En Belgique, le mouvement #balancetonbar prend de l’ampleur

6 comments
  1. **Bonjour à tous, le mouvement concerne la Belgique, mais le phénomène dépasse largement les frontières de nos chers voisins et touche aussi notre société. #balancetonbar commence d’ailleurs à émerger en France. Aussi, j’ai pensé qu’il pouvait être utile de le partager dans** r/France **et ouvrir un débat qui est également nécessaire chez nous. Bonne lecture.**

    Maria Udrescu pour le Monde

    Devant l’afflux de témoignages sur des cas de violence sexuelle subie dans des bars, un appel au boycottage a été lancé pour le 12 novembre. Un phénomène qui s’étend au Royaume-Uni et commence à émerger en France.

    *Je me réveille et je ne sais pas où je suis. Il y a cinq ou six mecs autour de moi. Je re connais des serveurs du bar de l’hôtel, avec qui on avait sympathisé la veille. Et puis, je sens. L’un d’eux, un grand, a ses doigts à l’intérieur. Je me dis qu’il faut que je bouge, mais je n’y arrive pas. J’arrive juste à dire non. Ils rigolent. Et puis, c’est de nouveau le trou noir*. »
    L’histoire remonte à 2012 et se déroule à Barcelone, à plus de 1 000 kilomètres de cette terrasse d’un bar de la place Flagey, à Bruxelles, où Léa (le prénom a été changé à sa demande) vient de commander une bière. Mais c’est un mouvement de contestation né en Belgique, il y a un mois, qui lui a permis de mettre des mots sur son vécu.

    « *Je me suis dit que je l’avais cherché, comme j’étais un peu dévergondée. Je n’ai jamais pensé que ces mecs étaient dégueulasses, que j’avais été droguée ou victime d’une agression sexuelle. Jusqu’à #balancetonbar* » , explique d’une traite cette jeune femme, comme pour ne pas laisser le froid transformer ses paroles en buée. Ou la culpabilité s’installer.

    En Belgique, depuis la création, mi-octobre, de la page Instagram Balance ton bar, les témoignages sur des cas d’intoxication au GHB, la drogue du viol, et de violence sexuelle subie dans des bars, affluent, poussant plusieurs collectifs féministes à s’unir pour exiger un changement politique, juridique, sociétal. « *Nous ne pouvons que constater qu’il ne s’agit plus de faits isolés, mais bel et bien de violences sexuelles systémiques* » , déclare l’Union féministe inclusive et autogérée (UFIA). Dans une lettre adressée, lundi 8 novembre, aux dix-neuf communes de Bruxelles, cette organisation tout juste créée pour l’occasion, demande des mesures, comme la sensibilisation des acteurs de l’événementiel et la mobilisation de la police. « Nous n’arrêterons pas tant que des actions concrètes ne seront pas prises » , prévient-elle. Après une manifestation qui a rassemblé 1 300 personnes, un appel au boycottage des bars a été lancé pour ce 12 novembre.

    **Conseils pour « éviter les problèmes »**

    Tout est parti d’un message relayé début octobre sur les réseaux sociaux, qui assure que deux filles ont été « droguées et violées » par un serveur du El Café, un bar du quartier estudiantin du cimetière d’Ixelles. L’affaire est loin d’être élucidée et se trouve dans les mains du parquet de Bruxelles. Reste qu’elle a libéré la parole. « *Pouvoir dire que j’ai subi quelque chose de grave, de violent, m’a fait du bien* » , confie Anna (le prénom a été changé), qui a témoigné de cette soirée de juillet au El Café, durant laquelle elle a été droguée. Rapidement, plusieurs établissements de la capitale, puis du pays, ont été visés. « *Ç’aurait pu rester un fait divers local, mais ça s’est immédiatement imposé comme un fait d’actualité* » , observe la journaliste Marine Guiet, qui enquête sur ce phénomène.

  2. Ca ressemble à quoi une tentative pour droguer une nana ? Genre qqn met une pilule dans le verre en plus ? Histoire de savoir à quoi s’attendre et mieux identifier au cas où je serais témoin.

  3. Ecoeurant…

    A l’image de la violence grimpante de ces gens à qui on ne peut pas dire non, que tous ces mecs finissent en taule avec une batte dans le c..

  4. Mouais. Sur le point précis du GHB, je vais attendre de voir si on a des preuves formelles qu’il est autant que cela utilisé. Pour le moment, j’ai surtout l’impression de voir une psychose de masse, avec effet boule de neige médiatique, sur ce sujet.

    Jusqu’à présent, on ne retrouve que très très rarement de traces de GHB dans ce genre de cas. Du moins c’est ce que j’en ai lu.

    L’alcool seul suffit largement à expliquer un blackout. Pas besoin de GHB pour ça.

    M’enfin… Si ça peut permettre un peu plus de vigilance sur les agissements de chacun dans les bars, tant mieux.

  5. Moi qui m’attendais à une dénonciation d’usage abusif de Jupiter au prix d’une trappiste, je suis à la fois soulagé, et horrifié

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