dystopique récemment, on vit pas dans une dystopie hein?
“des élèves pro Gaza” J’aurais dit ” Des élèves anti génocide” ou “pacifiste”, ou même “opposant aux massacres”…mais bon…
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