Des organisations humanitaires ont alerté, vendredi 25 juillet, sur une flambée de la malnutrition infantile à Gaza. Un quart des enfants âgés de six mois à cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes examinés la semaine dernière dans les installations de Médecins sans frontières dans la bande de Gaza souffrent de malnutrition, a annoncé l’ONG dans un communiqué. “L’utilisation délibérée de la faim comme arme de guerre par les autorités israéliennes à Gaza a atteint des niveaux sans précédent”, a-t-elle dénoncé.

Philippe Lazzarini, responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), a, lui aussi, alerté sur une malnutrition infantile qui “explose” dans le territoire palestinien assiégé. “Les mécanismes de survie s’effondrent, l’accès à la nourriture et aux soins disparaît, et la famine commence à s’installer silencieusement”, a-t-il écrit sur X. Suivez notre direct.  

Les Etats-Unis rejettent “fermement” la décision “imprudente” de reconnaître la Palestine. “Cette décision imprudente ne sert que la propagande du Hamas et fait reculer le processus de paix. C’est un camouflet pour les victimes du 7 octobre”, a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, sur le réseau X. Le président français avait annoncé plus tôt jeudi que la France va reconnaître l’Etat de Palestine en septembre lors de l’Assemblée générale de l’ONU, disant espérer créer une dynamique collective en ce sens. 

“Une telle décision récompense la terreur”, fustige Benyamin Nétanyahou. Dans un message posté sur X(Nouvelle fenêtre), dans la soirée de jeudi, Benyamin Nétanyahou a sans surprise “fermement condamné” l’annonce d’Emmanuel Macron de reconnaître l’Etat de Palestine en septembre. “Suite au massacre du 7-Octobre”, “une telle décision récompense la terreur”, écrit le Premier ministre israélien.

Une “position” qui “reflète l’attachement de la France” au droit international, réagit le vice-président palestinien. Hussein al-Sheikh salue sur X la décision d’Emmanuel Macron Paris de reconnaître l’Etat de Palestine. Il s’agit, selon lui, d’un “soutien aux droits du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de notre Etat indépendant”.