En 1956 Abel Gance n’est pas encore parvenu au soir de sa vie mais ses grands faits de bravoure cinématographiques sont derrière lui. Et notamment son chef d’œuvre, Napoléon, sorti en 1927. Quel regard porte alors le grand cinéaste sur la création contemporaine, sur les changements intervenus dans le 7e art depuis ses années de jeunesse ? C’est ce que permet de découvrir l’émission dans laquelle il se confie au micro de Louis Mollion pour ce numéro du “Bureau des rêves perdus” en 1956.

Abel Gance : “Le cinéma, c’est le rêve des rêves”

Les rêves sont partout dans la vie d’Abel Gance qui reprend un mot de l’auteur américain Lovecraft : “Toute la vie de notre cerveau ne serait qu’une collection d’images. Il n’y aurait pas de différence entre celles qui naissent d’objets réels et celles qui naissent de nos rêves intimes.” “Le cinéma” nous dit encore Abel Gance “c’est le rêve des rêves.” Onirisme et magie de l’écran sont donc les maitres mots de ce “Bureau des rêves perdus” d’Abel Gance.

Par Louis MollionAvec Abel Gance (cinéaste)Réalisation Albert RieraLe bureau des rêves perdus – Les rêves perdus d’Abel Gance (1ère diffusion : 20/12/1956 Chaîne Parisienne)Archive INA/Radio FranceEdition web : Eléonore Lanoë – Documentation de Radio France