L’Iran a accusé Israël de “crimes de guerre environnementaux” lors de la guerre de 12 jours, dénonçant les frappes sur des installations pétrolières et industrielles. Selon le Département de l’Environnement iranien (DOE), ces attaques, qui ont visé des dépôts de carburant à Téhéran et des sites pétrochimiques à Rey, Kangan et Bushehr, ont provoqué une pollution toxique massive. Plus de 900 000 acres de terres protégées et 12 zones de conservation auraient été ravagés par des incendies, libérant des gaz à effet de serre et des toxines dans l’air.
« Pendant les 12 jours du conflit, Téhéran n’a pas connu un seul jour d’air pur », a déploré le DOE, qualifiant ces frappes d’« assaut destructeur contre l’environnement ». Les niveaux de monoxyde de carbone et de suie ont explosé, menaçant la santé publique et les écosystèmes. Le DOE a lui-même subi des dommages à ses infrastructures, perturbant les efforts de conservation.
Invoquant les articles 35 et 55 du Protocole additionnel aux Conventions de Genève, qui qualifient les dommages environnementaux durables de crimes de guerre, l’Iran exige une condamnation internationale et des mesures pour stopper cette « destruction écologique ». Le DOE appelle le Programme des Nations Unies pour l’environnement et l’Union internationale pour la conservation de la nature à agir. « L’environnement est aussi une victime des conflits », a-t-il souligné, alertant sur les conséquences à long terme pour l’air, l’eau et la biodiversité.