
Elle a déjà versé 200 millions d’euros en 4 ans: Trenitalia refuse de contribuer davantage aux investissements dans le rail français
by Andvarey

Elle a déjà versé 200 millions d’euros en 4 ans: Trenitalia refuse de contribuer davantage aux investissements dans le rail français
by Andvarey
12 comments
> Comment faire face aux besoins colossaux du réseau ferré français vieillissant après des années de sous-investissements chroniques, en dehors du TGV?
EN TAXANT LE KÉROSÈNE
Qui aurait pu prédire?
>Et de préciser: “en quatre ans d’activité sur le territoire français (2022-2025), et avec un nombre de circulations limitées, Trenitalia France évalue le montant réglé sur cette période, au titre des péages ferroviaires, à une somme totale de près de 200 millions d’euros. Il s’agit évidemment d’un montant considérable pour tout nouvel acteur confronté par ailleurs à des investissements structurels majeurs nécessaires à son développement (matériel roulant, personnel…)”.
Trenitalia peut toujours partir sachant qu’ils ont des prix bas uniquement parce qu’ils bénéficient d’une réduction
Jamais trop tard pour tout exproprier et avoir un système de transport efficace, confortable et socialisé via des cotisations.
Le vrai titre étant : “Trenitalia refuse que le montant des péages ferroviaires, appliqués à l’ensemble des opérateurs ferroviaires, augmente, car il est déjà extrêmement élevé, bien plus que chez nos voisins européens”.
Depuis des années, la France est dans le même temps parmi les pays d’Europe qui investissent le moins dans leur réseau ferroviaire (proportionnellement à leur population) : https://www.allianz-pro-schiene.de/presse/pressemitteilungen/pro-kopf-investitionen-2023/
>Cette analyse fait grincer des dents du côté des syndicats de la SNCF. D’abord parce que les nouveaux entrants dans le train à grande vitesse bénéficient de rabais temporaires sur les péages, des rabais qui peuvent être importants.
Les nouveaux entrants seulement ? Ah bon ? https://www.sncf-reseau.com/fr/bulletin-officiel/decision-dattribution-dune-aide-developpement-trafics-type-1-lentreprise-ferroviaire-sncf-mobilites
>Par ailleurs, les syndicats de la SNCF estiment que SNCF Voyageurs paye deux fois: à travers les péages pour lesquels il n’a pas de rabais, et à travers la contribution sur ses bénéfices. Ce qui constituerait une distorsion de la concurrence.
Bé non : que ton actionnaire (l’État français) décide de réinvestir un partie de son dividende issu du groupe SNCF (pas seulement SNCF Voyageurs, mais aussi SNCF Réseau, Rail Logistics Europe, Keolis, Geodis) dans le réseau ferroviaire, en lieu et place de son investissement propre (eh oui, plus le groupe SNCF fait de bénéfices, moins l’État investit lui-même dans le réseau !), ça n’a rien d’une distorsion de concurrence.
Franchement avec la ristourne sur les frais de péage qu’ils ont eu pour pénétrer le marché français ils ont rien à dire. https://www.lechotouristique.com/article/tgv-la-france-offre-30-millions-de-rabais-sur-les-peages-a-trenitalia
J’emprunte régulièrement la ligne Paris-Lyon et pour le client cette concurrence faussée est totalement inutile: j’ai perdu un trajet qui était alloué initialement à la sncf (le train de 20h qui part de Paris) et si je prends trenitalia je ne peux pas échanger mon billet de train avec un trajet SNCF…
Dans quel monde la puissance publique subventionne la concurrence pour aucune plus value pour le client final !?
Dans le contexte de libre marché trenitalia doit se débrouiller seul pour proposer une offre concurrentielle (c’est à dire qui offre un service supplémentaire ou un avantage en termes de prix).
A mettre en comparaison avec ce que SNCF Voyageur a versé : environ 1,7 milliard.
Source : https://www.capital.fr/entreprises-marches/sncf-voyageurs-de-gros-benefices-mais-une-dette-qui-explose-1514974
Il y a des difficultés pour l’entretien et la revitalisation des petites lignes, mais aussi pour leur exploitation.
La prise en charge des lignes ultra-rentables devrait se faire comme dans d’autres secteurs, avec des obligations de service public, permettant ainsi de financer et de maintenir les petites lignes peu ou pas rentables, comme le propose J.P. Farandou.
Ils peuvent acheter des sillons moins chers, hors heures de pointe ou vers des gares moins centriques (Marne LV, Lyon St Exupery…).
Les règles du jeu sont les mêmes pour tous les opérateurs.
La SNCF, n’aurait pas dû s’ouvrir à la concurrence et on devrait retourné à l’époque où la SNCF était un VRAI service public
Ou : comment illustrer une nouvelle fois que la mise en concurrence sur des secteurs en quasi-monopole naturel est une mauvaise idée (dans un style différent, notons aussi les lacunes de coordination production / réseau du système électrique)
Trenitalia a versé 200 millions en 4 ans, OK. Moi ce que je veux savoir, c’est quel bénéfice ça a fait en 4 ans.
Comments are closed.