Microsoft confirme que le gouvernement américain peut accéder à ses centres de données en Europe



by Dubwize

20 comments
  1. et là tu te dis, ces mecs ont fait de sacrées carrières professionnelles pour… ça.
    Ça fait vraiment relativiser sur “la réussite professionnelle”.

    Les mecs vendraient le pays pour une belle fiche de salaire.

  2. Les libéraux en train de se rendre compte qu’un contrat n’engage que ceux qui y croient.

  3. Et oui, il ne faut pas se faire avoir par des offres de grands groupes US pour nos données et infrastructures sensibles. Même des trucs étiquetés “souverain UE” comme le AWS EU sovereign cloud [https://aws.eu/](https://aws.eu/) sont bien évidemment soumis aux demandes US. On ne peut pas faire confiance à une boîte américaine qui finira par plier face à son gouvernement qui n’accordera que peu (pas) d’importance aux autorités nationales et UE.

    A votre échelle vous pouvez apprendre à utiliser Linux, demander Linux au taf quand c’est possible (c’est rare, et même quand ça existe parfois la DSI proteste…), arrêter d’utiliser des OS et des logiciels US (Matlab en est un exemple), changer de suite bureautique (très dur dans nos grands groupes et nos administrations accros à ces trucs là, alors qu’ils sont chers), héberger chez un hébergeur UE (OVH, Scaleway).

    Le + désespérant dans ces histoires c’est que même nos administrations publiques sensibles (MinArm) se gavent d’OS et de logiciels américains alors que ceux-ci coûtent BEAUCOUP d’argent public, renvoyé vers les US donc, et transforment la “France numérique” en colonie américaine, ce qui devient d’autant plus grave que derrière ça sert à récolter des données et/ou proposer des modèles IA qui seront aussi peu souverains. D’autres solutions existent (Linux pour OS, d’autres suites bureautique) et pourraient probablement, si on change à grande échelle, être plus économiques sur le long terme.

    **EDIT de propagande Linux:** vous pouvez voir Linux comme un investissement: une fois que vous savez en utiliser un, non seulement c’est pas compliqué et relativement proche de Windows une fois la fenêtre web/bureautique ouverte, mais en + ça rend la transition vers un autre OS Linux aisée. Cela permet aussi de contourner les soucis du style “fin de vie Windows XYZ”, et de s’ouvrir à beaucoup d’alternatives le jour où un truc ne vous plaît pas sur votre PC. Savoir réinstaller un PC avec une clef USB Linux ça peut rendre grand service en cas de panne, et ça sensibilise au backup de vos données perso. Une fois ce backup existant, vous êtes blindés face aux aléas de l’informatique car il vous suffit de resortir votre clef USB Linux, réinstaller la version qui vous arrange (pas de licence/coût), recopier les données backupées et vous voilà reparti 🙂

  4. Ça ne concerne pas uniquement Microsoft, et encore moins uniquement les logiciels.
    Cela fait partie des éléments réglementaires américains.

    En gros, si vous utilisez tout ou partie de quoi que ce soit issu d’un logiciel ou d’un matériel américain, alors les services de renseignement peuvent, et doivent y accéder d’une manière ou d’une autre si besoin.
    Le problème reste le même avec un cloud “souverain” type OVH qui utilise des éléments de réseau, du matériel, des logiciels, du middleware, etc. non “souverain”.
    C’est pareil pour la Chine (RPC), le Royaume-Uni, etc.

  5. A votre avis, comment expliquer que les US ait été capable de passer devant la France sur des gros contrats d’armement en faisant des offres bizarrement légèrement plus compétitive ?

    L’espionnage industrielle des états unis sur ses partenaires européens est connu depuis au moins Snowden…

  6. Tout va bien les USA ont une démocratie saine avec un état de droit respecté et des contres pouvoirs forts.

  7. Donc ils découvrent que maintenant qu’une entreprise US respectera toujours son pays car il y a le Patriot Act qui les contraint à fournir les données même sensibles peu importe où elles sont stockées ?

    On parle pas uniquement des GAFAM mais de toute entreprises US donc c’est assez large et oui on pourra signer ce qu’on veut dans le contrat, si le risque de se mettre à dos le gouvernement US (et les contrats gouvernementaux qui vont avec) est trop grand, ils plieront toujours en faveur des US.

  8. >[Nous n’avons jamais coupé les services de la CPI](https://www.youtube.com/live/_psdHMc16cM?si=lFru1UDAUYgED4Fa&t=1080)

    Je suis perplexe…

    >Vous mettez en place des initiatives ( de rapports de delivrance de données aux états ), mais il n’y a pas de garanties. — Nous admettons que nous avons du communiquons des données, mais que ça n’a pas affecté l’europe à ce jour […][ **Ce serait étonant qu’on biaise les résultats juste pour l’europe […] Si ce genre de choses étaients sues, la confiance seraitcomplètement rompue**](https://www.youtube.com/live/_psdHMc16cM?si=do3Llgj2RAAodUNJ&t=1781)

    Il dit juste qu’il y aurait de mauvaises conséquences si c’était sû, pas qu’ils le font pas.

  9. Est ce que des amis informaticiens du sous pourrait me recommander des tutos pour passer mon pc sous linux. En retenant que je suis un anathème. Qui a besoin d’être guidé pas a pas. Ça fait un moment que je caresse l’idée de changer de moteur d’exploitation.

  10. Ce qui est rigolo c’est de “redécouvrir” tous les 4 matins que l’eau ça mouille.

  11. Si ça posait un soucis à nos administrateurs et nos gouvernements respectifs, ça se saurait. C’est pas spécialement une nouveauté, et ce mode de pensée gangrène la FP et le privé aussi.

  12. Après le risque sur les données sensibles peut être mitigé par une seconde passe de chiffrement avec des clefs à la main des institutions ou entreprises européennes.

  13. Pour rappel Microsoft equipe TOUTE l’Administration française (sauf la Police Nationale de mémoire) cela inclus la Direction Générale pour l’Armement, Les Armées, Bercy etc…

  14. Donc, résultat de l’enquête ? On continu nos contrat au lieu de passer à une entreprise européenne ou mieux, français, alors qu’on a ce qu’il faut !

  15. Lorsque j’avais regardé à l’époque, c’était encore pire que ça.

    Il y a, certes les entreprises américaines, qui sont donc soumis aux lois américaines, et notamment le cloud act, et ce, même si elles ne sont pas sur le sol américain.

    Il y a également l’ensemble des personnes de nationalité américaines, même s’ils travaillent dans une entreprise non-américaine : ils peuvent être amenés à être sollicités pour fournir des données.

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