Trois hommes ont été reconnus coupables mardi à Londres d’avoir incendié, pour le compte du groupe paramilitaire russe Wagner, un entrepôt stockant de l’aide humanitaire et des équipements de télécommununication destinés à l’Ukraine.
Jakeem Rose, 23 ans, Ugnius Asmena, 20 ans, et Nii Mensah, 23 ans, ont été reconnus coupables d’incendie criminel aggravé avec mise en danger de la vie d’autrui par le tribunal d’Old Bailey, à Londres.
Le 20 mars 2024, environ 60 pompiers avaient été mobilisés pour venir à bout du feu qui avait touché un entrepôt industriel à Leyton, dans l’est de Londres. Le tribunal a évalué les dégâts à près d’un million de livres (plus d’un million d’euros).
L’entreprise visée était impliquée dans l’organisation d’aide humanitaire pour l’Ukraine et exportait régulièrement divers produits et matériels dans ce pays, dont des équipements pour le système d’accès à Internet par satellite Starlink de la société SpaceX.
Au total, six personnes avaient été inculpées. Dylan Earl, 20 ans et Jake Reeves, 22 ans, avaient reconnu les faits, ce qui a écourté leur procès. Un sixième homme qui avait servi de chauffeur a été mis hors de cause. Le prononcé des peines aura lieu à une date ultérieure.
L’affaire avait secoué la classe politique britannique, et le Royaume-Uni avait appelé à la « fin immédiate » des « activités malveillantes orchestrées par la Russie » sur son sol. Le ministère des affaires étrangères avait peu après convoqué l’ambassadeur russe à Londres.
« Ces condamnations doivent servir d’avertissement clair à ceux qui cherchent à porter atteinte à notre sécurité nationale ou à la sécurité du Royaume-Uni », a réagi dans la foulée le ministre de la sécurité, Dan Jarvis. « Ceux qui agissent au nom de la Russie se verront appliquer la loi dans toute sa rigueur », a-t-il encore prévenu.