Du 23 juillet au 7 août, environ 900 athlètes et leurs 450 accompagnateurs participent aux championnats d’Europe de tir sportif. C’est un défi logistique de grande ampleur pour le CNTS, même après avoir accueilli les épreuves olympiques et paralympiques en 2024.
La frénésie des Jeux olympiques n’est plus là. Mais quasiment un an après les épreuves olympiques et paralympiques, le Centre national de tir sportif de Châteauroux va s’animer pendant 15 jours, au rythme des championnats d’Europe. Si la compétition n’a pas autant de prestige que les JO, le challenge est sans doute plus grand. “Il y a 900 athlètes, c’est presque trois fois plus que pour les JO. Sans compter les 450 accompagnateurs présents”, calcule Patrick Lamarque, membre de la Fédération française de tir et directeur de la compétition.
Toute une logistique va se mettre en place. Une cinquantaine de bus vont faire les allers-retours entre Châteauroux et Paris pour transporter les athlètes venus de toute l’Europe. Les délégations sont en majorité hébergées dans les hôtels castelroussins. Les chambres du PESi, le pôle d’enseignement supérieur, ont aussi été réquisitionnées pour l’occasion. En revanche, malgré la gratuité des places et la simplicité d’accès (une pièce d’identité suffit), les spectateurs seront moins nombreux, le CNTS a réduit la voilure. “On a retiré les tribunes éphémères, notamment celle de 3.500 places pour les épreuves de plateau. On garde la tribune permanente de 500 places, c’est suffisant”, explique Patrick Lamarque.
Continuer à faire du CNTS un site d’excellence
Depuis la fin des Jeux olympiques et paralympiques, le CNTS s’est refait une beauté. Comme ICI Berry l’avait révélé, environ 120.000 euros de dégâts avaient été constatés à l’issue des Jeux. Des portes et des vitres cassées, le revêtement du stand final abîmé : il a fallu réparer ça au plus vite. Il n’y a également plus aucun signe évoquant les JO, tous les logos ont été retirés, les anneaux olympiques ne sont plus là. Mais les regards ont un peu changé. “Le fait d’avoir accueilli les Jeux nous a apporté énormément de légitimité au niveau de la qualité des installations de tirs. On est dans un vrai stand, les conditions sont parfaites”, remarque Patrick Lamarque.
Le CNTS veut monter en gamme, il se veut plus accueillant. Les cuisines ont par exemple été refaites. “Dans la partie restauration, c’est climatisé et ça c’est grâce aux Jeux olympiques. On a tout ce qu’il faut, ces sont des conditions idéales”, souligne Hervé Chemel, traiteur à Montluçon.
Les premiers entraînements débutent ce mercredi à 9 heures. Et les compétitions officielles démarrent à compter du vendredi 25 juillet.