Slate qui se fait encore des noeuds au cerveau pour essayé de plaire à internet…
rien à dire, pffff…
Attendez qu’ils apprennent que le simple fait d’utiliser une langue est exclusif pour toutes les personnes qui ne parlent pas cette langue. Vivement les articles de slate rédigés en emoji
Ah purée mais alors ma femme qui n a plus de règles a cause de sa pillule est donc transgenre ? Ça veut dire que moi je suis gay? Que m arrive t il??
Non je suis une femme et je nai pas mes règles, cest super exclusif.
Le Scrabble va vraiment devenir compliqué.
J’ai pas lu mais la photo vend du rêve (non)
Non. Parce que les hommes aussi peuvent avoir des règles.
Un article plus intéressant que prévu. La conclusion est limpide :
>Le discours de certains militants demande une primauté absolue de l’identité de genre sur le biologique (avec l’idée qu’on peut déclarer être une femme ou un homme, quels que soient ses organes reproductifs) tout en réduisant les femmes à leur biologie au nom de l’inclusion (avec des expressions comme «personne qui a ses règles»). Au niveau du langage, les activistes trans se placent donc dans une position difficile: vouloir remplacer le mot «femme» par des termes anatomiques, tout en affirmant que seule l’identité de genre compte, pas le sexe biologique.
Vraiment on marche sur la tête. Le plus flippant c’est que cette novlangue est partout, c’est pas juste un délire Twitter comme on le lit souvent :
>Bien que la grande majorité des Américains ignorent tout de ce débat sur l’utilisation du mot «femme», plusieurs institutions médicales et scientifiques du pays ont décidé de l’effacer au nom de l’inclusivité. Sur le site internet de la CDC, la principale agence de santé publique aux États-Unis, la [page d’informations](https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/need-extra-precautions/pregnant-people.html) sur les vaccins contre le Covid-19 et la grossesse utilise plusieurs fois le terme «personne enceinte», et le mot «femme» n’est utilisé qu’une fois en référence à une étude scientifique. Et sur le site de Planned Parenthood, la principale organisation de planning familial aux États-Unis, les pages sur [le cancer du col de l’utérus](https://www.plannedparenthood.org/learn/cancer/cervical-cancer) et [la grossesse](https://www.plannedparenthood.org/learn/pregnancy/how-pregnancy-happens) ne mentionnent pas une seule fois le mot «femme», qui est systématiquement remplacé par «personne».
Sinon je suis surpris de voir une esquisse de soutien à JK Rowling :
J’ai toujours trouvé que la polémique la concernant était consternante de bêtise, et ici on m’a expliqué bien souvent que c’était une abominable transphobe.
Je suis curieux de voir ce que les trans habituels du sous pensent de cet article.
C’est pas comme ça que JK Rowling s’est fait cancelled?
> «Je ne sais pas s’il comprend le corps d’une personne qui a ses règles, je sais qu’il ne comprend pas le corps d’une femme, le corps féminin ou le corps d’une personne qui a ses règles.» Avec ces termes, Alexandria Ocasio-Cortez parvenait ainsi à inclure tous les cas de figures possibles, dont les hommes trans, les personnes non-binaires, ou encore les femmes qui n’ont pas leurs règles.
Ça existe pas les hommes trans ménopausés ?
Les personnes ayant des pertes non-régulières (ce qui représente un pourcentage de très loin supérieur aux personnes trans) se sentent également profondément et illégitimement exclues par cette outrageante et réductrice catégorisation, qui implique par son étymologie même, la régularité. Cette norme linguistique d’origine latine (et donc excluant tout locuteur d’une langue d’autre origine pour nommer le phénomène, ce qui représente une masse encore plus considérable d’êtres humains exclus) et déterminée à une époque où la médecine était presque exclusivement l’affaire non pas d’hommes, mais de “personnes sujettes aux éjaculations nocturnes via les épididymes et le canal déférent à l’adolescence”, est insupportable.
Ces débats ultra-polarisés et stériles finissent de me représenter la puissance dominante de la pensée éthique et universitaire anglo-saxonne comme un burger trop cuit, truffé de confiseries industrielles, dégoulinant d’un ersatz visqueux coulant, saupoudré d’un broyât de maïs soufflé au saveurs et colorants artificiels, avec les effluves moites de la trouille absolue de se faire canceller au moindre faux-pas.
Au même moment, on a un timbré notoire qui objectifie son enfant par un nom de baptême qui relève de la psychopathologie, qui demande à la “twittosphère” (sic) ce qu’il doit faire de 10% de ses actions de multi-milliardaire, en passant entre deux jets privés se greenwasher à la COP26, et en promettant simultanément, et sous condition de contrôle, 6 milliards de dollars pour résoudre la faim dans le monde, en partie due à un système dont il est l’un des moteurs et promoteurs principaux.
Cette franchise au scénario improbable, aux nombreuses saisons et infinis épisodes est tout à fait passionnante. C’est une politique-fiction à étudier de près.
On ne peut rendre plus inclusive une pensée en une autre en changeant juste les termes. C’est le fondement qui compte.
Si quelqu’un refuse de louer son appart à des femmes, il aura beau tourner la phrase dans tout les sens, elle ne sera jamais inclusive.
Et ceux qui prennent leur temps à débattre cis/regles/trans, bah c’est penne perdue, c’est pas les termes qu’il faut attaquer, mais le fondement des exclusifs.
15 comments
Slate qui se fait encore des noeuds au cerveau pour essayé de plaire à internet…
rien à dire, pffff…
Attendez qu’ils apprennent que le simple fait d’utiliser une langue est exclusif pour toutes les personnes qui ne parlent pas cette langue. Vivement les articles de slate rédigés en emoji
Ah purée mais alors ma femme qui n a plus de règles a cause de sa pillule est donc transgenre ? Ça veut dire que moi je suis gay? Que m arrive t il??
Non je suis une femme et je nai pas mes règles, cest super exclusif.
Le Scrabble va vraiment devenir compliqué.
J’ai pas lu mais la photo vend du rêve (non)
Non. Parce que les hommes aussi peuvent avoir des règles.
[Photo](https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQUxYMov5uFMyzfymt68n645xPxbn419M5ZBw&usqp=CAU)
Les femmes post-ménopause ?
Un article plus intéressant que prévu. La conclusion est limpide :
>Le discours de certains militants demande une primauté absolue de l’identité de genre sur le biologique (avec l’idée qu’on peut déclarer être une femme ou un homme, quels que soient ses organes reproductifs) tout en réduisant les femmes à leur biologie au nom de l’inclusion (avec des expressions comme «personne qui a ses règles»). Au niveau du langage, les activistes trans se placent donc dans une position difficile: vouloir remplacer le mot «femme» par des termes anatomiques, tout en affirmant que seule l’identité de genre compte, pas le sexe biologique.
Vraiment on marche sur la tête. Le plus flippant c’est que cette novlangue est partout, c’est pas juste un délire Twitter comme on le lit souvent :
>Bien que la grande majorité des Américains ignorent tout de ce débat sur l’utilisation du mot «femme», plusieurs institutions médicales et scientifiques du pays ont décidé de l’effacer au nom de l’inclusivité. Sur le site internet de la CDC, la principale agence de santé publique aux États-Unis, la [page d’informations](https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/need-extra-precautions/pregnant-people.html) sur les vaccins contre le Covid-19 et la grossesse utilise plusieurs fois le terme «personne enceinte», et le mot «femme» n’est utilisé qu’une fois en référence à une étude scientifique. Et sur le site de Planned Parenthood, la principale organisation de planning familial aux États-Unis, les pages sur [le cancer du col de l’utérus](https://www.plannedparenthood.org/learn/cancer/cervical-cancer) et [la grossesse](https://www.plannedparenthood.org/learn/pregnancy/how-pregnancy-happens) ne mentionnent pas une seule fois le mot «femme», qui est systématiquement remplacé par «personne».
Sinon je suis surpris de voir une esquisse de soutien à JK Rowling :
>un professeur [avait dû s’excuser](https://bariweiss.substack.com/p/med-schools-are-now-denying-biological) auprès de ses étudiants après avoir dit «femme enceinte». Et quand J.K. Rowling s’est indignée que le mot «femme» soit remplacé par «personne qui a ses règles», elle a été [accusée de transphobie](https://www.independent.co.uk/life-style/jk-rowling-tweet-women-menstruate-people-transphobia-twitter-a9552866.html) et vivement condamnée.
J’ai toujours trouvé que la polémique la concernant était consternante de bêtise, et ici on m’a expliqué bien souvent que c’était une abominable transphobe.
Je suis curieux de voir ce que les trans habituels du sous pensent de cet article.
C’est pas comme ça que JK Rowling s’est fait cancelled?
> «Je ne sais pas s’il comprend le corps d’une personne qui a ses règles, je sais qu’il ne comprend pas le corps d’une femme, le corps féminin ou le corps d’une personne qui a ses règles.» Avec ces termes, Alexandria Ocasio-Cortez parvenait ainsi à inclure tous les cas de figures possibles, dont les hommes trans, les personnes non-binaires, ou encore les femmes qui n’ont pas leurs règles.
Ça existe pas les hommes trans ménopausés ?
Les personnes ayant des pertes non-régulières (ce qui représente un pourcentage de très loin supérieur aux personnes trans) se sentent également profondément et illégitimement exclues par cette outrageante et réductrice catégorisation, qui implique par son étymologie même, la régularité. Cette norme linguistique d’origine latine (et donc excluant tout locuteur d’une langue d’autre origine pour nommer le phénomène, ce qui représente une masse encore plus considérable d’êtres humains exclus) et déterminée à une époque où la médecine était presque exclusivement l’affaire non pas d’hommes, mais de “personnes sujettes aux éjaculations nocturnes via les épididymes et le canal déférent à l’adolescence”, est insupportable.
Ces débats ultra-polarisés et stériles finissent de me représenter la puissance dominante de la pensée éthique et universitaire anglo-saxonne comme un burger trop cuit, truffé de confiseries industrielles, dégoulinant d’un ersatz visqueux coulant, saupoudré d’un broyât de maïs soufflé au saveurs et colorants artificiels, avec les effluves moites de la trouille absolue de se faire canceller au moindre faux-pas.
Au même moment, on a un timbré notoire qui objectifie son enfant par un nom de baptême qui relève de la psychopathologie, qui demande à la “twittosphère” (sic) ce qu’il doit faire de 10% de ses actions de multi-milliardaire, en passant entre deux jets privés se greenwasher à la COP26, et en promettant simultanément, et sous condition de contrôle, 6 milliards de dollars pour résoudre la faim dans le monde, en partie due à un système dont il est l’un des moteurs et promoteurs principaux.
Cette franchise au scénario improbable, aux nombreuses saisons et infinis épisodes est tout à fait passionnante. C’est une politique-fiction à étudier de près.
On ne peut rendre plus inclusive une pensée en une autre en changeant juste les termes. C’est le fondement qui compte.
Si quelqu’un refuse de louer son appart à des femmes, il aura beau tourner la phrase dans tout les sens, elle ne sera jamais inclusive.
Et ceux qui prennent leur temps à débattre cis/regles/trans, bah c’est penne perdue, c’est pas les termes qu’il faut attaquer, mais le fondement des exclusifs.
Je ne sais pas, je suis un homme non déconstruit.