Rappel que Macron avait déclaré que reconnaître l’état palestinien était une “exigence politique” et il avait même donné une date … Le 18 juin … Il y a donc 2 semaines. Il voulait aussi durcir le ton avec Israël mais on n’est plus à ça près.
Que vois-je ? Macron et MLP main dans la main pour soutenir le génocide des gazaouis !
Qui aurait pu prédire ?
J’ai si honte de ce pays qui ne s’en cache même plus, mais je ne comprends même pas…
On peut voter pour ou contre le droit international ? La gauche a vraiment proposé un vote ” Respecter le droit international ” et le reste de l’Assemblée a dit ” Mouais, en fait le droit international c’est bof, puisqu’on me demande mon avis je suis contre ” ? Un amendement a été soumis au vote pour décider si, oui ou non, la France devait respecter le droit international ? Comment ça se passe, c’est open bar ? Parce qu’on peut faire la même à toutes les sauces, ça les arrangerait…
L’état de droit : POUR / CONTRE
L’indépendance de la justice : POUR / CONTRE
Proposition de loi pour que l’état ne soit pas au-dessus des lois : POUR / CONTRE
Pleins pouvoirs : POUR / CONTRE
On aurait dû laisser l’extrême-droite gagner les législatives, on aurait gagné du temps au lieu de nous faire des illusions pendant un an.
On pouvait s’y attendre venant de cette bande de jus de chiasse.
La honte !
N’oubliez pas ce genre de chose, ces alliances de la macronie au rn pour les prochaines élections. Le libéralisme s’allie toujours avec le fascisme
Que l’ assemblée se fasse bombarder par le Pakistan ou la Russie ou les deux, et ce en contre indication au droit international mais pour la bonne santé du moral du peuple francais
>On peut voter pour ou contre le droit international ?
Si on ne comprend absolument rien au droit international, ou qu’on fait mine de ne rien y comprendre pour faire des déclarations populistes virales, oui.
Sinon, on bûche le sujet 10 minutes et on arrête de lire les papiers se voulant volontairement à côté de la plaque pour exciter les foules.
Le droit international, par définition, n’est pas du tout monolithique, et provient de sources très différentes.
Il y avoir les traités entre pays, les centaines de conventions de différents pays signataires, les organisations internationales (commerce, économique, etc), les organisations régionales (dont UE, avec Parlement, Commision, Conseil ; mais aussi des organisations hors UE comme le Conseil de l’Europe), les instances internationales (Assemblée ONU, commissions ONU, Conseil de Sécurité ; mais aussi la CPI et les TPI spéciaux), auxquelles s’ajoutent également les rapports des ONG.
On ne vote alors pas pour ou contre le “droit international”, c’est absurde, un vote ne va pas porter sur des milliers de traités, accords, règlements, etc d’un seul bloc, c’est matériellement impossible.
On vote pour ou contre ratifier un traité, rejoindre ou quitter une organisation, reconnaître une décision/une sanction ou la rejeter, appliquer ou retarder ou suspendre un règlement.
Ici, la proposition citait diverses sources concernant le droit international dit humanitaire, avec des éléments de la CPI et des rapports d’ONG, pour proposer des sanctions diverses, d’origines nationales et européennes, contre Israël.
Primo, le vote demandait des sanctions, dans un contexte où la France cherche davantage à obtenir l’évitement de la guerre au Liban (obtenu pour le moment) et en Iran (en suspend pour le moment), avec l’objectif d’une reconnaissance de l’Etat palestinien à terme. Une volée de sanctions n’aurait aucun effet sur les agissements militaires de Netanyahu, l’IDF ne dépendant pas du tout de la France, et fermerait la porte à toute évolution positive sur le plan diplomatique.
Le rejet par le vote concerne alors les sanctions demandées, pas le “droit international”. Le clickbait de l’Huma est une fois de plus une occasion manqué d’être pertinent et crédible.
Deuxio, le droit international concret, véritablement remis en cause en ce moment, est la CPI, plus spécifiquement le mandat d’arrêt émis contre Netanyahu et Gallan. Là encore, il s’agit d’un jeu d’équilibre entre diplomatie et quasi-déclaration de guerre : l’arrestation du chef d’Etat d’un pays est un casus belli. On peut critiquer le fait d’être signataire du Statut de Rome (mettant en place la CPI), et ensuite d’appliquer sélectivement les mandats d’arrêt émis par la CPI en question – c’est discutable sur le plan de la cohésion, lisibilité, et crédibilité de la France.
Mais cela reste un choix souverain : le droit international, dans son ensemble de sources, de domaines et d’institutions, repose toujours sur le maintien de la souveraineté nationale de ses participants.
Voilà pourquoi les traités sont systématiquement non-respectés en intégralité, les accords soumis à des renégociations, et les organisations d’émettre des avertissements et sanctions à ses membres : chaque État est libre d’adhérer ou non à ces éléments de droit international, il n’y a aucune contrainte véritable obligeant un Etat à se soumettre à un traité ou règlement.
On peut évoquer la dignité humaine, la moralité, les déclarations universelles, les conventions précises, pour dénoncer la situation actuelle. Mais sortir de son chapeau “le droit international”, comme si c’était une carte joker magique, c’est faire le choix de manquer de crédibilité, de passer pour une personne plus intéressé par ses effets de manche que par le dossier lui-même.
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Rappel que Macron avait déclaré que reconnaître l’état palestinien était une “exigence politique” et il avait même donné une date … Le 18 juin … Il y a donc 2 semaines. Il voulait aussi durcir le ton avec Israël mais on n’est plus à ça près.
Que vois-je ? Macron et MLP main dans la main pour soutenir le génocide des gazaouis !
Qui aurait pu prédire ?
J’ai si honte de ce pays qui ne s’en cache même plus, mais je ne comprends même pas…
On peut voter pour ou contre le droit international ? La gauche a vraiment proposé un vote ” Respecter le droit international ” et le reste de l’Assemblée a dit ” Mouais, en fait le droit international c’est bof, puisqu’on me demande mon avis je suis contre ” ? Un amendement a été soumis au vote pour décider si, oui ou non, la France devait respecter le droit international ? Comment ça se passe, c’est open bar ? Parce qu’on peut faire la même à toutes les sauces, ça les arrangerait…
L’état de droit : POUR / CONTRE
L’indépendance de la justice : POUR / CONTRE
Proposition de loi pour que l’état ne soit pas au-dessus des lois : POUR / CONTRE
Pleins pouvoirs : POUR / CONTRE
On aurait dû laisser l’extrême-droite gagner les législatives, on aurait gagné du temps au lieu de nous faire des illusions pendant un an.
On pouvait s’y attendre venant de cette bande de jus de chiasse.
La honte !
N’oubliez pas ce genre de chose, ces alliances de la macronie au rn pour les prochaines élections. Le libéralisme s’allie toujours avec le fascisme
Que l’ assemblée se fasse bombarder par le Pakistan ou la Russie ou les deux, et ce en contre indication au droit international mais pour la bonne santé du moral du peuple francais
>On peut voter pour ou contre le droit international ?
Si on ne comprend absolument rien au droit international, ou qu’on fait mine de ne rien y comprendre pour faire des déclarations populistes virales, oui.
Sinon, on bûche le sujet 10 minutes et on arrête de lire les papiers se voulant volontairement à côté de la plaque pour exciter les foules.
Le droit international, par définition, n’est pas du tout monolithique, et provient de sources très différentes.
Il y avoir les traités entre pays, les centaines de conventions de différents pays signataires, les organisations internationales (commerce, économique, etc), les organisations régionales (dont UE, avec Parlement, Commision, Conseil ; mais aussi des organisations hors UE comme le Conseil de l’Europe), les instances internationales (Assemblée ONU, commissions ONU, Conseil de Sécurité ; mais aussi la CPI et les TPI spéciaux), auxquelles s’ajoutent également les rapports des ONG.
On ne vote alors pas pour ou contre le “droit international”, c’est absurde, un vote ne va pas porter sur des milliers de traités, accords, règlements, etc d’un seul bloc, c’est matériellement impossible.
On vote pour ou contre ratifier un traité, rejoindre ou quitter une organisation, reconnaître une décision/une sanction ou la rejeter, appliquer ou retarder ou suspendre un règlement.
Ici, la proposition citait diverses sources concernant le droit international dit humanitaire, avec des éléments de la CPI et des rapports d’ONG, pour proposer des sanctions diverses, d’origines nationales et européennes, contre Israël.
Primo, le vote demandait des sanctions, dans un contexte où la France cherche davantage à obtenir l’évitement de la guerre au Liban (obtenu pour le moment) et en Iran (en suspend pour le moment), avec l’objectif d’une reconnaissance de l’Etat palestinien à terme. Une volée de sanctions n’aurait aucun effet sur les agissements militaires de Netanyahu, l’IDF ne dépendant pas du tout de la France, et fermerait la porte à toute évolution positive sur le plan diplomatique.
Le rejet par le vote concerne alors les sanctions demandées, pas le “droit international”. Le clickbait de l’Huma est une fois de plus une occasion manqué d’être pertinent et crédible.
Deuxio, le droit international concret, véritablement remis en cause en ce moment, est la CPI, plus spécifiquement le mandat d’arrêt émis contre Netanyahu et Gallan. Là encore, il s’agit d’un jeu d’équilibre entre diplomatie et quasi-déclaration de guerre : l’arrestation du chef d’Etat d’un pays est un casus belli. On peut critiquer le fait d’être signataire du Statut de Rome (mettant en place la CPI), et ensuite d’appliquer sélectivement les mandats d’arrêt émis par la CPI en question – c’est discutable sur le plan de la cohésion, lisibilité, et crédibilité de la France.
Mais cela reste un choix souverain : le droit international, dans son ensemble de sources, de domaines et d’institutions, repose toujours sur le maintien de la souveraineté nationale de ses participants.
Voilà pourquoi les traités sont systématiquement non-respectés en intégralité, les accords soumis à des renégociations, et les organisations d’émettre des avertissements et sanctions à ses membres : chaque État est libre d’adhérer ou non à ces éléments de droit international, il n’y a aucune contrainte véritable obligeant un Etat à se soumettre à un traité ou règlement.
On peut évoquer la dignité humaine, la moralité, les déclarations universelles, les conventions précises, pour dénoncer la situation actuelle. Mais sortir de son chapeau “le droit international”, comme si c’était une carte joker magique, c’est faire le choix de manquer de crédibilité, de passer pour une personne plus intéressé par ses effets de manche que par le dossier lui-même.
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