L’Ukraine affirme qu’un pétrolier lié à la « flotte fantôme » russe, utilisé pour contourner les sanctions occidentales, a été gravement endommagé par une explosion le 27 juin au large de la Libye. Selon le renseignement militaire ukrainien, le navire transportait plus d’un million de barils de pétrole brut
Vers une nouvelle catastrophe naturelle ? Ce mardi 1er juillet, la direction du renseignement militaire ukrainien (HUR) affirme qu’un pétrolier de la « flotte fantôme » russe a été gravement endommagé par une explosion au large de la Lybie.
D’après le communiqué diffusé via la messagerie cryptée Telegram, l’explosion aurait eu lieu le 27 juin dernier dans la salle des machines du Vilamoura, un navire battant pavillon des îles Marshall. Le navire se trouvait alors à près de 150 kilomètres au nord-est des côtes libyennes en Méditerranéen et transporterait plus d’un million de barils de pétrole brut. D’après les sercvices ukrainiens, le Vilamoura appartient à la société grecque TMS Tanker Limited.
Selon la HUR, l’explosion n’a été signalée que ce 30 juin et le pétrolier serait actuellement remorqué par un navire anti-incendie battant pavillon maltais en direction du golfe de Laconie en Grèce, où il doit être inspecté et réparé.
Près de 1 000 navires fantômes
Entre 2023 et 2024, Moscou a mis à l’eau une « flotte fantôme » de navires hors d’âge pour exporter du pétrole et du gaz naturel liquéfié tout en contournant les sanctions occidentales. Le Vilamoura aurait à plusieurs reprises transporté des cargaisons depuis des ports russes.
D’après le renseignement ukrainien, la flotte fantôme russe compterait aujourd’hui près de 1 000 navires, représentant un tonnage total de plus de 100 millions de tonnes. Ces cargos changeraient régulièrement de pavillon, désactiveraient leurs systèmes de localisation et navigueraient avec des assurances limitées, afin de dissimuler leurs activités et de maintenir l’exportation illégale de pétrole russe.